lundi 24 novembre 2008

Copain Navrant.Com

Je m'étais inscrite sur ce site il y a deux ans pour une seule et unique raison : retrouver celle que je considérais comme ma meilleure amie au lycée (sweat shirt informes, expérimentation de looks et tout le tralala). Elle était comme une soeur pour moi.

A l'époque, j'écrivais (déjà) ou tout au moins j'essayais d'écrire des chansons en anglais. Avec le recul ça peut paraître présomptueux. Nous avions 17 ans, l'âge des possibles. A l'époque elle avait un look qui tranchait face à la petite bourgeoisie ambiante. Elle ne passait pas inaperçue, surtout dans ce bahut BCBG assez collet monté. Les gens la toisaient, la raillaient et l'appelaient « la fille au bas nylon ». Pour les plus jeunes ou moins Julienclérophiles, c'est le titre d'une chanson. Moi j'avais un style passe partout, intello de service.

Je ne me souviens même plus comment nous nous sommes connues. Toujours est il que nous avions plein de points en commun. Toujours est-il qu'une amitié solide naquit et qui durerait toute notre vie , pensions nous en ados naïves.

Nous continuâmes nos études l'une près de l'autre. Je la suivis pour étudier l'histoire, elle pour devenir assistante sociale. J'avais assisté à son mariage. J'étais une de ses plus proches confidentes. Puis, comme on dit, « la vie nous sépara ». Je continuais mes études et elle suivit son mari.

Les années passèrent avec quelques coups de fil par ci par là, d'autres rencontres tout aussi amicales. Puis je perdis sa trace. C'était sans compter Internet et ma ténacité.

Quand on approche d'une certaine date fatidique, qu'on se prend une nouvelle dizaine, vlan dans les dents, on se refait inévitablement un coup de nostalgie. Il me manquait quelque chose, ou plutôt quelqu'un.

J'avais essayé auparavant de la contacter par téléphone mais son nom étant assez répandu et son divorce consommé, j'étais toujours déçue au final. Je laissais tomber, pour recommencer quelques semaines ou mois plus tard. Jusqu'à ce que je m'inscrive sur Co**in d'av**t et que je paie plein pot afin de passer une annonce bien précise. Aucun résultat, au début. Ce fut par le biais d'une amie commune, elle même inscrite sur le site, que j'eus une réponse deux ou trois semaines après mon annonce. Quelques mails échangés, ainsi que des numéros de portables. Elle déménageait non loin de chez moi, mais moi je devais partir sur Paris. Comme si le sort nous freinait une nouvelle fois. Puis mes projets changèrent et je restais. Point d'elle à l'horizon pourtant, malgré notre promesse de nous retrouver.

Cette année je l'ai de nouveau appelé sur son portable. Je l'ai trouvé distante. Ce n'était plus la même personne. Peut-être que moi aussi après tout. Tant d'efforts pour pas grand chose. Nos routes ne sont plus que deux parallèles qui ne se croiseront plus, j'en ai le sentiment. Et dire qu'elle habite à 10 kilomètres de moi. C'est bête mais c'est comme ça.

Moralité : ça ne sert à rien de vouloir remuer son passé. Laissons nos fantômes là où ils sont.

N'empêche que j'ai un goût amer quand j'y repense...

2 Avis intrépides:

gil a dit…

je crois que lorsqu'on tourne une page de notre livre,il n'est pas facile de retourner en arrière... comme on dit "Partir,c'est mourir un peu"... il faut je pense se souvenir des bons moments...les garder à jamais en mémoire...
j'espère que ton teint s'est amélioré...à bientôt,porte toi bien

ma vie intrepide a dit…

Le hasard fait (bien) bizarrement les choses : cette amie en question m'a contacté y a quelques jours pour me revoir. Comme quoi...

Mon teint de "poubelle" s'est éclairci lol.