vendredi 15 janvier 2010

J'ai toujours préféré aux voisins, les voisines (enfin pas toujours)

Mes voisins et moi, c'est la plus longue relation que j'ai eu depuis que j'habite seule. Et comme dans toute relation il y a des hauts et des bas, avec plus de bas que de haut d'ailleurs pour ma part, et c'est peu de le dire !

Déjà, dans mon premier appartement, un simple studio de 18 m2 avec une kitchenette intégrée et une salle de douche minuscule, le courant est mal passé. Mon voisin du dessous était, comment dire, un peu spécial. Un vieux garçon taciturne, quasi sourd, particulièrement glamour et social^^ hum. Lorsqu'on s'établit quelque part, nécessairement, on doit procéder à quelques menus travaux d'aménagement. Tandis que je me rendais à mon travail, mon père s'efforçait de retaper un peu par là, retoucher ici où là. L'anecdote des travaux n'en est pas une car importante pour la suite.

Ce soir là, je rentrais donc dans mon studio réaménagé, contente... jusqu'à ce que mon cher voisin entre vers 3 heures du matin en claquant violemment la porte d'en bas, me réveillant pour le coup bien sûr. Mais ce n'est pas tout. Ce respectueux monsieur aussitôt rentré chez lui, alluma la télé, ou devrais-je dire le magnétoscope car apparemment il enregistrait le journal télévisé, ainsi que "les feux de l'amour" (oui, vous avez bien lu), et quand on est sourd, je vous laisse imaginer le niveau sonore que cela atteignit rapidement. Je patientais une demie heure mais, n'y tenant plus, je frappais à la porte, en pyjama, ébouriffée, sans lunettes, hagarde et en colère. Savez-vous ce qu'il osa me dire lorsque je lui demandais poliment de baisser le volume de sa télé ? "Ah, c'est vous la nouvelle, vous commencez bien !" sous entendu à cause des travaux de ces deux derniers jours. Le mufle ! A cet instant, ce fut une longue et pénible lutte intestine dans l'immeuble entre lui et moi. Les autres locataires n'intervenant pas. Jusqu'au jour où j'en eus assez – du bruit et de la chaleur ne font pas bon ménage, je me résolus à partir pour un appartement plus grand. Durant un an et demi, je vécus dans une relative tranquillité, copinant avec mes voisins du dessus, un gentil jeune couple et, à l'occasion, nous buvions un verre l'un chez l'autre. Mais c'est bien connu, le bonheur est de courte durée.

Quand j'atterris à Lille, dans un quartier très sympathique, je ne savais pas encore ce qui m'attendait dans mon nouvel environnement. Près du centre ville, animé, un peu trop à mon goût – avec le passage des étudiants en direction de la rue de la soif, beuglant dès le jeudi soir. Une fois, j'eus même droit à l'intégrale de la Star Academy dès 6 heures du matin, un dimanche, par deux sympathiques ivrognes pas encore remis de leur zinzin de la veille et je songeais fortement à lancer un seau d'eau pour rafraîchir leurs idées et calmer mon énervement. Mais je me suis contentée d'ouvrir la fenêtre et de leur intimer l'ordre de se taire d'une manière un peu fleurie. Ils ont fini par se taire et partir. Trop tard : j'étais bel et bien réveillée !

La situation empira quand mon nouveau voisin s'installa juste à côté de mon petit T2. Malgré ma bonne volonté, les choses s'envenimèrent rapidement. Il faut dire aussi que ce jeune homme avait pour fâcheuse habitude d'inviter un tas de copains, quasiment tous les soirs, entre alcool, fumette, et la chaîne hifi qui emplissait notre palier d'un techno commerciale sourde et insupportable. Pourtant j'aime l'électro, la musique en général, mais justement j'adore la musique au point de ne pas imposer mes goûts aux autres. De rixes en rixes. De cris en cris, je pensais que la situation allait atteindre son point de rupture, jusqu'au soir où, au lieu d'une énième bagarre, je décidais de désamorcer le conflit en l'invitant pour fumer le calumet de la paix... enfin de discuter tranquillement de ce qui n'allait pas autour d'un verre. Chacun mit de l'eau dans son vin et on put repartir sur de meilleures bases.... jusqu'à ce que l'animation très "festive" du quartier ne s'empire avec techno pour tout la rue dès minuit - y a pas de raison que les habitants du quartiers n'en profitent pas, tsss. Même mon voisin pensait que c'était trop bruyant au point de vouloir déménager, c'est dire !

Ce qui me conforta dans l'idée que, malgré mon affection pour ce quartier pittoresque, trop sans doute, il fallait que je retrouve le calme de la campagne avant de me transformer en Hannibal Lecter.

Enfin ! Enfin, je me retrouvais dans un environnement tranquille, apaisant, reposant.... oui mais voilà, la poisse me suit à la trace il faut croire. Je ne reviendrais pas là dessus car j'en ai déjà parlé ici et . J'ai à nouveau de "charmants" voisins qui adorent particulièrement traîner les chaises sur le carrelage, s'engueuler copieusement tous les soirs, inviter des amis jusqu'au bout de la nuit, pour reprendre l'expression, hurler des "youyous" sans raison autre que de rompre le silence, parler tellement fort que je peux retranscrire chaque conversation.

Je me dis que vraiment, ou j'ai la scoumoune intergalactique, où on me suit à la trace pour me coller des voisins particulièrement irrespectueux afin de me pourrir un peu plus la vie. Je ne suis pas la dernière à faire du bruit, bien sûr, mais quand on vient gentiment taper à la porte pour me demander de faire attention – je râle beaucoup sur mon ordinateur, que voulez-vous ? - non seulement je m'excuse, mais j'ai honte de mon comportement, comme un enfant pris en faute, et il n'est nul besoin de revenir à la charge. Mes voisins n'adoptent aucunement cette attitude.

Jusqu'à ce dernier samedi d'il y a un mois et demi. Madame et monsieur ont une nouvelle fois invité leurs amis qui, sans mentir, s'étaient donnés rendez-vous dans mon salon jusqu'à 4 heures du matin et, le lendemain, Madame désirant faire la sieste, son mari a tapé sur le mur parce que je râlais sur mon ordinateur, une fois de plus. En langage clair, on dit que c'est l'hôpital qui se moque de la charité, non ? En tout cas, ils ne manquent pas d'air, c'est deux là : fais ce que je te dis, mais ne fais pas ce que je fais. Ce n'est pas grave si j'ai mal dormi à cause de leur petite sauterie de la veille.

Pour conclure sur une note un peu positive, depuis, la situation a évolué. Il faut dire que la perspective de déposer une main courante contre eux les a fait réfléchir, ainsi que l'intervention du syndic qui leur a confirmé que pas mal de gens se plaignaient de leur comportement – ouf, nous n'étions plus seuls. Touchons du bois, du singe, tout ce que vous voudrez.

Une chose est certaine : je ne remercierais jamais assez l'inventeur des boules Quiès !

Et vous, de votre côté, les voisins : une histoire d'amour et d'amitié ? (merci Boubou, depuis ton jour de neige, j'ai du Elsa dans la tête : je ne te remercie pas^^ !!)

9 Avis intrépides:

http://moi-k-ro.blog.lemonde.fr/ a dit…

Non les voisins je préfère pas copiner avec. Mieux vaut garder une distance. Relations de politesse : "salut sal con" (non je rigole...) J'ai du avoir autant de voisins "chiants" que je l'ai été pour eux :)
Jour de neieieige
dans un grand pull qui me protèèèèègeueueu ;0
Caro

boubou a dit…

Attend Intrepide, dit un mot et je te trouve une autre chanson!!

La Pingouine a dit…

Comme Caro, je pense la même chose concernant les voisins...c'est mieux de rester loin très loin d'eux et être un minimum poli c'est tout ^^

Anonyme a dit…

impossible pour moi de dormir avec des boules quiès : s'ils coupent des bruits, ils me coupent aussi du monde, et ça, ça m'empêche de dormir !

ma vie intrepide a dit…

@ K-ro : bah oui, mais que veux tu : je suis un animal social et j'ai tendance à aller vers les gens. Malheureusement certains pensent que c'est donner le feu vert pour foutre le bordel.

@ Boubou : pas grave, je voulais faire un clin d'oeil. J'ai des chansons pires que ça en tête crois-moi^^

@ La pingouine : le comportement de mes voisins du dessous a eu pour effet de nous rapprocher avec d'autres qui se plaignent également. Il suffit toujours d'un seul pour que ce soit "l'enfer", hélas.

@ Plumevive : comme j'ai le sommeil très léger, je n'ai pas trouvé de meilleure solution que les boules quièes pour pouvoir dormir (sous entendre me reposer) correctement.

Ludivine a dit…

Les voisins, ça c'est vraiment la loterie! Quel dommage de devoir "supporter" son voisinage, alors qu'on est si bien chez soi, quel dommage aussi d'en venir à déposer plainte! C'est triste de devoir le faire... Les miens sont imprévisibles, parfois je ne les entends pas, et au beau milieu de la nuit voilà Lara Fabian qui me réveille à grands coups de "Je t'aaaaaaaime"!
au secours!!!
Bref, comme tu le dis, on a beau aimer la musique (quelle qu'elle soit...), pas obligé d'en faire profiter ses voisins... Simple question de respect, et de savoir-vivre. Parfois les gens sont incompréhensibles, ça me dépasse... C'est pourtant si simple d'être poli et courtois, et d'avoir un tout petit peu d'empathie!
Je dois bientôt déménager, et j'avoue que j'ai un peu peur de tomber sur le même genre de voisins! Trop bruyants... Surtout que j'ai besoin de calme pour travailler...
Les boules Quiès, je n'ai jamais essayé, ça ne me tente pas mais oui, quand on n'a pas le choix!
Bon courage!

ma vie intrepide a dit…

Oui, Lu, on peut le concevoir ainsi... sauf que dans mon cas, je tire souvent le mauvais numéro ;-)

Guillaume a dit…

haha ! excellent cet article qui parle des pb de voisinage. Il est vrai, quand tu écoutes les urbanistes et les architectes, ils parlent de densifier les villes, et surtout les centre ville. Ok. Mais le pb c'est qu'ils ne savent pas que densifier avec des voisins peu respectueux peu rendre la vi(ll)e insuportable ! Surtout que certains de ces architectes vivent souvent en campagne ou dans des loft refait à 100 % !!

pour tes histoires, j'ai des pb avec mes voisins du dessus. Pareil, des fetes avec des youhou à pas d'heure ! un jour, j'ai mis une feuille sur ma porte "merci de respecter le sommeil des autres". Le soir, ils l'ont arraché de ma porte... pfff et le lendemain ils se sont excusé mais ils m'ont fait la morale en me disant que ca se faisait pas de mettre ma remarque sur ma porte. Je vais pas tapper à la porte des gens à 3h du mat quand meme ! bref, ca me gonfle. De toute je déménage en avril ^^ avec un magnifique 64m2 qui doit etre refait à neuf normalement pour pas cher ^^... et j'espere que j'aurais des voisins calme... hope

ma vie intrepide a dit…

Lol, mes voisins c'est ma croix. Bon je dois faire du bruit aussi (tout le monde en fait) mais je suis toujours tombée sur des spécimens assez spéciaux. Pour le moment, après la dernière dispute (et grâce au mécontentement d'autres paliers), mes voisins du dessous se sont calmés.

Ils sont "drôles" tes voisins : c'est eux qui te font la morale ? Pff, on aura tout vu.

Je croise les doigts pour ton prochain déménagement.