Solde out

on mardi 27 janvier 2015
Non mais j'vous jure... j'ai subi l'assaut en règle de mes collègues qui veulent à tout prix me caser et me caser à tous prix, du prix bas au plus élevée... quoi que je suis pas certaine d'être encore cotée à l'argus. Et sur le Bon Coin, en prime !

Non mais j'vous jure.

Le Bon Coin ?!!!

Et de lister tous les sites de rencontre en ic ou en hoc disponibles sur le net ; de me balancer un questionnaire, non pas à la Proust, mais sur mes marottes et mes hobbies, vu que je fais du vélo par exemple. Comme si j'étais prête à faire le tour de France, pfff ; et de vouloir m'inscrire chez les hommes et les femmes pour ouvrir le champs des possibles.

Non mais j'vous jure....

Allez approchez. A vot'bon coeur. 

C'est les soldes ; la troisième démarque.





Mes résolutions 2015

on jeudi 22 janvier 2015

  • Perdre du poids – un peu, voire raboter beaucoup. Parce que ce ventre, non, c’est juste pas possible ! On dirait une bouée de sauvetage, un cachalot échoué sur la plage. J’exagère le trait certes, mais j’aimerais quand même retrouver une meilleure ligne, un meilleur profil. Va y avoir du sport, comme qui dirait...  Je ne parle pas des fesses : mes 40 minutes de vélo quotidiennes sont là pour attester que la façade sud n’a pas besoin de ravalement.

  • Changer des lunettes c’est fait ! J’en ai rêvé : notre ami Alain l’a fait pour moi et le refera encore cette année vu qu’il me faut des solaires pour l’été…. Ne commencez pas à dire que dans le nord il n’y a pas de soleil : c’est bien évidement archi-faux. C’est juste que, comme on a moins, on en profite mieux, et plus.

  • Arrêter la cigarette ? Non, pas pour moi, car ce n’est pas mes 2/3 clopes du week-end qui me pousseront au vice. Oui Monsieur, oui Madame, fumer – même si je sais « qu’c’est pas bien », reste pourtant un petit plaisir. Parfois je me dis que c’est un peu  bête aussi.

  • Ne pas passer mon permis et persister dans ce sens. J’ai bien (sur)vécu sans jusque là, je ne vois toujours pas les raisons qui me pousseraient à le passer, hormis quelques petites contrariétés de temps à autre : les positifs l’emportant sur le négatif. Tête de mule je suis ; tête de mule je resterai.

  • Voir Dublin et mourir. Bon, escamotons quand même la deuxième partie parce que je n’ai pas envie de faire le grand saut, pas encore non, mais, maintenant que ma phobie des aéroplanes est vaincue, il est temps de me promener dans la patrie d’Oscar Wilde.

  • Me laisser émouvoir à nouveau. Mais ça, ce n’est pas encore gagné  car le cœur, comme on dit, le cœur a ses raisons que j’aimerais bien connaître. Avoir ce petit pincement au cœur ; ce cœur qui décroche et qui fait boum. Au jeu du « suis-moi je te fuis, fuis moi je te suis » je suis pas mal douée.

  • Continuer à rire de tout, mais surtout de rien, et encore mieux : du pire. La vie est bien trop courte pour la prendre au sérieux même si des gens graves la prennent, celles des autres.

  • Continuer à me battre contre la haine, l’ignorance, les préjugés et l’intolérance. Je sais : il y en a du pain sur la planche. C’est un domaine dans le lequel, hélas, le chômage n’a pas force de loi. Une goutte d’eau et mes petits poings serrés. Mais l’espoir est ce qu’il nous reste.

  • Et enfin : me droguer.

Oui vous avez bien lu : me droguer à l’amour, à l’amitié, au rire, à la joie, à la bonne humeur, à tout ce qui, ici-bas, fait ce qu'il y a d’intéressant dans nos pauvres petites existences. Et puis on ne sait toujours pas ce qui nous attend dans l’autre vie.

Pour conclure en littérature, en empruntant les mots d’un mort mais bien vivant, éternel pour le coup :

« If music be the food of love, play on, give me excess of it »

By William Shakespeare himself

Pour ne pas oublier...

on vendredi 16 janvier 2015
Et puisqu'il m'était impossible de ne pas en parler.

1981

Je n’ai pas encore de véritable conscience politique. J’ai à peine 12 ans et pourtant je considère déjà l’injustice, toutes les injustices, comme proprement inadmissibles.

C’est le règne de Mitterand le grand, tsar de tous les français(e)s . Son règne vient de commencer depuis même pas 4 mois. Je me souviens très bien de son avènement, quasi christique parce, même du haut de mes 12 ans, j’ai constaté par   écran interposé, une foule en liesse au soir de l’élection, envahissant place de la Nation.

Peut-être que ces images de peuple heureux est-il le lent éveil de ma conscience. Lent mais implacable.

Puis,  en plein été, après la liesse...

Rue des rosiers. Une demie-douzaine de morts ; morts bêtement.

Je ne comprends pas pourquoi, au nom d’une religion, les gens sont assassinés. Je ne comprends toujours pas pourquoi plus de 30 ans plus tard.

Le monde devient effrayant pour mes yeux d'enfant.

1995

J’ai été longtemps été une étudiante en histoire que les guerres de religions n’ont pas laissées indifférente. J’ai d’ailleurs participé à une remise en question, dans un couloir de la fac, d’une professeur révisionniste. Nous lui demandions de nous expliquer pourquoi ? Nous, étudiants apatrides, apolitiques, de gauche ou d’extrême gauche, anti-racistes – touche pas à mon pote, athés, agnostiques ou déistes, anarchistes et subversifs. Nous ne comprenions pas comment on pouvait remettre en cause des faits qui étaient avérés, indiscutables, et longuement étayés par des témoignages bouleversants, et en suivant un cursus tel que le nôtre.

Je me souviens très bien de cette année car, entre deux envois de CV, mon frère nous racontâmes qu’il se trouvait non loin au moment ou la rame de métro avait explosé, entraînant avec elle 8 morts et plusieurs dizaines de blessés.

Saint Michel restera pourtant, étrangement, également le quartier des libraires les rares fois où je me rends à Paris.

2001

Je travaille dans ma première librairie, celle qui m’a mis les pieds à l’étrier, celle qui m’a tout appris de mon métier.

C’est un jour comme les autres, ou presque. Nous sommes en pleine rentrée scolaire et toutes les forces vives des premiers et deuxièmes étages sont mobilisées afin de répondre aux multiples questions que nous posent une horde d’élèves et parents d’élèves, en remplissant les paniers de fournitures de papeterie.

L’information nous arrive diffuse. C’est à peine si on comprend ce qui arrive là-bas. D’ailleurs, je préfère attendre de rentrer chez moi pour être sure que ce que j’ai entendu plus tôt dans la journée n’était pas un fake. On nous a parlé d’un accident d’avion sur les tours jumelles, pas encore d’attentat.

Les images diffusées continuellement sur l’ensemble des chaînes ne laissent hélas plus aucun doute sur la tragédie.

Est-ce de l’empathie ou non ? Je me mets dans la peau de ces pauvres hommes et femmes qui se sont rendus sur leur lieu de travail ne sachant pas qu’il s’agit là de leur dernier jour sur Terre.

Commence alors la traque de le l’homme le plus recherché au monde mais également la lente montée des théories du complot.

Le monde, déjà violent, bascule davantage.

2015

C'est ma pause déjeuner. Je ne travaille plus à la librairie depuis 5 ans. J'ai changé de branche comme d'autres de chemise, même s'il m'en a fallu du temps pour réussir à fermer tous les boutons. Métaphore pour signifier qu'il n'est pas si facile de voguer d'une branche à l'autre.

Comme tous les jours entre midi 30 et treize heures 30, je surfe sur Internet. Mes sites sur les lapins, mon forum de végétariens, le Bon Coin à la recherche de la maison idéale avec un peu de verdure pour que les loustics et moi puissent se dégourdir les pattes ; enfin surtout les 3 loustics. Tout doucement, je me remets au travail. Tout doucement. Je ne suis pas allée travailler la veille car malade.

C'est mon boss qui m'annonce la nouvelle. Lui aussi surfe sur Internet durant sa pause. Il me demande si je suis au courant pour Charlie Hebdo. Je suis un peu longue à la détente car je ne comprends pas. Puis je tape le nom du journal sur Google et tombe direct sur le drame, l'impensable. Je n'en reviens pas et me répète plusieurs fois : "putain c'est pas possible!"

Au soir, la liste des victimes nous est communiquée. C'est à quelle chaîne balance le scoop le plus rapidement possible. La liste des victimes dont Cabu, toute mon enfance – Récré A2 et le club Dorothée, le Grand Duduche.

Bien sûr, je n'en oublie pas les autres, les anonymes, exécutés tout aussi froidement comme ce policier blessé qui implore pour qu'on lui laisse la vie sauve ; lui aussi victime de cette haine dégueulasse. Sans doute l'image qui restera la plus vive en ce jour funeste.

Tout ça pour quelques dessins.

Le reste appartient désormais à l'Histoire.

Je me souviens de toutes ces journées comme si c'était hier. J'aurais pu parler d'Oklahoma City, de l'attaque au gaz sarin dans le métro de Tokyo ou bien encore rue de Rennes. Mes ces journées, plus que les autres, me sont restées de manières indélébiles pour des raisons qui n'appartiennent qu'à moi. Et le resteront, gravées.

Alors, parce qu'il est difficile de conclure sur un tel sujet, je me contenterai de citer ces illustres connus :

La violence, sous quelque forme qu'elle se manifeste, est un échec.
Jean Paul Sartre

La violence est la force des faibles
Isaac Asimov

L’humanité court à sa perte si le monde n’adopte pas la non-violence
La haine tue toujours, l'amour ne meurt jamais
Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde
Gandhi

Once upon a drame

on mardi 30 décembre 2014
Je suis une série-maniaque – c’est un fait avéré et indiscutable depuis au bas mot les années  80. J’ai déjà parlé des séries qui me font vibrer ici ou là (genre en ce moment - enfin depuis quand même  8 ans  mon addiction au Dr Who, dont il va falloir que je vous cause sérieusement un jour) mais je n'ai jamais eu l'idée de parler également des séries que je regarde plus par habitude que par réel désir. D’où le jeu de mot foireux de Once upon a drame puisque c’est à la suite d’une réflexion sur Facebook qu’est né ce billet :



Once upon a time

Sur une idée originale, c’est-à-dire réinterpréter les contes de fées à la manière de maintenant en les dépoussiérer d’un gros jet de kärcher, la troisième saison s’épuise et nous avec. 3ème saison qui est d'ailleurs reléguée sur 6ter, la petite cousine de M6. Déjà la deuxième commençait à décliner et je vois mal comment les scénaristes pourront porter le sujet de la série sur une quatrième saison inévitablement renouvelée… à part l’appât du gain et de l’audimat.

En parlant des dits scénaristes, j'ai la nette impression qu'ils sont en free style depuis un moment déjà en mélangeant tout et n'importe quoi : le capitaine Crochet est en fait un gentil garçon plus beau gosse que l’image d’Epinal, luttant face à un Peter Pan crispant qu’on a  envie de baffer et qui se trouve être le père de l’un des personnages principaux qui a au moins 110 ans*. Pardon pour les spoilers et pardon aussi pour l’excellent Robert Carlisle qui incarne le personnage de 110 ans. Ah mais non, rendez-moi mon Peter Pan qui ne veut pas grandir, emblème de l’innocence, et qui guide ses enfants perdus de Neverland !

Sans compter l’intervention de la petite sirène Ariel, tout droit sortie d’un Walt Disney que du conte originel d’Andersen. Les épisodes passent et on compte les points, ou la liste des personnages improbables tirés du chapeau des auteurs en mal de créativité. 
 
Tout est noir ou blanc, hétéro-normé, hormis le sérieux penchant de Mulan pour une princesse de ses amies. Seule point intéressant , anecdotique certes, d’une série qui part en roue libre.

Bref, ils auraient mieux fait der s’arrêter à la saison 1 avec une vraie fin : la sauveuse qui rompt la malédiction de Storybrooke.


Under the  gnome **

Ou l’adaptation pas franchement réussie d’un gros pavé de Sephen King, j’ai nommé « Under the Dome ». Et une fois encore, comment saccager une bonne idée de départ, c'est-à-dire enfermer les gens d'une même communauté sous un dôme de verre où nul ne peut y entrer ni sortir et regarder ce qui se passe, domaine dans lequel justement excelle Stephen King.

Mais voilà...

Ça part en cacahuète dès la seconde saison : le méchant redevient gentil le temps de 2/3 épisodes pour repartir en psychopathie. Les jeunes « élus » sont de vraies têtes à claques. Les gens meurent… mais pas vraiment. On prend une même situation pour la faire revivre par d'autres personnages. Bref, ça s'enlise  et il semblerait également que les scénaristes à bout de souffle malgré le roman de départ ne savent plus quoi inventer pour entretenir le suspens.

Un point positif toutefois : revoir notre chère Dr Lewis d’Urgences, AKA Sherry Stringfield, AKA la femme du méchant. Mais, spoiler inside, elle ne reste pas... sauf si une fois de plus les scénaristes s'entêtent à la faire renaître de ses cendres. Je pense néanmoins que c'est compromis pour la 3ème saison.
 
Bref, encore une série qui aurait dû s’arrêter à la première mouture avec un final season décent.

Et je vous épargne Lost et sa 6ème saison décevante ou je me suis exclamée : « Tout ça pour ça ! »

* suite à l'épisode de ce soir, on apprend que Rumpelstilskin a en réalité plus de 200 ans

**  Encore un jeu de mots trop facile certes, mais trop tentant.