lundi 18 avril 2011

Le combat des titans

Un conseil : éloignez les enfants de ce blog tellement l'image ci-dessous est d'une violence inouïe :



On ne peut pas dire que je ne vous avais pas prévenu !

Blague à part, en triant mes photos je viens de tomber sur celle-ci : Oscar et moi en train de lutter méchamment pour... euh, je ne sais plus du tout. Je pense que j'étais encore en mode taquin. Vous remarquerez la magnifique chaussette rayée de votre auteure (beurk). De même, si vous  avez suivi mes aventures précédentes, vous noterez que, si je poste une photo de moi, c'est toujours curieusement une photo de mon pied. Qui a dit que j'étais fétichiste ? Même pas vrai !

En tout cas, un peu d'auto-dérision ne peut pas faire de mal, n'est-il pas, même si casse le mythe ?

Allez prochain billet, je vous parie que je vais battre mon propre record du titre-le-plus-long.

dimanche 10 avril 2011

Instantanés

Quelques clichés archivés dans ma mémoire au fur et à mesure que cette semaine s'est écoulée. Deux ou trois instantanés pour fixer des moments marquants et d'autres, amusants. 
 - Une femme prostrée sur le pont que j'emprunte chaque jour. Un ado affolé qui m'arrête dans mon élan, afin de savoir si j'ai un téléphone pour appeler les pompiers. La femme se réveille finalement et nous voilà tous les deux soulagés. 
- Un clone de Justin Bieber, la mèche savamment projetée en arrière, rageuse ou dédaigneuse - je ne sais guère. Je le croise le matin, puis le soir. Comme si tous les clones de Justin Bieber s'étaient donnés le mot. 
- Mon bar de prédilection. Je m'avance pour dire bonjour au patron lorsque deux espagnols me demandent si je « habla espanol ? ». Je leur réponds aussitôt en portugais, me ravise, non, je ne « habla pas espanol » car, après tout, "personne n'est parfait"
- Près de ma table, j'entends toutes les conversations, animées ou non. Même si je suis plongée dans ma lecture, je suis une véritable éponge qui absorbe tout ce qui l'entoure. Je croise de temps à autre une demoiselle qui semble aussi solitaire que moi. Ecrit-elle sur un carnet qui ressemble au mien ? Non, elle dessine d'une main machinale. A ma droite, deux fils de « bonne famille » qui éclusent consciencieusement leur demi pression. « Maintenant je passe aux choses sérieuses » dit l'un en désignant la table près du bar, là où se sont installées trois étrangères. « Après, j'attaque. D'abord la moche, ensuite la belle, puis la bonnasse ». Consternant. 
- Un peu plus tard dans la soirée, deux jeunes filles s'installent à la table qu'ont laissé vacante les deux fils de bonne famille. Elles regardent la serveuse, qui est bien jolie, et piquent un fard, troublées mais aussi l'air appréciateur. Je souris. Bien plus tard, je leur parlerais dans la soirée. C'est l'un des avantages appréciables de ce bar. J'aurais aussi la confirmation de ce que je sentais
- Voilà, on y est, à ce bien plus tard dans la soirée. Je fume tranquillement ma cigarette au dehors. Il fait doux. Le vieux Lille est animé. Certains sortent avec leur bière et leur clope. Les deux filles viennent de payer leur consommation, me lancent une « bonne soirée » en passant devant moi puis se retournent pour m'inviter à les rejoindre au « Coming Out ». Décidémment, la nuit est très très ga(ie)y.


Drôle de semaine en vérité...






lundi 4 avril 2011

Aux frontières du réel

Avec beaucoup de retard, et je m'en excuse par avance auprès des deux personnes en question, voici l'un des deux BOD que je dois suite à mon last but not least quizz. Comme je suis quelqu'un de logique, enfin je tente à l'être, je commence donc par celle qui a obtenu le meilleur résultat après Joufflette. Kmouth, c'est donc ton tour d'entrer en scène.
Suite à quelques mails échangés via nos comptes facebook mutuels, miss Kmouth m'a donc demandé de plancher sur mon rapport au paranormal. J'espère bien qu'après des années de discussions forumiennes et facebookiennes, nous puissions passer à la rencontre en live... si je descends dans le Sud comme chanterait si justement si bien Nino. Et non, ceci n'est pas un message à haute teneur subliminale.
D'aussi loin que mes souvenir le permettent, j'ai toujours eu une attirance/répulsion pour ce que l'on nomme communément, vulgairement ou avec mépris de « paranormal ». Comme les enfants qui ont longtemps eu peur du noir, je me suis efforcée de lire des histoires emplies de monstres tout en vérifiant si un ou deux ne traînaient pas sous mon lit lorsque j'éteignais les lumières. Je laisse au psys en herbe le soin d'analyser tout ça.
A vrai dire, j'ai toujours eu peur de plein de choses étant gosse. Vous allez rire, ou non, mais je croyais fermement à l'existence des vampires. Bon, j'étais vraiment très très jeune. Les vampires existent, mais je crois surtout en l'existence de ceux qui vous bouffent toute votre énergie vitale, votre moral, se font passer pour des ami(e)s pour mieux vous enfoncer. Mais passons.
Étant née dans un pays ultra-catholique, c'est le moins qu'on puisse dire, il était presque normal que le paranormal frappe un jour ou l'autre à ma porte, d'autant qu'en aficionado de littérature fantastique, je nourrissais ainsi cette espèce de névrose.
Pour l'anecdote, j'ai souvent tiré les cartes pour mes amies. Mais est-ce vraiment des aptitudes de «diseuse  de bonne aventure » ou plus une capacité d'écoute et d'interprétation ? Je tends à pencher pour la deuxième.
Pour l'anecdote bis, une fois je me suis foulée la cheville et donc obligée de rester chez moi au lieu d'aller en cours. Trop occupée à lire un pavé traitant de la parapsychologie de Joseph B. Rhines*, j'ai cru entendre des pas dans le garage. Mon ciboulot devait sans doute trop turbiner ce jour là et la lecture a contribué à me faire croire à un fantôme écossais dans un garage portugais. N'empêche que, de battre mon coeur s'est arrêté**, au moins quelques secondes.
J'ai un côté superstitieux prononcé. Pas forcément la superstition telle que l'on entend, par exemple ne pas passer en dessous d'une échelle ou être 13 à table mais une autre, tout aussi insidieuse. Par défi, je passe en effet régulièrement sous les échelles sous le regard éberlué des passants et la seule cata qui me soit arrivée est tout au plus un joli jet de pigeon sur ma plus belle veste, dans la cour du lycée. Pour enfoncer le clou, j'ai tendance à agir à la manière de Mathilde dans « Un long dimanche de fiançailles » lorsqu'elle espère très fort retrouver Manech : si le feu passe au vert au moment où j'arrive, il m'arrivera telle chose. Ou encore, si j'arrive à terminer le jeu en autant de temps... Bref, je crois que vous avez compris le principe. Je sais pourtant que ça ne marche pas mais je ne peux pas m'empêcher de continuer. Inutile non plus d'appeler les messieurs en blanc : cela reste tout de même du domaine de l'inoffensif.
Le point d'orgue, si je puis dire, fut le moment où, étant invitée chez une amie et dormant dans son salon, j'ai été réveillée par une sorte de présence amicale, comme si quelqu'un tentait de me faire passer un message. Je me suis bien évidemment dit que je devais rêver, jusqu'au moment où j'ai appris que mon amie venait de perdre sa grand mère dans la nuit. A l'heure exacte où je me suis réveillée. Encore maintenant, je ne sais pas si ce que j'ai vécu cette nuit-là était réel mais en y repensant, ça a quelque chose d'apaisant.
Alors voilà, mon rapport au paranormal oscille toujours entre répulsion et attraction mais comme je ne suis pas cartésienne, cela ne me gêne pas vraiment***. J'ose croire qu'on ne peut pas tout expliquer... encore. Je continue à lire des histoires bizarres et je pousse même le vice à en écrire. Et puis, d'après certains, mes petites oreilles me confèrent des pouvoirs que je ne soupçonnais pas. Moi je crois plutôt que j'ai des oreilles de lutin malicieux.




* 1er scientifique à avoir utilisé les statistiques pour mesurer la P.E.S. Merci qui ? Merci Wiki !
** J'ai toujours adoré cette phrase. C'est le moment ou jamais de la placer.
*** Il fallait oser paraphraser Marie-Paule Belle, non ?