mercredi 31 décembre 2008

Ma déclaration

Avant d'être une blogueuse, je suis une lectrice de blog. Par curiosité je clique de liens en liens et parfois je m'attarde assez longuement pour oser poster un commentaire. La plupart du temps j'utilise ce pseudo que voilà ; d'autres fois c'est un subterfuge qui me pousse à mettre une simple lettre ou faire un jeu de mots (je ne sais pas pourquoi cet anonymat d'ailleurs - mettez ça sur le compte de la personne discrète que je suis... finalement / je n'aurais jamais osé pensé dire ça un jour :).

Dans mon parfait petit manuel du blogueur illustré, j'ai lu de ci de là tous les trucs et astuces afin de booster l'audience et le lectorat et un sourire naît invariablement quand je note « je vous rends mes comm' en + 2 ou +5 » sur certains s**blog. Je serais prétentieuse de dire que lire vos commentaires, ou de savoir que je suis lue ne me fait ni chaud ni froid. C'est donc avec plaisir que je viens vous dire merci. Merci à tous les lecteurs/trices de l'ombre ou de la lumière pour être passé(e)s par ici ne serait-ce qu'un bref instant. Sachez qu'en ces jours étranges (n'est-ce pas Monsieur Saez ?), vos mots m'ont redonné le goût d'écrire davantage.

Dernière chose : en ce dernier jour de l'an, je ne donne pas cher de la peau de mon vieux bloug sous wordpress (ah ces ex collants dont on ne peut se défaire si facilement que ça). Et c'est tout naturellement que je vais bientôt organiser un enterrement en première classe. Inutile de me demander un carton d'invitation : c'est une affaire entre lui et moi maintenant :)

mardi 30 décembre 2008

Dépôt de bilan

Si la semaine dernière j'ai évité les traditionnels voeux de noyel, je n'ai pas longtemps hésité pour ce « dépôt de bilan » de l'année 2008. 'tention je vais pas parler de ce qui s'est passé «all around the word" (I can't find my baby) mais de ce qui fut globalement pour moi une année de mierda (tiens pour le coup j'ai envie de parler en espagnol).

Pourtant on m'avait annoncé une année exceptionnelle, 'fin si l'on croit les Horror-scopes. Exceptionnelle mon oeil ; exceptionnelle en emmerdes en tout genres.

Rapide tour d'horizon :

Boulot c'est pas la joie

Amours c'est pas la joie

Pognon c'est pas la joie

Sans compter que dehors c'est la crise !!! (la mierda internationale j'vous dis)

Bien sûr je pourrais développer mais vous pouvez me croire sur parole quand je vous dis que 2008 (bissextile s'il en est) fut une cata sur toute la ligne (j'parle pas trop vite pasqu'y reste encore un jour – on ne sait jamais ce qui peut se passer d'ici les douze prochains coups de minuit de demain soir).

On va pas épiloguer là dessus des siècles et des siècles (Amen), mais toujours est-il que je vous souhaite une bonne, que dis-je, une excellente année 2009 (tiens je me la souhaite à moi même aussi aukazou). Je vous souhaite que le meilleur, ou tout au moins le pas pire.

Ps : votre hôte risquant de rouler sous la table cette Saint-Sylvestre (faut bien enterrer dignement une année aussi pourrie) je ne viendrais peut-être pas avant quelques jours.

Bonne année à tous... et toutes, faut pas oublier les toutes :)

dimanche 28 décembre 2008

Mots dits


Après quasiment trois mois d'existence (hip hip hourra) voilà donc le rituel de tout bloug digne de ce nom (enfin tout est relatif) ; le passage quasi obligatoire du petit blogueur illustré : quels sont donc les mots clés que vous, lecteur/trices de l'ombre, tapotent de leur petits doigts manucurés (ou non d'ailleurs) avant d'atterrir sur ce modeste blog (et peut-être même repartir en poussant des cris d'orfraies).
Voilà donc la liste dans le désordre (hé ho on n'est pas au grand prix Amérique non plus) :
« Vitesse de la chaussure » de Bush : moi je dirais... tout dépend de la configuration des planètes, de la pression atmosphérique et du poids de la godasse. Si cela demande plus de précisions mathématiques, désolée de ne vous répondre plus avant car je ne suis pas scientifique du tout... du tout, mais pas assez vite finalement puisque Bush ne se l'est pas prise en pleine poire. (Notez tout de même les guillemets qui font toute la différence).
baraada nicktu : hormis le "a" dans barada et le "c" de niktu, tous deux superflus, on arrive tout doucement à la bonne orthographe !! A moins que ce ne soit un tour de Keanu Reeves pas content de mon appréciation de sa mémorable prestation digne de l'oscar ou du golden globe ???
cicatrice de geoffroy de peyrac : bande de petites coquines, je savais bien que c'était un fantasme répandu chez les demoiselles en détresse (désolée par avance s'il y a des garçons dans la salle...)
lookanglais : en deuxième page et tout collé (allez savoir pourquoi).
grosse poitrine blogspot : pas la peine de taper sur votre moteur de recherche. L'expression est repartie aussi vite qu'elle est venue. Faudrait que je me relise tiens, pour savoir où j'ai bien pu écrire ça !
887 : ???? Moi pas comprendre non plus pourquoi ce chiffre et pas un autre... et j'ai pourtant cherché.
jeoffrey de peyrac dans sissi : j'espère vraiment qu'il n'y a aucune connotation sexuelle sinon on continue dans le porno du samedi soir :) (après les gros seins, on passe à l'action - avouez que vous avez l'esprit aussi mal tourné que moi... sauf si Robert Hossein joue également dans Sissi !)
happy world clara sheller / happy boy clara sheller : Mirwais es-tu là ? Si oui frappe deux fois et frotte tes chaussures sur le paillasson avant d'entrer (j'ai fait le ménage hein !).
regarder serie frank chasseur de fauves : quand je vous dis que c'est une bonne petite série rhô (humpf je passe pour la radoteuse de service).
oreilles décollées clark gable : je n'ai pas les oreilles décollées... hum sinon celui ou celle qui l'a tapé a de drôles de moeurs en matière de sexualité (je juge pas hein : chacun son truc)
hotesse collant : en 38ème position (mais reparti dans les bas fonds du classement). Des fois les associations de mots sont assez surprenantes.
choregraphie hugh grant love actually : héhé une des meilleures scènes du film. A moins qu'on n'ait affaire à un(e) aficionado de l'acteur uniquement quand Hugh danse ?
bagarre visse/bagare visse : les deux mon colonel ? Vous manquez pas d'"r". (Après des tonnes de pages d'ailleurs) . J'avoue je sèche. Je suis perplexe.


vendredi 26 décembre 2008

SBAM (dans ta face)

En regardant le très oubliable "mes amours mes emmerdes" (non, non, cette fois je ne vous parlerais pas d'un film), la scène d'ouverture me fait sursauter tellement elle est criante de vérité. Vincent Lindon joue en effet un libraire qui s'énerve contre un client très sec qui ne dit ni "merci, ni s'il vous plaît, ni au revoir" mais se contente d'un "Victor Hugo, les contemplations", persuadé que le vendeur se pliera en quatre pour le satisfaire et oublieux justement qu'il a en face de lui un être humain. Il s'agit du fameux SBAM (Sourire, Bonjour, Au revoir, Merci) si chère aux caissières de petites et grandes surfaces. Malheureusement, ce type de comportement est de plus en plus répandu.

Encore cette semaine, nous avons eu le cas d'un client qui s'avance en nous disant un "Vous venez ici !" très directif (vous avez bien lu : pas de bonjour, encore moins de s'il vous plait, etc) : "merci mon chien, ouaf ouaf, tiens voilà ton susucre". Je sais que mon coup de colère est comme pisser dans un violon mais tout de même, les gens sont ils à ce point mal élevés au point d'oublier les règles de la courtoisie la plus élémentaire ? Ces quelques petits mots sont un liant social ; une manière de respecter la personne que vous avez en face de vous et d'entrer en matière (vous savez : amorcer une discussion) . Certains en oublient leur syntaxe : ni sujet, ni verbe, ni complément d'objet direct : droit au but sans passer pas la case 20000 euros. Peut-être est-ce un oubli dû à la distraction ou à la la concentration mais au bout de d'une vingtaine ou d'une trentaine de fois dans la journée, ça use. Nous ne sommes pas des machines mais des êtres humains. Et quand par malheur on s'avise d'insister en répétant ce simple "bonjour", cet interlocuteur si pressé (tellement qu'il en oublie certaines formules) nous regarde comme si nous étions un extraterrestre, en se demandant quelle mouche nous a piquée. Il ne faut pas s'imaginer non plus que cela est seulement le fait des plus jeunes (certaines ados hyper timides sont d'une politesse étonnante), mais étrangement les malotrus s'avèrent êtres des hommes et des femmes qu'on penserait pourtant bien éduqués (pharmaciens, avocats, notables). Dans cette société où le zapping est constant, efforçons nous de prendre du temps pour utiliser ces quelques formules de bienséance.

Mon premier bonjour de la journée s'adresse au chauffeur de bus ; viennent ensuite quelques passagers que je croise régulièrement ; puis mes collègues ; et enfin les clients quand les portes s'ouvrent. Et vous ?

mardi 23 décembre 2008

La terre continue de tourner (finalement)

Je reviens rapidement sur « le jour où la terre s'arrêta de tourner » que j'ai vu hier soir chez moi (ahem me demandez pas comment, mais j'ai eu raison de ne pas claquer 10 euros pour le voir dans une salle obscure).

Verdict : déçue (c'était couru d'avance hein ?).

Je ne nie pas que les effets spéciaux soient pas mal foutus (l'arrivée de la grosse sphère lumineuse par exemple) mais quand on regarde la bande annonce, on a est convaincu que le film est truffé d'action et d'effets à la Matrix. Que nenni : en manière de marketing on appelle ça survendre un produit. Le gros de l'artillerie lourde se situe exactement quasiment à la fin du film ! (pas de mauvais esprit : j'ai regardé ma montre).

Quelques points positifs (si si) : le robot est là (mais bon en même temps il mesure au bat mot 2 grattes-ciels New Yorkais – ah ces ricains toujours dans le toujours plus) ; la sphère lumineuse est visuellement sublime ; le propos écolo qui remplace l'intrigue « guerre froide » originelle est assez intéressant... sauf que le réalisateur pousse le truc jusqu'à l'extrême (allez bande de crevards, vous êtes pas dignes de garder votre planète).

Et sinon, c'est moi ou j'ai l'impression que Keanu Reeves joue comme une patate ? (pas frapper s'il y a des admirateurs de l'acteur dans le coin). Etant pourtant fan de la saga Matrix et d'un paquet de films ou le monsieur joue, j'ai franchement l'impression qu'il a toujours la même expression plaquée sur son visage depuis quelques temps (oh j'ai mal ; oh vous êtes méchant ; oh je suis l'élu). Bizarrement, son meilleur « rôle » depuis longtemps est l'adaptation d'un bouquin de Philip K. Dick en rotoshop « A scanner Darkly » de Richard Linklater. Jetez y un oeil si vous en avez l'occasion.

Déçue aussi par la sous exploitation de la fantastique Kathy Bates. Et l'apparition éclair de John Cleese, c'est encore pire : du n'importe nawak juste pour rajouter un nom sur un casting. Que dire de la fin ? Ben ça se termine en eau de boudin (paf il s'en va et c'est fini – zoom sur le ciel étoilé).

Ma plus grosse déception reste sans doute qu'on n'entend pas le fameux « Klaatu Barada Niktu » (sauf s'il existe en VO, qui sait ?). Tiens, pour me consoler je vais revisionner celui de Robert Wise.

lundi 22 décembre 2008

Mes madeleines Vol 1

Je ne sais pas si pour vous c'est la même chose, mais je suis du genre à revoir un film plusieurs fois sans qu'un sentiment de lassitude ne s'installe (un peu maso ; un peu nostalgique ; un peu des deux). Appelons les "mes madeleines cinématographiques", même si ça ne me renvoie par forcément à un souvenir en particulier. Je suis capable de me refaire une toile (enfin dans mon salon), selon l'expression consacrée, mais pas forcément de manière compulsive (comme par exemple cette femme qui a vu Titanic au cinéma au moins une centaine de fois, ou encore mon cousin accro à un film d'horreur - 42 fois aux dernières nouvelles - me demandez plus, je ne sais plus ce que c'est) et je ne vous parle pas non plus des multidifusions de Sissi et sa clique ou encore des Angéliques s'égosillant après son Geoffrey de Peyrac qui part au loin (au moins un pâté de maisons) de sa démarche claudiquante (ah la cicatrice de Robert/Geoffrey !). Je parle bien évidemment de films qui me bloquent avec bonheur une bonne heure et demie sur mon canapé lors des passages en TV alors qu'ils sont bien sagement alignés dans ma DVDthèque.

J'ai un faible pour les comédies romantiques anglaises ; faiblesse que je ne peux nier. Bien qu'il y ait des comédies US franchement hilarantes et cultes (Mary à tout prix), ma préférence va incontestablement à ces petites pépites d'outre Manche.

A la première marche, indétrônable, "4 mariages et un enterrement". Vu 5 fois pour l'instant et ce n'est pas prêt de finir... J'anticipe une des premières scènes avec la réplique qui ouvre le film "putaiiiiiiin" lorsque Hugh Grant se rend compte qu'il est une nouvelle fois à la bourre. Pourquoi ce film d'ailleurs ? La bande d'acteurs y est sans doute pour quelques choses mais pas que... Quand on les regarde évoluer, on a véritablement l'impression que ce sont une bande d'amis qui se connaissent depuis la prime enfance. Les couples qui se forment y sont attachants : David, le frère sourd muet et sa belle qui apprend la langue des signes pour se rapprocher de lui ; le couple d'homos très pudiques Matthew/Gareth (truculent personnage !) ; les errements amoureux de certains : le héros principal Charles, habituel témoin des mariages ; Tom « le mal aimé », raisonnable qui tombe amoureux sur un simple regard ; la sympathique Scarlett, spécialiste des plans foireux mais qui succombe à son « Rhett Buttler» américain ; Fiona douloureusment éprise de Charles et qui cherchera néanmoins son Charles (clin d'oeil du générique de fin) . Des passages clés : Mr Bean déguisé en curé bafouillant ; Charles enfermé dans son placard avec comme fond sonore le coït bruyant des nouveaux mariés ; l'épisode burlesque de la bague : ce film est devenu culte pour moi et je ne dois pas être la seule dans ce cas.

En seconde place de ce podium cinéma "Love Actually" film choral emmené par le jockey Richard Curtis, le scénariste des 4 mariages. Plusieurs histoires qui ne traitent en fait que d'un seul et même sujet : l'amour. La difficulté de ce type de film est de relier tous les personnages les uns aux autres, ce qu'arrive très bien et très subtilement à faire « Love Actually ». Un casting royal : Emma Thompson, Liam Neeson, Hugh Grant (une fois de plus), Colin Firth et j'en passe. Mes deux histoires préférées restent celles liant Colin Firth et sa jolie femme de ménage portugaise (qui donne lieu à des scènes cocasses d'incompréhension) et le trouble que « subit » le nouveau premier ministre quand il croise son assistante, une Gaston Lagaffe féminine dont le physique est loin des canons traditionnels de la beauté. Sans compter la scène d'ouverture (dans un aéroport) où les propos sont très justes et celle où notre vaillant premier ministre se lance dans une chorégraphie digne de Broadway (on jumperais à ses côtés, non ?) A ce jour j'ai du le voir 4 fois.

Pour clore le tryptique comédies anglaises, je termine avec "Coup de foudre à Notting Hill." Ce n'est pas la même ambiance car la bande d'amis que j'affectionne tant dans les « 4 mariages » y est moins présente mais tout de même ce film possède sa dose de scènes cultes (le dîner entre copains avec une invité de marque en la personne de la superstar Anna Scott/Julia Roberts et chaque apparition du colloc d'Hugh Grant c'est-à-dire l'acteur Rhys Ifans, extra-terreste beatnik complètement improbable). C'est tout de même curieux que sur ces trois comédies, on retrouve toujours le même acteur : Hugh Grant, abonné aux rôles de « good english boy ».

On attaque ensuite avec du « gros lourd » : "Nikita" de Luc Besson. Vu 7 fois dont trois fois en deux jours (quand je vous parle de masochisme..) Je suis comme fascinée. Sans doute la meilleure performance à ce jour de Anne Parillaud. Des répliques qui tuent dont la fameuse "souris blanche" et cette scène incroyable de technicité dans le restaurant avec vue imprenable sur le trajet de la balle ! Un régal. L'histoire d'amour entre Nikita et son Hugues Anglade n'est pas ce qui me motive, mais plutôt cet incroyable portrait de femme manipulée qui devient forte et qui fait que Nikita est un must. La série dérivée est certes sympathique mais pas transcendante.

En cinquième position vient le « Bram Stoker's Dracula » de Francis Ford Coppola. Une fidèle et flamboyante adaptation du bouquin éponyme. Une musique omniprésente de Wojcieh Killar Un Gary Oldman, cocktail ambulant de sexe, charme, sensualité, mais aussi de dangerosité « un prince pas charmant sans pour sang, mais très troublant » (je n'ai pas jamais compris pour quelles raisons Wynona "Mina Murray" Rider s'obstine à épouser ce pâlot Keanu "Jonathan Harker" Reeves. Sans compter le rappel à l'histoire avec un grand H par l'introduction du vrai Dracula, Vlad Tsepech. Etant une fan des histoires de vampires (films, livres, Bd : ma collection augmente au fur et à mesure des trouvailles) il était impossible que je passe à côté. Je suis d'ailleurs l'heureuse détentrice d'un coffret vendu à l'époque à 10000 pièces en France - cassette vidéo + livret + bande son (collector donc) mais je vous rassure : je ne suis plus à l'âge de pierre et je possède également le DVD.

Et pour clore l'ensemble, « Le fabuleux destin d'Amélie Poulain ». pour qui j'ai une vraie tendresse . D'abord j'aime le travail de la photographie et ce ton légèrement sépia qui font le charme des productions d'antan. Paris y est idéalisée certes, mais de là à oser dire que c 'est un film poujadiste, voire flirtant avec une vision raciste de la société (pas de blacks ni de beurs, hormis Djamel Debbouze) : y a comme qui dirait un fossé, un styx, que je ne franchirais pas. Le problème avec les critiques c'est que pour faire des bons mots, certains poussent le bouchon un peu loin (n'est-ce-pas Maurice ?) Jean Pierre Jeunet a su véritablement créer un univers, un puzzle où l'héroïne fait le bien autour d'elle sans penser à son propre bonheur par crainte qu'il ne lui échappe. Là aussi des répliques cultes "Vous au moins, vous risquez pas d'être un légume ... puisque même un artichaut a du cœur" ; des personnages attachants (dont l'homme de verre) ; une narration singulière ; des trouvailles visuelles comme le coeur qui bat dans la poitrine d'Amélie ; des scènes d'une drôlerie zygomatiquement incontrôlables (les nains qui voyagent) et une musique aujourd'hui connue de tous, celle de Yann Tiersen.

La liste des films que j'ai plaisir à voir, et à revoir, peut s'allonger à l'infini mais ceux-ci, pour des raisons qui me sont propres, sont de véritables madeleines... .

samedi 20 décembre 2008

Ma psychose du Samedi

Non c'est vrai me disais-je assise sur la banquette du métro. Enfin, ça fait quand même plus de 5 ans que je le prends à raison de deux fois par jour, et voilà que j'y pensais juste aujourd'hui : cette fichu idée que BAM ! la rame dans laquelle je me trouvais pourrais exploser. Saugrenue, me direz vous. Psychose due à mon imagination encore embrumée par mes cauchemars nocturnes.

Soyons honnête : combien d'entre vous n'ont pas eu cette idée un jour ou l'autre ? La faute sans doute aux lectures des quotidiens ou à la dramatisation des journaux télévisés. Allez ça m'apprendra à laisser mon cerveau s'enclencher sur le mode "je cogite à plein régime" (l'histoire du Printemps n'était pas loin...).

Pour terminer par une note plus légère (encore que...). Il y a plusieurs choses à faire dans le métro : lire, écouter de la musique ou regarder discrètement les passagers de la rame (discrètement parce que certains susceptibles peuvent vous demander d'un air mauvais : "Qu'est-ce qu'y a ? Tu la, veux ma photo ?").

Ce matin j'optais pour l'occupation musicale. Et comme j'étais à moitié réveillée (ce n'est pas le début du billet qui me contredira), j'avais décidée de m'écouter des plages tranquilles qui me permettraient de somnoler en toute quiétude jusqu'à mon terminus. Oui mais....

Oui mais à mi parcours, voilà que deux énergumènes montent. Au début je n'y fais pas attention ; ensuite cela couvre mon lecteur MP3. "Cela" c'est-à-dire le son d'un mauvais rap (d'habitude c'est du mauvais R'n'B) que diffusait un téléphone portable. Et mer... saperlipopette ! soupirais-je dans mon for intérieur. Me voilà donc contrainte à changer de style (un gros beat électro) pour ne pas entendre la musique que l'on m'imposait "à l'insu de mon plein gré". L'épisode aurait pu s'arrêter là si ces deux énergumènes ne toisaient pas les gens de manière agressive, comme pour dire : "vas y ramène là et tu vas voir ce que je vais te répondre" . A ce genre de provocations la meilleure des réponses est le silence ; le silence et l'indifférence.

Je tourne la tête et que vois-je : deux autres jeunes types fumant un bédeau dans la rame suivante.

Il y a des jours comme ça...

jeudi 18 décembre 2008

L'âge de Cristal

Au commencement, il y eut un film et avant lui, un livre de William F. Nolan et George Clayton Johnson « Logan's Run », Logan étant le prénom du héros.

Le film

Il est interprété par Michaël York dans le rôle titre et par des seconds rôles tenus par Peter Ustinov et Farah « la drôle de dame » Fawcet , mariée alors à l'homme qui valait trois milliards. Donc notre Logan court durant la quasi totalité du film. L'action se passe au 23ème siècle après, on le suppose, une guerre mondiale épouvantable, et la population doit se terrer dans des immenses dômes de verres afin de protéger ce qui reste de l'humanité car l'extérieur C'EST LE MAL ! Le hic, il en faut un, est que la vie y est très très raccourcie – 30 ans. Au terme de votre trentième anniversaire, votre cristal change de couleur et hop vous êtes bon pour participer à la cérémonie du Carrousel où l'on vous fait croire que vous allez renaître (ben voyons). En réalité, au cours de cette charmante sauterie publique, votre corps fait office de feu d'artifice – mieux qu'au 14 juillet. Bien évidemment, des petits malins ne sont pas vraiment d'accord pour servir de spectacle de fin d'année. Ces rebelles racontent qu'un Sanctuaire existe au dehors et que l'air y est tout à fait respirable. Mieux : ils font passer des fugitifs vers cet extérieur idyllique (le club Med est passé par là, sauf qu'ici le Club Med s'appelle le Sanctuaire). Logan est chargé d'infiltrer ces joyeux plaisantins en se faisant passer pour un fugitif grâce à l'aide de Jessica, une brunette désireuse de dire bye bye au dôme. Logan a une conscience et se rend compte qu'on lui a menti. Il finit par se faire vraiment la malle avec sa copine Jessica et devient donc à son tour un fugitif poursuivi par un autre Limier (flic quoi !), plus teigneux celui-là : Francis. Pendant son périple, le couple rencontre un tas d'individus plus ou moins louches (dont l'épisode de la grotte glaciale avec un robot complètement dingo) et finit par atteindre le Sanctuaire où un vieillard alias Peter Ustinov (le CHOC pour des trentenaires) qui les attend avant de leur raconter une jolie histoire au coin du feu. Fin de l'histoire.

J'ai revu le film il y a environ deux ans. Il a vieilli en ce sens que les effets spéciaux sont dépassés (hologrammes et surimpressions, décors très "années 70") ; que la musique est un peu pourrie (un truc spatial – je soupçonne le compositeur d'avoir trop fumé). Mais le propos reste intéressant : que faire en cas de surpopulation ?

La Série

J'en étais réellement fan.

Elle a duré 13 épisodes + 1 pilote. Le casting n'est pas le même : c'est Grégory Harrison qui prête ses traits à Logan. Et il y a un autre personnage : Rem, un androïde qui permet d'introduire quelques scènes légères. Rem m'a toujours fasciné. Je fixais ses sourcils, dignes de la forêt amazonienne. Les garçons étaient eux plus intéressés par la microjupe de Jessica (on se demande pourquoi d'ailleurs...).

Les acteurs portaient des pyjamas en guise de fringues, dans le même esprit que Cosmos 1999, à croire que le costumier était le même... La voiture du héros était sympathique, très futuriste pour l'époque. Ce qui était marrant également, c'était le nom des personnages qui portaient un numéro. En gros, ça donnait ça : Logan 23, Jessica 6, Francis 14 et Rem... non Rem c'est Rem, point barre. Pratique pour l'état civil, n'est-ce-pas ? L'histoire dans la série était étirée (il fallait bien trouver de nouveaux rebondissements à chaque épisode). Les communautés rencontrées était donc plus nombreuses et surtout plus atypiques ou plus timbrées les unes que les autres.

Cette série me faisait flipper car j'avais une trouille monstre d'atteindre l'âge de 30 ans et je consultais ma paume machinalement en pensant que j'allais y voir apparaître un cristal (j'étais toute jeune à l'époque ; jeune et naïve). Si mes souvenirs sont exacts elle était diffusée le samedi sur la deux. C'était là l'une des très rares séries de SF (considérée à l'époque comme de la sous culture indigne d'intérêt).

Le film devrait faire l'objet d'un remake par Bryan Singer (la classe !) mais le projet est toujours en l'état.

En tous cas, si vous avez l'occasion de la voir – ou si par hasard la TNT se décide à la diffuser (il y a bien Cosmos 1999 en ce moment) : n'hésitez pas, elle vaut vraiment le coup.

Et pour le fun, le générique

(je viens de le réécouter ; je ne l'ai pas oublié ; ça ne nous rajeunit pas !)

mardi 16 décembre 2008

Fin de règne

Je ne reviendrais pas sur cette image qui a fait le tour du monde car elle a été diffusée maintes et maintes fois. Mais tout de même je m'interroge sur cette fin de règne où l'on voit le président de la première puissance du monde recevoir une chaussure en pleine face... ou presque, puisque Bush a au moins une "qualité", celle d'esquiver les projectiles. L'image m'a amusé je dois le reconnaître même si dans le fonds elle est "condamnable". D'après ce que j'ai lu, cet acte est la signification d'un mépris envers la personne qui reçoit... ou pas (tout dépend de la vitesse de la chaussure et de la capacité d'évitement de la victime (?) - encore que je m'interroge sur le côté victime de l'affaire. Le message est clair, universel. Par ailleurs je n'ai aucune espèce de sympathie pour une personne qui se comporte en colonisateur et moralisateur "je suis le plus grand, le plus beau, le plus fort tremblez", donc ce geste n'est pour moi que la conclusion d'une administration impopulaire et calamiteuse. C'est sans doute la dernière image qu'il restera de George W. Bush.

Normal de recevoir des grolles pour quelqu'un qui a toujours été à côté de ses pompes (elle n'est pas de moi et je le regrette).

lundi 15 décembre 2008

Et parfois je dessine...

D'après une pochette de disque (du temps où ça s'appelait encore les 45 tours)

Le premier qui trouve aura droit à 5 carambars (ou des malabars, j'suis pas sectaire).

(hum je me sens un peu fainéante sur ce coup là vu que j'ai pas terminé de colorier la veste)

Ma tendre amie


Une fois de plus je suis en retard. Je suis souvent en retard lorsqu'il me faut quitter un endroit familier de manière précipitée. Heureusement le taxi est déjà là, m'attendant patiemment, sage et obéissant. J'aperçois le chauffeur qui grille une Marlboro d'un air las. L'incandescence de la cigarette est comme un fanal pour moi et je l'observe, fascinée presque malgré moi - suis-je la mouche ou l'araignée ? Le compteur tourne, alourdissant allégrement l'addition que je devrais payer. L'argent n'est pas le premier de mes soucis.
Je jette un coup d'oeil à l'horloge murale du salon. Les aiguilles indiquent 21 heures. J'ai faim. Je ne dois pas y songer pourtant car il est impératif que je quitte les lieux. J'aime vivre avec le danger. C'est à peine si je regarde la forme allongée sur le canapé. D'un geste rapide, j'empoigne mes bagages, en fait un simple sac où je fourre les quelques objets dont je ne me sépare jamais. J'éteins les lumières machinalement et je ferme la porte d'entrée à double tour. Pourquoi j'accomplis toujours ces gestes ? Je ne sais pas moi même. Je sais bien que c'est inutile puisqu'ils seront bientôt là, mais c'est plus fort que moi, alors...
Alors je descends le perron calmement, balançant mon sac avec cette insolence qui me caractérise, vous diront certains qui ne sont plus là pour en témoigner.
Le chauffeur me détaille de la tête aux pieds comme si je n'étais qu'à peine plus comestible qu'une pièce de boeuf à l'étal du boucher. Je n'en ai que faire de son regard fatigué et insistant. Il me dévisage lourdement. Mon regard méprisant l'oblige à baisser les yeux. Alors je monte.
D'une voix autoritaire je lui indique le chemin le plus rapide pour m'amener à l'aéroport. Il maugrée dans son coin mais il m'obéit quand même, déçu sans doute de ne pas avoir à faire à un de ces pigeons qui ne verront pas les détours pris par lui pour allonger le prix de la course. Puis il se tait, préférant se concentrer sur la course, désireux de se débarrasser de sa dernière cliente, c'est-à-dire moi en l'occurrence.
Le jour s'assombrit. Je déteste voyager de nuit. Le silence dans la voiture : pas une conversation peu digne d'intérêt, ni de musique de supermarché juste bonne à inciter la ménagère de moins de 50 ans à remplir frénétiquement son caddie. Le chauffeur a voulu allumer la radio dans un premier temps, mais mon geste l'a arrêté : j'ai besoin de silence. De temps à autre il m'observe dans son rétroviseur, se posant mille et une questions. Il croit que je ne le sens pas sous mes yeux mi-clos. Pauvre fou, je vois tout.
Nous arrivons enfin. Toujours cette effervescence indécente à l'approche d'un aéroport pour quelqu'un de solitaire comme moi. Les passagers sont moins nombreux que d'ordinaire, mais il y en a encore beaucoup trop. Ce serait trop beau de rêver à un hall désert rien que pour moi. J'exècre la foule. Très vite, car les corvées m'ennuient au plus haut point, je règle ma course en octroyant un généreux pourboire. C'est à peine si le "merci" traverse l'espace pour résonner dans mes oreilles que j'ai tourné les talons afin de pénétrer dans le hall. La foule m'oppresse et m'affaiblit. J'ai un vertige – sans hésiter la faim qui s'est accentuée depuis toute à l'heure.
Je me dirige vers la porte 6. Elle est là, un sourire artificiel plaqué sur ses lèvres, tendant la main pour s'emparer des titres de chaque voyageur. Son sourire se transforme en rictus lorsque j'envahis son champs de vision. Je fais mine de ne pas avoir surpris son regard. Peu m'importe le dégoût si je peux partir loin de toute cette agitation.
L'hôtesse observe attentivement mon billet, faussement chagrine. Quelque chose cloche apparemment. Elle me soutient qu'il y a une erreur ; que je ne suis pas sur la liste ; qu'elle ne comprend pas ; que pourtant j'ai un titre en bonne et due forme correspondant à une place en première classe. Son babillage insipide me donne mal à la tête. Qu'elle déclame une poésie ou m'abreuve d'injures : je m'en fiche pourvu que je parte d'ici au plus vite. Alerté par son bafouillage et ses gestes brusques, son supérieur arrive enfin et décide de prendre les choses en main. Me voilà une nouvelle fois ballottée à droite à gauche. Je me contenterais même d'une deuxième classe si je pouvais juste m'asseoir. Tous les rangs sont occupés. Chacun m'évite du regard. Cela m'est un sentiment familier. D'aussi loin que je me souvienne, quelque chose a toujours dérangé en moi. Enfin, là, une place vide ! L'homme assis à côté de la place vacante s'empresse de poser son attaché case sur le velours du siège, prétextant que sa femme s'est absentée aux toilettes. Je fulmine. L'hôtesse qui me colle aux basques me tend triomphalement sa liste, me confirmant que la place est prise mais qu'une autre vient de se libérer en classe éco. Je fixe le poltron au costume Armani parfaitement taillé avant de m'avouer vaincue : tant pis, ce ne sera pas toi !
L'hôtesse me tire par la manche, réticente à me toucher, et me force à la suivre afin d'éviter un scandale. Tout ce cirque me fatigue, aussi je me laisse faire. Mes jambes commencent à me faire souffrir comme à chaque fois que la faim dévorante me reprend.
C'est tout au bout, à la queue de l'avion. Une jeune fille, timide, douce. Elle rêvasse près du hublot à la vie studieuse qu'elle va entamer. L'étudiante typique : effacée, consciencieuse, bien élevée - comme je les apprécie à leur juste valeur.
Je lui souris lorsqu'elle tourne la tête vers moi. Ses yeux s'écarquillent un moment, pesant le pour et contre, perplexe, puis me renvoie mon sourire.
Je m'assieds donc, accablée. Je n'ai plus qu'à attendre et l'attente ne sera pas longue, je le sais d'aventure car j'ai l'art de la conversation. Déjà les moteurs vrombissent. On nous rappelle mécaniquement d'attacher nos ceintures et d'éteindre nos cigarettes.
Je regarde de nouveau ma voisine de banquette qui me sourit chaleureusement.
Elle m'accepte. Mon amie. Ma soeur.
Ma source de vie.
Bientôt je n'aurais plus faim.

mercredi 10 décembre 2008

Monsieur G.

Je m'en doutais que vous finiriez sur le net. Vous étiez déjà en avance quand j'usais mes fonds de jeans à la fac. Je suis tombée par hasard (mon oeil) sur votre blog et je me suis demandée pendant un long moment si j'allais vous laisser un commentaire mais je n'ai pas osé - c'est bête. Aussi je profite de mon espace privé pour vous témoigner mon admiration.

Vous étiez anticonformiste dans votre façon de vous habiller et surtout dans votre façon d'enseigner car elle était à l'opposé de vos collègues. Chaque cours était un moment attendu parce que différent, excitant, original. Vous aviez votre fan club et je soupçonne mes consoeurs d'avoir été secrètement amoureuses de vous. Il faut dire que votre look anglais atypique et votre charme agissaient aussi assurément que les hormones en folie d'une douzaine de filles tout juste sorties de l'adolescence.

Ce qui me fascinait chez vous, je l'avoue aujourd'hui, étaient votre immense culture et votre intelligence aiguë, que vous ne les mettiez jamais en avant. Vous vous en serviez comme instruments afin d'éveiller nos jeunes esprits. Votre nom m'évoque irrésistiblement les Monty Python et s'il y a bien un mot dont je n'oublierais jamais le sens c'est ""pattern" , comme le modèle de la chemise que je portais ce jour là.

Encore maintenant, je pense parfois à vous, Monsieur G., et je constate que d'une certaine manière vous m'avez influencé.

Pour cela et toutes ces choses je vous dis merci Monsieur G.

mardi 9 décembre 2008

Quand Demi meurt

En ces temps de misère télévisuelle, y compris sur la TNT, hier soir j'ai laissé le film en fond sonore, et j'ai opté pour l'option Internet, surveillant du coin de l'oeil mon lapin qui tournait en rond comme un malade. Pourtant je ne pouvais pas m'empêcher d'écouter l'histoire d'une oreille distraite. La 7ème prophétie, ça s'appelait ou comment les américains trifouillent la bible pour en sortir une bouillie indigeste.

Pour résumer, cela se passe en 1988 et Demi Moore n'est pas encore la star que l'on connaît. Demi, enfin Abby dans le film, attend son enfant du style « elle va accoucher dans la seconde ». Le gentil petit couple qu'elle forme avec son mari, qui n'est autre que Kyle Reese, l'ex destructeur de terminator au chômage (en vrai l'acteur Michaël Biehn), décide – patatras ! - de louer un appartement à un quidam. Patatras, parce qu'évidemment il ne s'agit pas de n'importe quel quidam. Jürgen Prochnow est, comme qui dirait, un peu fêlé. Et paf il reconnaît en Abby la génitrice/pondeuse... pardon la mère de la 7ème prophétie censée annoncer la venue de l'antéchrist. Il lui parle d'une obscure théorie d'âmes et là je vous avouerais que mon attention s'est décrochée. Genre il lui fiche une frousse de tous les diables (oui, je sais : le jeu de mots à la con). Avec accessoirement un prêtre (très à la mode) et un colonel israélien (?) pour compléter le casting. Je n'ai pas compris non plus l'histoire du colonel israélien si ce n'est pour la référence biblico-apocalyptique... ou si c'est un coup du Mossad !

Au final, aucune hémoglobine ; quasi pas de suspens ; trois plombes avant que les héros comprennent de quoi il retourne (alors que le réalisateur s'évertue à zoomer pile sur les indices qu'il ne faut pas louper) et le sacrifice de la mère pour sauver l'âme de son fils qui ne naîtra pas donc pour fiche la pagaille (enfin si, il naît normalement sans prononcer ces mots " ta mère suce des esquimaux en enfer" (à la réflexion cette phrase est aussi tendancieuse que la réplique initiale qu'elle remplace, hum).

Tout cela pour vous dire que malgré des acteurs plutôt pas mauvais, l'ensemble est facilement oubliable. A moins que vous n'ayez une heure et demie à perdre.

lundi 8 décembre 2008

Klaatu Barada Niktu

Il paraît que la Terre s'arrête le 10 décembre (il paraît). C'est pas nouveau cette affaire là : elle s'est déjà arrêtée en 1951 dans la version originale de Robert Wise ici. Une question me tarabuste cependant : le charme d'antan noir et blanc sera t'il supplanté par la nouvelle version high tech bourrée d'effets spéciaux ?

Je n'irais sans doute pas le voir (quoi que je peux encore changer d'avis d'ici là, puisqu'il y a l'excellente Kathy Bates). Je suis juste curieuse de savoir si Keanu Reeves les prononcera ces fameux mots « Klaatu Barada Niktu ».

Si quelqu'un passe dans le coin va voir le remake 2008, ce serait gentil de me faire part de vos impressions.

Frank Chasseur de fauves

Au commencement était les ancêtres. Pour situer le truc c'est le début des années 80. j'étais une préado boutonneuse et binoclarde (la totale).

Première série dont je me souvienne : « Frank chasseur de fauves » avec Bruce Boxleitner dans le rôle titre.

Frank Buck était un chasseur – mi baroudeur mi séducteur/séduisant à la manière d'un Clark Gable dans Mogambo pour le look, hormis les oreilles décollées. Comme son nom l'indique, il traînait ses guêtres en Malaisie. Le titre originel de la série est « Bring'em back alive » (merci Wikipédia) rien à voir avec la traduction donc.

Pour les plus nostalgiques du générique : un petit tour par là.

Avec le visuel c'est pas mal non plus.

J'aimais bien le héros : sympathique, toujours prêt à défendre la veuve et l'orphelin (un peu l'Indiana Jones du pauvre).

En fouillant un peu plus, j'ai noté que le Frank Buck en question a réellement existé, et a « sévi » dans les années 30 et 40.

Je me souviens surtout de la fine moustache de Bruce Boxleitner et de son chapeau colonial toujours vissé sur son crâne, de sa tenue impeccable... jusqu'à la prochaine bagarre ou au jusqu'au énième sauvetage de l'héroïne en détresse. Je me souviens vaguement d'une scène où il a failli passer cul par dessus un ravin. J'étais assez jeune à l'époque et je ne sais toujours pas si cette scène était bien tirée de cette série. Je ne me rappelle plus le visage de l'héroïne Gloria Marlowe (en détresse donc ;)) mais c'était une série sympathique comportant sa dose de suspense , d'action et d'humour.

Malgré la TNT, je n'ai pas eu l'occasion de la revoir. Sans doute a t'elle (mal) vieillie, comme toute madeleine à mes yeux d'enfant qui se gavait d'images afin de retarder le moment où j'allais reprendre le chemin de l'école.

dimanche 7 décembre 2008

Fais pas ton Geek...

En ce moment je customise un (beaucoup, passionnément, à la folie, pas du tout) ce blog. Donc ce ne sera pas un effet de votre rétine déficiente ni de l'absorption d'une quantité industrielle de bière, vodka (je vous laisse libre cours à votre imagination débordante) si la page prend de nouvelles couleurs ou si elle est dotée d'un tas de bidules. En ce moment je teste, je teste, et je peste contre ces fichues méta tags et autres geekeries. Vous allez me rétorquer (ou non d'ailleurs) : pourquoi customiser ? Y a bien des garçons (on va pas chipoter pour les quelques filles hein !) qui s'adonnent au tuning touts les week ends. Moi si vous me filez un PC, y a de fortes chances que je sois tentée de l'ouvrir pour voir ce qu'il a dans le ventre.

vendredi 5 décembre 2008

Vous reprendrez bien un peu d'ORTF ?

Il m'arrive de regarder le journal (si si) pour me tenir un minimum informée. Après ce "joli" effet d'annonce de début d'année qui consistait à liquider purement et simplement le service public télévisuel en supprimant la publicité, source de revenus pour les chaînes, voilà qu'est confirmée la désignation du pdg de France Télévisions par le chef de l'Etat en personne (article 8 de la "réforme"). On va me rétorquer que la pratique existe déjà, de manière plus ou moins admise, et que ce n'est là qu'une mise en forme légale. Tout de même, ça ressemble de plus en plus à un retour vers le fut... pardon vers le passé, c'est-à-dire la télé pompidolienne en noir blanc, l' ORTF.

Mieux (?), on a imposé la date du 5 janvier 2009 pour que tout se mette en place, et comme les députés de l'opposition freinent le débat, on envisage sérieusement de faire passer cette mesure en force, par le décret 49-3 – très démocratique donc cet épouvantail et très "utile" quand on y pense... Tout cela évidemment sans la vox populi, sans un référendum ( on peut rebondir de même manière sur la question brûlante du travail le dimanche).

La méthode est discutable. Dans les faits, ça emmerde un tas de monde – enfin je tends à le penser.

Prenons le facteur argent pour commencer : où va t'on trouver les financements ? L'état ? Mais l'état c'est le citoyen lambda. Une fois de plus le contribuable va se retrouver transformé en vache à lait. On a beau dire que la redevance n'augmentera pas : j'ai des doutes (comme la vignette d'ailleurs qui va peut-être revenir au goût du jour). Si la première année les taxes non versées au gouvernement compenseront le manque à gagner, quid pour 2010 et années suivantes ? Voir ici

D'un point de vue purement pratique, la plupart des gens se posent rarement derrière l'écran avant 21 h. Je ne suis pas mère de famille mais pourtant il m'arrive le plus souvent de souffler après cette horaire (chic alors avec les pubs, j'ai le temps de faire la vaisselle, me préparer à manger pour le lendemain – ben oui pas de cafétéria sur mon lieu de travail, etc). Je ne suis pas du genre à regarder la publicité d'un air bovin : elle me permets de faire mes « trucs » (boire un coup, téléphoner, aller au petit coin). Oser dire qu'elle incite à une consommation effrénée c'est prendre les gens pour des cons. Soit.

Et puis l'alibi culturel c'est du foutage de tronche. Qui dit programmes de qualité dit nécessairement un minimum de budget. Tant qu'à faire, je préfère encore que ce soit les annonceurs qui mettent à la main à la poche plutôt que moi. Sans être une grande défenderesse des chaînes publiques, les grilles semblent tout de même assez variées pour que chacun y trouve son compte.

On peut lister à l'envi. Ce ne sont pas les exemples qui manquent.

Une question alors : à qui profite le crime ?