
Voyageuse
en vélo, je glisse mon fourbi dans un sac à dos bien pratique, dont
une tablette qui me sert non seulement à écouter de la musique mais
aussi à lire ou encore à regarder mes chères séries dans le train
– ça fait passer la demie-heure de trajet. Sans compter que cette
fois, il s'agissait de l'épisode spécial du Dr Who –
encore me direz-vous ?! Oui mon addiction me pousse à la
regarder directement en VO sur BBC,
comme à l'accoutumée puis dans la foulée en sous titré –
généralement 48 heures plus tard. Mon guilty
pleasure. Quand j'aime, je ne compte pas les
visionnages.
Toute
contente, je file gaiement en direction de la gare, en me disant que
mon sac à dos est justement bien plus léger ce soir là.
J'accroche
mon vélo dans le wagon, bondé pour une fois – pourtant nous
sommes en vacances, je trouve une place, puis remarque enfin que mon
sac à dos est ouvert. Grand ouvert. Je fouille fébrilement,
anxieuse. Ouf, mon portefeuille se trouve toujours au fond du sac. Je
remarque aussitôt que la pochette avant est également ouverte.
Celle où je glisse ma chère tablette.
Qui
n'est pas à sa place. Le carnet de notes y est, lui. Celui dont je
me suis servie pour vous narrer ma mésaventure de ce jour ; mes
historiettes sans importance.
Je
tente de me souvenir si, à tout hasard, j'aurai entendu un bruit du
genre « spong » ou encore « shplak »,
le son d'un objet qui tombe sur le bitume lors de mon trajet de mon
travail à la gare. Mais non. Je peste contre ma distraction, n'en
mène pas large. Ma voisine de droite constate mon énervement tandis
qu'elle s'entretient au téléphone avec une amie.
J'appelle
une collègue. Répondeur. Je peste de nouveau. J'appelle une autre
collègue, qui décroche au bout de trois sonneries. Je n'ai pas
fait 50/50 ni utilisé mon joker, mais fais appel à une amie. Je lui
demande de vérifier si, par bonheur, la tablette serait tombée près
de mon bureau. Elle s'exécute de bonne grâce,. Je la sens amusée.
La tablette est bien tombée comme je l'ai imaginé.
Dans
ma poubelle.
Par
quel mystère ? Nul le saura jamais. Elle est tombée dedans,
tout simplement.
Je
suis rassurée.
Ma
voisine de droite aussi est rassurée, pour le coup, puisqu'elle me
tend le pouce levée, tout sourire.
Je
suis bonne demain pour quelques moqueries. Ce n'est pas grave. Du
moment que je récupère ma tablette, mais surtout ce qu'elle
contient – j'ai déjà perdu une clé USB, qui n'avait pas été
sauvegardé. La poisse donc.
Heureusement,
2015 se termine bientôt, sauf que...
Sauf qu'il me reste encore deux jours à tirer avant de me persuader que je suis « sauvée » en bonne tête de linotte que je suis !!!
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