mercredi 21 décembre 2011

Les joies de l'informatique !

ou on se dit, enfin surtout moi, que j'ai bien la poisse collée à mes semelles de basket. A se demander si je ne dois pas me rebaptiser Gastonne Lagaffe ?

Bilan de ma semaine donc, pas encore finie – hélas – je crains le pire pour la suite :

  • Un pc qui crashe brutalement et mystérieusement un bel après midi de dimanche. Devoir tout réinstaller c'est la barbe, non pas pour la restauration en elle-même, mais parce que je dois évidemment me taper la corvée de récupérer tous mes fichiers passés à la trappe sournoise du formatage. Pénible, donc, mais faisable.

  • Victime d'un fichu Trojan que voici. Pas de panique – enfin si un peu quand même parce qu'il faut bien trouver un moyen radical de l'éliminer afin de surfer tranquillement sans que mon explorer ne m'envoie sur des sites publicitaires quand je tente une recherche sur notre vieil ami google. Si vous aussi êtes victimes de ce cheval de troie : ne suivez pas le lien indiqué sur cette page (bourrée de fautes d'orthographes soit dit en passant), ne passez pas par la case prison et ne payez pas cette amende de 200€ : ceci est un FAKE, un vrai de vrai. Ah les petits malins cons.

  • Mon pc fut présentement, et aujourd'hui à 10 minutes d'intervalles, victime du syndrome de l'écran bleu. Très plaisant quand on essaie de transférer un fichier ou qu'on vaque à ses occupations quotidiennes : lire ses mails, répondre, aller sur Facebook et j'en passe.

Espérons que cette loi des séries se termine ce soir. Tiens en parlant de séries, vous regardez quoi ce en ce moment ? Vous regardez combien de séries en même temps ?

PS : ah, oui, j'oubliais : sans compter un disque dur qui a cramé (mais vraiment, pas du chiqué - il m'a fallu un peu de temps avant de me dire : "tiens, c'est quoi cette odeur ?)

dimanche 20 novembre 2011

Les talons sur le pavé

C'est insensé : à chaque fois que je dis que je vais te quitter, me voilà de nouveau sous le charme ; le coeur qui bat, qui bat comme mes talons sur le pavé et je soupire, vaincue une fois de plus. Il suffit que je revienne vers toi, que je regarde la grande roue sous ce ciel si clair ; que j'entende les rires des gens là-haut - les rires ou les cris de peur. Et puis ce chaleureux bar - mon bar - où je pose mes affaires sur la chaise, le livre sur la table ronde, celle du coin ; livre à peine lu car un ami en entraîne un autre ; une conversation s'enchaîne sur une autre le temps de finir sa bière, puis celles qui suivent ; le temps qu'un regard étranger se pose sur la quatrième de couv', bienveillant curieux tandis que je lis les "Bienveillantes". Comprendre après coup que la jolie rousse s'excuse d'amener le froid lorsqu'elle ouvre la porte.

Sourire.

Se rendre compte qu'on a passé une soirée agréable au final. Constater avec surprise que le cadran a fait un bond.

Rentrer chez soi, calme et détendue. Se dire que ça ne va pas si mal après tout.

Profiter du soleil, le lendemain. Profiter de ce charmant sourire avant de se lancer, entamer la discussion autour des livres, devant l'étal du bouquiniste. Oser aller vers l'Autre. Hésiter puis regretter de ne pas avoir proposé un verre. Se dire que peut-être... au détour d'un autre étal, même si l'on sait que la probabilité de la revoir est bien mince.

C'est insensé : à chaque fois que je me dis que je vais te quitter, je reviens vers toi, ma ville, mon Lille.

dimanche 6 novembre 2011

Questions existentielles... ou pas !

... Entre un peu de futilité et un peu plus de gravité :

Doit-on laisser un pourboire à la coiffeuse, même si elle nous a raté ? (non pas que ce fut le cas pour moi il y a 15 jours)

Qui a dit que la musique adoucit les moeurs, si ce n'est pour entendre toujours la même rengaine qui finit par nous taper sur le système ?

D'où vient l'inspiration ? Où nous mène t-elle (en ce moment, nulle part) ? Pourquoi s'en va t-elle sans revenir, comme si elle n'était qu'une simple ligne d'horizon ?

Pourquoi avoir envie d'écrire – l'envie reste là, intacte – si ce n'est pour ne pas/plus avoir le temps, en être incapable car trop fatiguée/surmenée par les heures qui filent trop vite ?

Par quel hasard le métro est toujours en panne lorsqu'on est pressé, pour un rendez vous - un ciné et, que pour enfoncer le clou, il y a en moins pour cause de jour férié ? (Induisant également : pourquoi il y a toujours un(e) crétin(e) qui s'amuse à bloquer les portes ?)

Qui a décrété qu'une femme ne pouvait pas être un jour présidente de la République (parce que moi, si j'étais présidente...*) ? Vox Populi ; Vox Dei (et mon c**, c'est du poulet ?)

Pourquoi passer à l'heure d'hiver (pour faire des économies, rappelons le) si c'est pour allumer les lumières une heure plus tôt ? Parce moi, mes soirées de veille ne changent pas, bien au contraire.

Peux t'on vraiment donner un prix à une vie humaine, si justement la vie n'a pas de prix ?

Et vous, quelles sont vos interrogations existentielles... et autres ?

* Dans cette phrase se cache à une allusion à une chanson de Gérard Lenormand. Amis quadras, si vous passez par là....

lundi 17 octobre 2011

Scène presque ordinaire

Parfois, des filles se comportent comme des mecs en regardant d'autres filles d'un air non équivoque. Et au milieu...

Il y a moi, au milieu, en spectatrice amusée par ce ballet silencieux, à sens unique parfois, de filles qui aiment d'autres filles.

Il y a moi, observatrice silencieuse, notant scrupuleusement, au passage, ces quelques scènes presque ordinaires de la vie quotidienne sur mon calepin noir qui ne me quitte pas.

vendredi 30 septembre 2011

La folle du bus

Eu égard à mon dernier coup d'éclat du métro, vous savez : mon premier taré, je croyais être bien à l'abri de toute autre tentative pour me mettre en rogne. Et bien non, aujourd'hui, je me suis faite allégrement traiter de pucelle et vieille fille, tout cela en 10 minutes de trajet. Et par une mère de famille qui plus est qui ne s'est pas gênée pour me le répéter 1 million de fois – au cas où, en plus des termes susnommés, je sois également sourde comme ce vieux Ludwig. Mais laissez moi vous raconter les faits.

Le bus est bondé. Qui dit jour de grève dit moins de passage. Je m'accoude à la fenêtre, dans le creux du bus qui est prévu à l'usage des poussettes ou des fauteuils roulants. Juste avant de partir, voilà qu'une bonne femme débarque nantie de son mioche et de son jules. Elle monte en tonitruant « poussez vous les jeunes, j'ai une poussette ». Ce qui m'amusait au départ, et que j'ai eu le malheur de dire à voix haute, a déchaîné cette furie, la folle du bus : « les jeunes si on veut, j'ai quand même 42 ans ». Paf, c'est comme si la chaleur de la journée s'était cumulée sur cette phrase fatidique.

Notre mère de famille commence à m'incendier. Je lui explique calmement que sa réflexion m'a fait rire vu que je ne suis plus tout à fait jeune. Mais non. Elle avait besoin de s'en prendre à quelqu'un et ce quelqu'un ce fut moi. « T'as un enfant ? » (comme si avoir ou non un enfant donnait plus le droit d'insulter un quidam). Elle me dit que je suis mal éduquée car j'ai osé lui dire que le soleil tapait aujourd'hui. Elle confond l'hospitalité et la politesse quand elle parle des jeunes qui ne cèdent jamais leur place, alors qu'à vrai dire, elle même s'est montrée très grossière quand elle est montée. Enfin, je vous passe l'essentiel de son inintéressante vitupération à mon égard, son défoulement. Je crois bien que je suis tombée sur un cas d'école ; qui m'a été confirmé par une autre voyageuse. Apparemment, cette charmante mère de famille est à classer dans la catégorie « folle intégrale » et ce n'est pas la première fois qu'elle s'en prend à quelqu'un de cette manière.

Et puis, me reprocher à mon âge de ne pas avoir d'enfant. Franchement, quand je vois sa gueule et celle du mari, ça ne me donne pas vraiment envie de me reproduire.

Tout cela bien sûr sous le regard de dizaines d'yeux focalisés sur ma personne. Il faut croire qu'aujourd'hui il m'en fallait plus pour me mettre à bout. Je suis restée étonamment très calme. J'ai même plaisanté avec une femme quand cette harpie s'en est prise à moi et qui, je crois, n'en pensait pas moins que moi.

Moralité : méfiez vous des femmes avec des poussettes, surtout quand il fait chaud. On ne sait jamais : peut-être tomberez vous sur une Mrs Hyde en puissance !

jeudi 29 septembre 2011

Bref...

Bref, je ne vais pas paraphraser cet excellent programme de canal +

... Bref, je n'ai rien glandé ici depuis plus d'un moins - la honte mais j'ai :

- découvert les joies du détapissage et du peinturage de murs à mon image, avec des couleurs qui me siéent mieux au teint (bon, sur le coup j'ai du vérifier la conjugaison de ce verbe car il est 23h03, j'suis fatiguée, j'ai eu trop chaud dans les transports en commun, puis j'ai eu un comme un gros doute au moment où j'ai écris ce mot). Je me suis même occupée de la plus petite pièce de A a Z et j'ai en c**é même si je suis pas mécontente du résultat. A vous de deviner de quelle pièce il s'agit. Accessoirement la disposition du salon, my place to be, a été changée et le rend 12 fois plus grand. Malgré tout ça, je ne m'appelle toujours pas Valérie.

- Je me suis promenée, beaucoup. J'ai pris des photos ainsi que de la pluie sur la tronche le fameux samedi de la braderie. Des trombes de pluie. Le genre de voyage de retour qui s'oublie difficilement entre l'attente à la station du bus - deux heures tout de même pour rentrer sur un trajet qui dure 1 quart d'heure à tout casser. Et puis un type complétement bourré qui essaie d'arrêter l'autocar, sous la pluie : il faut le voir pour le croire. Cela aurait fait une belle note je crois, mais je suis trop fainéante pour écrire. Y a des jours comme ça...

- Rien lu depuis des lustres, depuis que j'ai plus mis les pieds dans une bonne bibliothèque. Vu des tonnes de séries par contre. Enfin non, soyons précise : vu des tonnes d'épisodes de certaines séries. Une vraie addict. Je redoute le moment où je vais me présenter "Je m'appelle l'Intrépide et je suis une série addict". De toute façon, vu la gueule des programmes télé en ce moment... Franchement, les anglais savent y faire en la matière.

- J'suis toujours l'humaine de compagnie de deux ventres à pattes qui sont amoureux l'un de l'autre 6 jours sur 7... et qui ont tendance aussi à vouloir mettre le barouf dès que j'ai le dos tourné. Que fait la SPHC ? (Société Protectrice des Humains de Compagnie).

- Pis le reste c'est recherche intensive d'un nouveau taf. Objectif atteint en 3 semaines. Pas mal non ?

Voilà voila, j'espère bien revenir dans les parages un peu plus régulièrement. J'avais juste besoin d'un petit boost : chose faite aujourd'hui.

Et sinon, euh, vous le trouvez comment, le V'Lille ?

Pasque moi le côté "En rouge et noir" à la Jeanne Mâche (la chanteuse préférée de nos amis les lapins) euh bof hein. Après coup, un pote m'a dit que ce sont les couleurs du Losc. Ben je comprend mieux.

dimanche 21 août 2011

Blogueur né

Inspired by Boubou (à qui je remets mon devoir une fois de plus très tard : j'crois que je suis bonne pour deux heures de colle).

Je ne saurais pas vous dire quand exactement je suis devenue accro /mordue /lectrice régulière de blog (barrer la mention inutile), mais je saurais vous dire quel(le)s sont ceux qui m'ont donné l'envie à mon tour de créer le mien.

J'y suis venue sur le tard. Quand déjà ce n'était plus vraiment la mode mais, après tout, la mode c'est quoi ? On s'en fout, moi en tout cas. A l'époque, j'étais du style à fréquenter les forums et pas qu'un peu ni qu'un seul. J'affectionnais réellement ces lieux d'empoignades hautement fréquentables qui m'ont apporté mon lot de rencontres enrichissantes. Je naviguais grosso modo entre une bonne demie-douzaine de forums, la plupart consacrés à la littérature. Sauf un. Et c'est évidemment grâce à celui-là que mon aventure bloguesque a pris son envol. Après, vous dire de quel point de départ tout ça s'est débloqué, c'est une autre paire de manches.

Ce forum donc, grossissait à vue d'oeil. 6000 membres au compteur. A l'intérieur, une section appelée "la bibliothèque", virtuelle bien sûr, où ceux qui aimaient écrire comme moi pouvait poster des histoires. Je me suis donc remise plus sérieusement à une passion que j'avais plus ou moins mise de côté. Cette bibliothèque a sans doute été la première marche vers mon addiction aux blogs. Il me fallait un autre support pour m'exprimer ; un format plus interactif et réactif. Je ne voulais plus me contenter de scribouiller des millions de pages dans mon coin (soit, j'exagère un chouïa).

La deuxième marche est liée à une personne en particulier. Je ne sais pas si elle me lit, auquel cas je serais paralysée par le trac... mais sache en passant que tu es une des personnes que j'admire le plus au monde. Et il y a très peu de personnes que j'admire ici-bas.

Mademoiselle Artefact, j'ai un aveu à te faire : je suis terriblement jalouse de ton talent d'écriture. Tu ne postes que très peu, voire presque plus... Non, ceci n'est pas un message destiné à te faire reprendre ta jolie plume ni tes quartiers d'été, car je sais que tu es très occupée, mais ce serait bien que tu ne laisses pas les mauvaises herbes envahir ton jardin virtuel. J'dis ça en passant, l'air innocent à deux balles - tu me connais, n'est-ce pas ?

Voilà, pour répondre à ta question, Boubou. Je pourrais certes rentrer dans les détails ; je pourrais également lister ceux et celles qui m'inspirent mais ce serait non exhaustif car, bien sûr, comme tout le monde, j'ai cliqué à gauche puis à droite, et encore à droite pour aller tout droit : et voilà, j'y étais dans le grand bain de la blogosphère.

Et après ?

Et après j'ai écrit quelques billets qui ont eu écho, tout au moins je l'espère, et j'ai rencontré des gens bien. Je continue à poster des trucs inintéressants... enfin, je fais en sorte de continuer mon petit bonhomme de chemin.

lundi 25 juillet 2011

Brèves de comptoir... ou pas

Une fois de plus, le bus tarde ; une fois de plus, une fois de trop – panne, encore ? C'est bien ma veine ! Je rebrousse chemin pour me faire déposer par mon chauffeur, accessoirement mon frère. Et c'est parti. Entre temps nous embarquons également un homme et une demoiselle qui attendaient comme moi à l'arrêt d'autocar.

Et me voici donc partie pour une soirée remplie de scènes assez cocasses.

Un jeune type, vraisemblablement éméché, la clope à la main, ainsi qu'un verre de bière, cherche quelque chose ou quelqu'un lorsqu'on le voit déambuler entre rue Royale et rue Doudin. Et c'est le cas puisqu'il me demande si je n'ai pas vu passer un type avec une barbe et un t-shirt rayé. Après ma réponse négative, le voilà qui repart de plus belle, sans avoir touché à sa clope ou à son demi. Je le regarde de loin, amusée. Va t'il retrouver son t-shirt rayé ?

Ce que j'aime aussi dans ce bar, c'est qu'on peut à la fois y croiser de parfaits inconnus, qu'on ne reverra jamais, qui peuvent se montrer charmants, enjôleurs, ou un peu lourds mais aussi des habitués tel que ce passionné de cinéma, comme moi, et avec qui c'est toujours un plaisir d'évoquer l'univers singulier de David Lynch ; de parler de l'âge d'or des années 50 – Nouvelle Vague, Mankiewicz, Frank Capra, ou encore le cinéma coréen que je connais très mal, voire pas du tout.

Puis, puisqu'il faut bien repartir chez soi, faute de moyen de locomotion personnel, faute de permis, je regarde l'horloge du bistrot, en avance de 10 minutes, comme toujours, et je me décide à quitter ma « résidence secondaire ». Pour une fois il ne pleut pas : c'est déjà ça. Dehors, ça fume sec, filles et garçons à l'unisson pour regarder discrètement les passants de leur propre sexe. C'est ça aussi le vieux Lille. Ça peut être aussi très très gai(y).

A deux ou trois reprises, je croise des groupes de jeunes qui transfèrent de l'alcool dans des bouteilles en plastique avant de se permettre une généreuse rasade. La nuit est chaude, elle est sauvage... dit cet adage tiré du Top 50, et je suis sûre qu'elle le sera.

Rue Esquermoise, un petit groupe s'amuse à marcher comme Charlie Chaplin. Pour l'avoir essayé, je sais que l'exercice est difficile. Je souris. Décidément, cette nuit est vraiment étrange.

Et ça ne s'arrête pas là :

Lorsque je remonte du métro, je croise un black tranquille qui descend l'escalator en rappant allégrement et plutôt pas mal si j'entends la voix mélodieuse et la rythmique précise. Cela efface ma tentative lamentable de fourguer une pièce de 10 francs dans le distributeur de tickets de Transpole, après que l'on m'ait également fourgué cette pièce, dans la journée sans doute. Je décide finalement de la garder en songeant à l'anecdote des 1 euro 52. Deviendra t-elle un porte bonheur ? Qui sait...

Croyez-vous que dans le bus, cette étrange soirée s'achève ? Et bien non, la revoilà la petite vieille arnachée de 3 gros sacs, voyageuse régulière s'il en est, mais qui se tape la discute avec le chauffeur tandis que son arrêt est arrivé. Il faut bien faire « durer » le plaisir des autres voyageurs, fatigués, qui ont hâte de rentrer chez eux.

Et pour clore le tout, j'ai bel et bien failli louper mon arrêt, à rêvasser par delà la vitre...

Voilà, une nouvelle fois des petites brèves, des anecdotes qui m'amusent, que j'observe et que je note pour retranscrire ici. Une fois de plus, sans doute une fois de trop, mais cette soirée était assez particulière, pour d'autres raisons d'ailleurs.

Mais chut. Je n'en dirais pas plus.

mercredi 20 juillet 2011

Le temps d'un week end

On revient toujours sur les lieux de ses premiers crimes, au tout au moins les endroits si familiers où on a vécu toute son enfance, et puis son adolescence. Le temps d'un week-end on remonte le temps, cette étrange machine à voyager dans les souvenirs lorsqu'on marche à nouveau dans les rues, ces mêmes rues que l'on a sillonné des millions de fois.

Le temps d'une respiration, face à la vie qui va trop vite ; le temps de se débarrasser de tous ces automatismes ; le temps de se délaver de toute cette fatigue accumulée – une femme rendue presque neuve au sortir du dimanche soir. Les gens ont si peu changé. Ils ont vieilli, bien entendu mais dans le fond, ils restent les mêmes, tels que vous les avez laissé il y a 12 ans.

Le revoilà le square du haut duquel nous sautions – cap ou pas cap ? Le pharmacien, égal à lui même derrière son comptoir. Seule la barbe a été rasée et les murs rafraîchis d'un coup de peinture. La fleuriste n'a pas changé sa devanture, même si pour l'heur le magasin semble fermé. Le collège est toujours là, un peu moins splendide, un peu plus terne. Avec un peu d'imagination, on pourrait presque entendre les rires et les cris des gamins que nous étions lorsque la sonnerie nous délivrait enfin de notre journée. Le petit banc sur lequel je m'asseyais, face au cimetière allemand, et sur lequel d'ailleurs je continue de m'asseoir, entourée de technologies et ma clope au bec... mais non, pas cette fois car un inconnu nanti de son affreux cabot se repose à l'instant où je passe en vélo. Nos regards se croisent une microseconde avant que je ne poursuive ma route.

Bien sûr, il y a tout de même des choses qui ont changé : la façade rutilante du bistrot où j'osais à peine mettre les pieds. Le mur, bétonné, de la supérette pour ne plus avoir à subir les violences de jeunes désoeuvrés, là où se trouvait jadis la sortie. Et puis à côté, un distributeur de boissons, incongru. Carmélino n'existe plus non plus, depuis longtemps hélas. Pour à peine 10 francs, nous sortions de l'épicerie avec un sac bourré de bonbons. Mais qu'est-ce qu'1 euro 50 maintenant ? Rien du tout. Et mon vieil amour, que je croise de temps en temps sur la toile... des photos où les cheveux se clairsèment, le long des golfes clairs ; le fossé continue de se creuser entre lui et moi, inéluctablement.

Et finalement, le temps d'un week-end, on se rend compte que rien ne reste finalement immuable, à part peut-être dans les yeux de l'enfant que l'on a été autrefois.

C'est ça aussi, revenir chez soi.

mercredi 13 juillet 2011

Et sinon...

... c'est de lard l'art ou du cochon faux son ??? '
Tu vois, tu n'étais pas si loin, Boubou pour la réponse mais elle a été donnée par anonyme. C'était donc bien Portishead au Main Square Festival que je n'ai pas vu (snif, mais je ne désespère pas). Pour ma part, samedi dernier j'ai assisté au concert d'un autre groupe de trip-hop/électro, j'ai nommé Archive et, ma foi, ils ont bien déchiré sur scène les lascars. Mais vraiment, Pollard, qu'est-ce que tu prends dans ton cacolac le matin pour être aussi déchaîné sur scène ? Pas de photos de ce concert car les clichés sont un peu très pourris. Maxi mea culpa.

mercredi 6 juillet 2011

Petite devinette du jour

Cette photo a été prise il n'y a pas longtemps, pas par moi car je n'y suis pas allée, mais par quelqu'un que j'avais "missionné" expressément pour l'occasion et pour ce groupe uniquement (attention : un indice !). Devinez qui est le groupe et où ça se passe. Rien à gagner, juste le plaisir de jouer. J'attends vos commentaires.

PS : et interdit  de tricher les loulous...

jeudi 30 juin 2011

Spamme a lot*

cher(e) Membre,





1. Dans le cadre de l’installation définitive du nouveau Gmail® en vue de la protection de nos membres utilisateurs des messageries Gmail®, yahoo®, hotmail ,orange etc... contre les SPAMS, nous envisageons la clôture de tous les comptes inutilisés. Nous serons obligés de fermer votre compte afin de permettre la décongestion de notre réseau. Pour confirmer l'authenticité de votre adresse Email, veuillez remplir correctement le formulaire ci-dessous.  A défaut de cela, votre compte Gmail® sera supprimé de façon définitive et irrévocable.  
  
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Gmail®, yahoo® ,hotmail® ,orange, en nous transmettant les informations demandées en réponse à ce message dans un délai de 72 Heures. Passé ce délai, nous ne serons pas à mesure de garantir la préservation de votre adresse de messagerie.
3. Cette requête nous permettra de répertorier votre adresse de messagerie afin de ne pas la perdre lors de l’expiration du précédant service de Gmail®, yahoo®, hotmail® ,orang
4.Vos données seront traitées de façon confidentielle et vous pourrez par la suite continuer sur Gmail®,yahoo®,hotmail®,orang  Avec le tout nouveau Gmail® ,yahoo® ,hotmail®,orang !  vous pouvez : 
 Avoir un aperçu rapide de vos messages dans le panneau de lecture. Organiser facilement votre boite grâce à la fonctionnalité glisser/déposer des mails vers le dossier de votre choix. Afficher plusieurs mails en même temps. Avec les onglets, vous passez en un seul clic d'un message à l'autre.Recevoir instantanément vos nouveaux mails sans avoir à actualiser votre navigateur. Mail et Messenger réunis : Discutez en direct ou par mail (bientôt disponible) Et toujours, accédez à votre mail quand vous voulez, où que vous soyez même avec votre mobile.
L'équipe Gmail®, yahoo® orange®, hotmail®.                                                          Service Clientèle



Voilà la teneur du message que j'ai reçu cette nuit et encore aujourd'hui (des fois qu'au deuxième envoi, je tombe dans le panneau !). On y croit avec ces couleurs bariolées et cette requête plus que douteuse : me demander mon mot de passe pour une boîte mail que, soit dit en passant, j'utilise au minimun une fois par jour. J'attends donc le délai de 72 heures (Mon Dieu, j'ai peur) pour voir ce qui va arriver... ou pas. Enfin, si ceci n'est pas du tout un spam, je vous dis... euh, à l'année prochaine si tout va bien ?
Bon, trêve de plaisanterie, ce spam reçu à l'insu de mon plein gré a eu au moins le mérite de me faire rire, et de me donner l'occasion de pratiquer un de mes sports favoris : le jeu de mots – pourri sans doute, en pastichant les Monty Python*. Hormis le rappel, régulier, que mon compte paypal n'est plus mis à jour et que ma carte a expiré (ah bon ?), avouez que ça a quand même plus de gueule que les éternels mails me désignant comme légataire universelle d'un riche nabab qui a besoin de moi pour sortir son pognon du pays, ou encore me demandant si je veux « enlarge my penis » (attends je vérifie, à la recherche de la culotte perdue... ou là la, je prends des risques : j'vais attirer des requêtes bizarres moi) ou , enfin,  si je veux acheter du viagra (les effets secondaire que subit les Samantha dans « Sex and the city » ont-ils été testés cliniquement et approuvés ? Hein, quelqu'un peut me répondre svp ?
Et sinon, si une détentrice de boîte Gmail passe par là, suis-je la seule à avoir été prise pour cible de ce poisson d'avril après l'heure ?
A vot'bon coeur m'sieurs dames.

mercredi 29 juin 2011

D'autres petits plaisirs

- J'aime marcher pieds nus sur l'herbe fraîchement coupée, sur le sable ou encore chez moi, sur le parquet, lorsque le temps me le permet.
- J'aime rester au lit le dimanche matin quand je sais que j'ai tout le temps pour me lever. Et puis me rendormir par à coup pour me réveiller dans un demi-sommeil en me disant « j'ai encore un peu de temps ».
- J'aime marcher dans les rues du vieux Lille, sans but apparent, lorsque le soleil est haut, que les tables des cafés sont sorties et que j'observe le spectacle de la vie, tout simplement. Et croiser tous ces regards complices, curieux, pétillants ou même  indifférents : je prends tout.
- J'aime savoir que quelqu'un m'attend. Je me dépêche alors , entre excitation de la rencontre et l'angoisse de savoir plaire... ou non.
- J'apprécie de plus en plus les soirées où rien ne se passe comme prévu, où vous allez de suprises en surprises, au gré des conversations, des rires et des connivences. Ce sont là les meilleures moments. Et pourtant ce n'est pas ancré dans mes habitudes, moi l'ancienne timide qui se soigne comme elle peut.
- Et puis la première gorgée de blonde, brune ou rousse, très fraîche, ainsi que la première bouffée de cigarette. Le week end est là, bien là.
- Et puis aussi savoir que de nouveau mon coeur peut battre. Un sourire. Un regard qui vous fais comprendre que vous êtes la bienvenue, à qui votre présence fait plaisir.

jeudi 23 juin 2011

Coulez mes larmes...*

Je déteste pleurer en public, comme tout un chacun. Et si ça m'arrive, si les vannes s'ouvrent, c'est alors que je suis dévastée et que je ne peux plus rien contrôler. Je pleure le soir sous la douche, la nuit dans ma couche, quand je sais que personne ne m'entend. Je pleure lorsque je descends du bus, bien à l'abri des regards, tard, et qu'il n'y a personne dans la rue pour me croiser... Je pleure parce que mon coeur fait des siennes, ce capricieux, et que, malgré ma raison qui se fait entendre en hurlant, il reste sourd et continue malgré tout à aimer la mauvaise personne.

Et puis.

J'aime pleurer dans la salle obscure d'un cinéma. J'ai le coeur guimauve – je n'ai pas honte de de le dire. Une vraie fontaine Wallace qui ne peut s'empêcher de verser des larmes quand l'émotion est à son comble, quand le bateau part ou que les amants se retrouvent sur le quai d'une gare après des mois ou des années de séparation. Et parfois, lorsque je suis en compagnie, je me détourne, je tousse, j'abuse de mille et un stratagèmes pour ne pas montrer que je suis touchée.

Et puis, aussi.

Je pleure de bonheur, parfois, lorsque la vague m'emporte, celle de la foule en liesse, celle de la communion de plusieurs milliers de personnes qui chantent en même temps. Je pleure de rire aussi, au détour d'une soirée où le délire et l'absurde prennent les commandes des discussions. Je pleure de joie.

Je pleure, un peu, beaucoup, passionnément, à la folie mais jamais, ô grand jamais, «pas du tout ».


* Directement et honteusement inspiré d'un titre de Philip K. Dick "Flow my tears, The policeman said", lui-même inspiré d'une chanson de John Dowland.

mardi 21 juin 2011

Faites de la musique... pas la guerre !*

Trouvé sur le net, sur un site ultra célèbre You***be, pour ne pas le nommer. Certainement pas la vidéo officielle mais tout de même un clip de toute beauté. Les images se marient bien avec la musique de Massive Attack (en plus "paradise circus" est l'une de mes chansons préférées du dernier album). So enjoy !

* Oui, je sais, elle était facile celle-là. Et par dessus le marché, je n'applique pas ces principes puisque je suis restée chez moi. Euh, et en même temps, je ne sais jouer d'aucun instrument : nous v'la bien !

jeudi 16 juin 2011

Jeudi c'est philo...

... Enfin bon, j'en profite qu'aujourd'hui a eu lieu la première épreuve du bac, c'est à dire la philosophie, pour vous proposer* de plancher sur un sujet de mon crû : "Un demi-mensonge vaut-il une demie-vérité ?". Laissez votre imagination et votre créativité faire le reste. Peu importe le support. Peu importe l'angle d'approche : l'important c'est de participer. Vous avez jusque fin juillet pour  m'envoyer vos textes, images etc,  à l'adresse habituelle : ma.vie.intrepide@gmail.com. Date à laquelle tout sera publié ici. Publié et soumis au vote. 

Alors, saurez-vous me dire si vous serez l'heureux gagnant(e) ?

De mon côté, je ne chôme pas : j'écris beaucoup dans le train, je lance des mots, des notes, des réflexions ; je prends des photos. Et bientôt je ne tarderais pas à les poster au fur et à mesure.



* J'en profite pour solliciter la plume de Sophie-la-cafetière qui, si je ne m'abuse est devenue bloggueuse free-lance.





mardi 7 juin 2011

Martine va à la Pride*

L'ayant déjà évoqué précédemment, je ne suis allée en tout et pour tout à la Gay Pride qu'une demie fois... jusqu'à ce dernier samedi. 
2011 et la 16ème édition de Lille fut  pour moi l'année de ma première « vraie » Marche des Fiertés : un déniaisage en règle donc.
La troupe de 2 s'étant réduit à la portion congrue, c'est-à-dire moi et rien que moi, je vous avouerais que j'ai quand même hésité avant de me lancer. Il faut dire que ce genre de manifestation, militante certes, est également une grande parade festive où on est genre  à  y aller à plusieurs en scandant des slogans ou en chantant énergiquement les derniers tubes électro de Lady Gaga ou Black Eyed Peas. Comme une grande, et je ne suis pas peu fière de moi sur ce coup-là, j'ai fini par me décider en me disant que serait bien dommage de louper une telle occasion.
Sous un soleil de plomb – 28° tout de même, la tenue de combat idéale s'imposait, complétée en cela par mes plus belles lunettes solaires, enfin les seules, et chapeauté d'un borsalino en toile – quand je vous dis qu'ici quand le soleil tape, il ne fait pas semblant ! J'ai failli louper mon bus... et à vrai dire, ce n'aurait pas été plus mal que je le loupe, vu le nombre de discours que j'allais me fader lors je suis remontée à la surface du métro, en place de la République. Ayant toujours peur de louper un truc important, j'avais donc compté large. J'ai donc pu fureter entre les stands et je me suis même acheté un bracelet arc-en-ciel à 2 euros – la seule note de gayeté de ma parfaite panoplie de marcheuse et fière. Il fallait bien que je garde un peu de sous pour les quelques bières qui allaient fatalement accompagner ma soif et le reste de l'après midi.
La parade a donc commencé vers le coup de 14h30 par un grand coup de semonce technoïde provenant du premier char et d'un DJ nous demandant de nous faire entendre à pleine voix. En route pour deux heures de marche sous le cagnard ! J'avais décidé de me taper l'incruste auprès d'une bande de jeunes valenciennois à qui j'avais prêté mon briquet, pour finalement poursuivre mon petit bonhomme de chemin, seule, jusqu'à remonter en début de parade où j'ai rencontré quelques unes de mes connaissances.
De cette Pride, je retiendrais ces instantanés :
- Un free hug à un jeune garçon qui brandissait sa pancarte. J'ai sans doute été la seule à participer au câlin gratuit...
- Les badauds dans l'ensemble souriants, marquant le tempo, pas franchement hostiles. Certains ont même grossi le rang des marcheurs. Je me souviens notamment d'une dame avec une cane qui dansait sur la Battacuda, et en rythme s'il vous plait !
- En parlant de Battucada justement : certainement le meilleur moment, pour ma part. Dès que je suis arrivée derrière eux, je n'ai plus bougé d'un iota, enfin si, au rythme de leur percussions bien entendu. Atabak ça déchire vraiment et pas forcément les tympans. Un peu de pub au passage pour une troupe qui mène la danse depuis quelques années déjà.
- Un slogan : « ne vous tapez pas un trans, mangez plutôt du bio ». Je ne suis pas sûre des termes exacts mais dans l'ensemble ça donnait à peu près ça. Pancarte tenue par une très jolie fille/garçon. On appelle ça le 3ème sexe.
- Une bonne humeur contagieuse.
- Surprise : lendemain j'ai appris que le DJ du premier char n'était autre que Quentin Mosiman*
Malheureusement, aussi son lot de connerie humaine : à combien vous la prenez ? Chère à Audiard dans la description des petits travers : quelques énergumènes venus là pour foutre le bordel, « casser du pédé », selon l'expression consacrée, heureusement vite contenus par l'équipe de sécurité ; et la réaction primaire, pour ne pas dire primate, de 4 jeunes l'air vraiment dégoûtés en voyant un couple de garçons s'embrasser.
Maintenant place aux photos – je vous épargne celle où mon pouce se fige sur l'objectif.







    * J'ai voulu créer ma propre couverture Martine mais je n'ai rien trouvé qui ressemble de près ou de loin à un mouvement de foule, alors je me suis rabattue sur celle-là.    ** Gagnant de la Starac-je-ne-sais-plus-laquelle.

samedi 4 juin 2011

Un avant goût...

mardi 17 mai 2011

Spectacle de rue

Une femme habillée étrangement, entre djellaba et robe de nonne (?) qui tourne sur elle-même comme un derviche tourneur au ralenti, marmottant, psalmodiant, scrutant le ciel. Puis elle s'en va sans demander son reste.
Quatre jeunes stylés, T-shirt tendance, jean siglés ou bermudas sans faux pli, passent au même moment dans la rue, comme autant de cheveux sur la soupe dans ce coin de rue plus bobo que BCBG.
Un vendeur de roses à la sauvette, toujours le même en vérité, entre dans le café, résigné ; fait un tour rapide, de nouveau résigné – on n'a pas d'argent pour une fleur, on préfère le garder pour la fleur du houblon ; sort pour être finalement arrêté en terrasse par un jeune galant voulant épater la demoiselle de son cœur.
Un autre jeune homme face à sa compagne, qu'il veut impressionner en lui répondant pour quelles raisons il veut être médecin, pourquoi dans ce trou perdu. Je dresse l'oreille lorsqu'il mentionne la ville où j'ai effectué une bonne partie de mes études secondaires. Coïncidence ? Coïncidence ? Est-ce que j'ai une gueule de coïncidence ?
Les voilà qui débarquent. Ils sont une demie-douzaine pour le moins. Puis-je céder les deux chaises inoccupées à ma table ? D'un sourire, je leur réponds que je leur céderais bien volontiers ma table car je ne vais pas tarder à partir. Je me sens trop fatiguée pour le coup. Sans me douter encore que, si je pars en effet quelques instants plus tard, ce sera pour finalement me poser avant d'entamer une conversation animée avec un vieil habitué... sur les mathématiques. Qui l'eût cru ? D'ailleurs je me laisse volontiers porter par la spontanéité des conversations – me retrouvant bombardée interprète ou encore guide et enfin hôte de la soirée, entraînant deux hollandaises dans mon sillage afin de goûter un peu plus l'esprit lillois, ou plutôt une bière blanche à la pression - ça, c'était pour la semaine dernière.
10 minutes de réflexion, le temps de finir ma bière : y vais-je ou n'y vais je pas ? Le temps que je me décide, le concert est quasi terminé et la fatigue a eu raison de moi – enfin pas tout à fait si l'on considère mon « échouage » lamentable au comptoir (voir plus haut).
Une heure ou deux et l'on assiste, fascinée, à ces spectacles de rue. Toujours. Le temps de les griffonner à défaut de les photographier. Ces petits bouts de vie que je me fais un plaisir de retranscrire ici. Ces instants que je hume à plaisir.
Ces gens pressés. Ces gens nonchalant. Ceux qui parlent tout seul – mais non, il y a quelqu'un au bout de l'oreillette. Ceux qui passent très vite, le nez vissé sur les pavés, de peur de croiser les regards. Ceux qui balancent en rythme le sachet qui contient en fait leur repas de la soirée, pris sur le pouce devant la télé. Kebabs dégoulinant ou encore dîner Japonisant et autres Chinoiseries.
Je me fait comptable de ces moments fugaces, telle une voleuse consciente de l'être.
C'est toujours pareil mais jamais la même chose, finalement.

mercredi 4 mai 2011

L'amour... c'est quand ?

Quand donc devient t-on vraiment amoureux ? A quel moment fatidique exactement ? C'est la question que se pose Stuart, l'un des personnages de "Love, etc" de Julian Barnes. Et c'est la même question qui m'a interpellé, lorsque j'ai lu ce passage dans le train qui me ramenait chez moi.
Quand donc suis-je vraiment tombée amoureuse des différentes personnes qui ont brièvement ou longuement traversées ma vie ? J'avoue que j'ai bien du mal à m'en souvenir. A vrai dire, je suis longue à la détente – mon signe m'incline à la réflexion avant l'action... tout au moins dans ce domaine précis, car je ne compte pas/plus les fois où je charge comme le taureau que je suis. Je ne remarque pas tout de suite les regards appuyés ; je relève avec grand peine les sous-entendus même s'il est vrai, avec le temps et un peu d'expérience, je m'améliore à ce jeu-là.
En déroulant le fil de m(on)es histoire(s), j'ai bien du mal à situer le moment exact de cette petite étincelle qui fait "clac" dans les yeux ; celle qui vous fait dire "Je crois que mon coeur s'emballe" A contrario, je me souviens parfaitement du moment où je me réveille certains lendemains en me disant : "Tiens, je ne l'aime plus".
Quand donc tout commence ? Par quel étrange saint mystère une personne vers qui, à priori, on n'a pas d'inclinations devient tout à coup la personne la plus importante au monde ? Qu'est-ce qui fait qu'on se dit "celui/celle-là et pas un autre" ? Est-on ami(e)s, ennemi(e)s  avant, et le reste t-on après, lorsque tout se termine ? Se croise t-on tous les jours dans une relative indifférence pour finalement que l'oeil s'attarde un peu plus chaque jour, le sourire s'esquisse plus facilement, le coeur palpite comme s'il se réveillait ? Quel est ce moment fatidique, ce déclic, où tout bascule ? Inversement, comment une simple phrase vous remet les pendules à l'heure, et vous rend bien plus raisonnable que vous ne souhaiteriez l'être ?


Quand donc tout commence ? 


J'ai du mal à m'en rappeler. Je crois que j'ai oublié...
Enfin non, je me souviens peut-être d'une chose ou deux, voire plus... Mais ça, finalement restera entre moi... et moi.