Pages

dimanche 28 septembre 2014

My Summer in Berlin* - Day One où comment se faire des frayeurs sur tous les fronts

 Il fallait pour le moins un voyage en pays étranger, teuton pour ma part, pour que ma longue  malédiction désertion en ces lieux soit brisée. Dont acte. En 5 actes...


Un peu, voire énormément stressée – cela faisait bien presque 30 ans que mes pieds de taureau purement terrestre très à terre n'avais pas mis ses sabots dans un avion, la journée s'annonçait rock'n'roll, comme les deux journées précédentes d'ailleurs.


Mon premier voyage avait été un véritable flop. Un petit traumatisme dans mon univers d'enfant sauvage et malade des transports - nautamine, RIP, mieux que les vitamines : tu étais mon amie pour la vie. Porto-Heathrow, Heathrow-Paris, le reste en ambulance – on ne peut pas l'inventer ! Mon premier voyage en avion, donc, ne m'avait mené qu'à un bad trip. J'en avais gardé un très mauvais souvenir, enfin surtout mon voisin, un anglais pincé qui n'avait pas vraiment apprécié que je régurgite mon plateau repas sur son pantalon et son veston. Que voulez vous si à l'époque mon estomac n'aimait pas vraiment s'envoyer en l'air ?

C'est pas de ma faute, comme aurait chanté Alizée... juste avant de grimper dans la boîte en conserve orange et blanche.

Je quittais donc mon Home Sweet Home avec quelque appréhension. Pour mon périple à Berlin, c'était la totale : je quittais mes deux monstres sur pattes pour la première fois sur une période longue de plus de 2 jours – même si j'avais requis les services d'un rabitt sitter ; je tentai l'aventure du covoiturage, me rendant sur un aéroport dont j'ignorais totalement la topographie et me demandant sans cesse si j'arriverai à temps ; et, last but not least, dans un moment d'égarement, j'avais validé un ticket aller retour sur une compagnie low cost dont je ne citerai pas le nom et sur un moyen de locomotion que jamais ô grand jamais je ne mettrai plus les pieds. Mais comme dit le dicton : never say never...

Les gamelles de verdure avaient été blindées, l'eau avait été disposée sur plusieurs points – petits oasis dans le désert de l'appartement, le foin était à dispo pour les deux pachas, mon rabbit sitter m'ayant promis de faire un premier saut chez moi dès le soir même. Voilà pour l'aspect pinpinesque.

Côté covoiturage, entre départ retardé de 10 minutes pour cause d'attente de la dernière covoitureuse, averses soudaines suivies de rayons de soleil timide, fous rires et jeux de mots idiots entre 5 parfaits inconnus dans une voiture parfaitement inconnue – 5 parfaits inconnus qui ne se reverraient sans doute jamais, nous arrivâmes à bon port et sur le fil... après la case dépôt valise-vers-la-soute, sur le fil également. L'employé m'assura en effet qu'il ne me restait plus qu'une minute avant que je puisse déposer mon bagage.

Bon sang, pourquoi les compagnies low cost sont toujours à l'extrême bout de l'aéroport ? Mais c'est pour mieux te faire cavaler mon enfant...

Sur le fil donc, et essoufflée, je parvins enfin devant la porte qui allait m'amener non loin de la porte de Brandebourg.

Je commençais mon voyage de manière plutôt agréable, en compagnie d'une charmante berlinoise qui rentrait chez elle et qui me conseilla sur quelques endroits incontournables - dont le Holocaust Manhmal. Je l'en remercie encore

Près de 30 ans plus tard donc, je parvins enfin à combattre ma phobie de l'avion. Beaucoup de bruit pour rien, Décollage, atterrissage comme dans un roller coaster et, entre deux, calme plat avec quelques passages nuageux. Tout ça pour ça ! C'était bien la peine de m'en faire une montagne....

Par mesure de sécurité, j'avais réservé une chambre dans un hôtel non loin de l'aéroport de Schönefeld. Pour ce faire, soyons fous, soyons roya(l)ux : prenons un taxi ! Après tout, ne sont-ce pas les vacances ?
Le mobilier de l'hôtel ressemblait plus à un décor de l'époque de la Stasi mais qu'importe, une bonne douche, une pincée de télé allemande (euh.... "esprits criminels" et "crossing lines" dans la langue de Goethe, c'est un peu la quatrième dimension), et pas de repas pris sur le pouce car le restaurant était fermé. Qui dort dîne : en ayant dormi comme un bébé, j'ai largement eu de quoi grignoter ! Tant pis, je me rattraperai sur le frühstück** du lendemain.


Et, comme dirait nounours à Pimprenelle et Nicolas : bonne nuit les petits.






** Petit déjeuner en allemand.

mercredi 19 décembre 2012

D'ici la fin du monde...

C'est bien beau ça ; on sait tous qu'on va crever mourir vendredi, puisque nos amis les Mayas ont arrêté leur calendrier le 21-12-012 (c'est ballot c'te date, je suis pas à jour dans mon planning!), mais ce qu'ils ne nous ont pas précisé c'est :

  • A quel moment de la journée exactement ? Matin, midi ou soir ? Ben oui, tant qu'à faire, si on peut éviter de se taper une autre journée de boulot...

  • Les Chinois vont-il faire le grand saut avant nous ? L'apocalyptique vision d'une vague haute comme l'Everest déferlant d'un bout à l'autre de la planète, oui mais quel bout, sans savoir où et quand exactement elle va enfler a de quoi laisser perplexe? Quoi qu'à bien y réfléchir la Terre est ronde


  • En parlant justement de flotte, flûte, j'aurais dû persister à essayer de vouloir nager. Tiens, où ai-je mis mon maillot de bain ? 

  • Y aura t-il encore du réseau pour vérifier qui a survécu... ou pas !

  • Ai-je encore suffisamment de vinyls au cas, extrême certes, où un saleté de microbe s'échappe d'un laboratoire ? Pour ceux qui ne comprennent pas mes élucubrations vinyliques, se référer à Shaun of the Dead., puisque la musique peut également adoucir les "morts".

  • Bon sang de bois.. dois-je me faire porter pâle si demain je veux voir "Bilbo  le Hobbit" sur grand écran ?

  • Aurais-je le temps de m'inscrire sur les listes électorales ? J'ai beau accrocher des post-il sur le frigo, taper des mémo sur mon téléphone, j'y pense... et puis j'oublie. 

  • Il faudrait p'têt que je dise au facteur qu'il se trompe de boîte aux lettres et que mon courrier se retrouve tout le temps chez les voisins, et inversement. Oh, et après tout, c'est peut-être la fin du monde mais la mer à boire !


Bon, je vais peut-être arrêter la liste là. Mais comme hier soir, on a eu droit à notre soirée spéciale "fin du monde", que j'étais en compagnie d'une amie (qui m'a soufflé la blague des chinois, merci à elle!) ; que le film était franchement mauvais, tant et si bien qu'il suscitait des commentaires sarcastiques, ça m'a donné l'occasion de traiter de ce sujet,

Et vous, vous serez où le jour de la fin du monde ? Parce que moi j'espère bien revenir en très grande forme;)

lundi 24 septembre 2012

Crémaillère

En attendant la vraie ; celle où il y aura plein de gens, avec les cocktails à gogo et la musique techno à fond les amplis (en fait c'est juste pour la rime car je n'en suis pas spécialement fan...), voici mon coin de paradis... qui s'avère être un sol de béton mais qui, dès l'été prochain, sera pleinement, je l'espère, utilisé, rentabilisé et squatté accessoirement par mes deux loustics poilus, j'ai nommé la cour privative qui, il faut bien l'admettre à fini de m'achever, au propre comme au figuré, quand j'ai visité pour la première fois ce qui allait devenir mon nouvel appartement. 


Le quartier est chouette, les voisins sont sympas... si ce n'était celui de l'étage qui s'obstine à mettre de la musique technoïde au moins une demie heure par jour, au mois 4 fois par semaine, et qui me de donne parfois (déjà) certaines envie de meurtre, je confirme l'adage qui dit "on est bien chez soi !". 

Dont acte, et ce n'est le gang des pompons qui me dira le contraire ;)



Sinon c'est le premier billet pour lequel j'utilise la nouvelle interface blogger et  tout compte fait c'est pas trop mal tous ces p'tits bidules, non ?

lundi 30 juillet 2012

Vous savez que vous êtes atteint :

  • Quand vous regardez tous les camions/nettes en essayant d'estimer les m3 qu'il/elle peut contenir.

  • Quand, à chaque fois qu'un carton est soigneusement posé sur le trottoir, en attendant le jour des poubelles, vous vous demandez s'il est est assez solide et assez grand pour boucler les vôtres, de cartons.

  • Lorsque vous faites des listes à tour de bras, pour tout et pour rien ; que vous établissez un planning en checkant toutes les étapes au fur et à mesure (réservation de la camionnette, transfert de la ligne téléphonique, appel EDF et autres joyeusetés administratives).

  • Quand d'aventure vous croisez un pote, que vous le jaugez en même temps que vous prenez de ses nouvelles et que, ça turbine à plein tubes dans votre petite tête : est-il libre le jour J ? Est-il assez costaud pour transbahuter un frigo ?

  • Quand vous avez prévu un budget pour tous les à-côtés : budget bières, budget sandwichs (ou friteries, ça donne moins de boulot et on n'est plus à ça près !), etc, etc.

  • Lorsque vous êtes en train de visualiser l'emplacement de chaque meuble dans le futur appartement ; que vous rêvez en Valérie Damidot, sans les kilos, la blondeur, les couleurs criardes et un goût prononcé pour le marouflage.

Bref, vous savez que vous déménagez lorsque ça fait quelques semaines que vous êtes devenue un vraie adepte de la logistique quotidienne ; gymnastique quotidienne aussi afin de tout cadrer comme il faut. Que vous vivez dans les cartons, au camping, à la recherche du T-shirt perdu (ou encartonné un peu trop vite), au tennis elbow à force de vivre chaque week end la scotcheuse à la main.

Mais qu'on se rassure : la maladie et ses symptômes disparaîtront d'eux mêmes d'ici une bonne semaine.

Quoi que, à bien y réfléchir, il y a aussi la prochaine étape, celle de l'emménagement ;)