vendredi 14 août 2015

Et la politesse, qu'est-ce que t'en fais, p'tit con ?

Après mon souci de (mal)propreté de la semaine dernière, dans la foulée,  ça ne peut pas faire de mal, pourquoi ne pas relever un problème récurrent, de  savoir vivre, celui-là : les fameuses caisses de supermarché. Ou clients qui se comportent comme des gougnafiers. 

Plantons donc le décor.

Je passe en caisse et attend sagement pour poser mes courses sur le tapis roulant. Avant moi, un homme de 35 ans environ, nanti d’un gros casque sans fil. Certes on n’entend pas la musique qui sort de ses écouteurs. Mais ce n’est pas cela qui me chagrine. Non content de ne pas décocher un mot – tiens un touriste qui ne speake absolutely pas français ? Que nenni : c’est bel et bien un gaulois. Un gaulois qui ne sourit point et qui ne dit point bonjour à la caissière. Comme si elle n'existait pas. Alors que moi, on m'a toujours appris à saluer les gens. C'est plus fort que moi ; c'est dans mon éducation, cette politesse.

Je serre les dents ; je ronge mon frein ; le taureau que je suis, prêt à encorner le torero dans l'arène.

Puis on arrive au bout : non content de ne pas décocher un mot - autisme avéré au simple crétinerie ??? - le triste sire ne daigne même pas enlever ses monstrueux écouteurs lorsque la caissière passe ses articles. Pour le coup, s’il y a bien un truc qui me gonfle sérieusement, hormis le manque de politesse du simple « bonjour », je dirais même le BA-BA du savoir vivre en société, le minimum syndical de la salutation, c’est qu’on passe en caisse sans arrêter ni sa conversation au téléphone, ni sa musique. Ces petits gadgets, que j'utilise aussi régulièrement, sont devenus la plaie dans notre espace de communication, ou plutôt devrais-je dire non communication.

Je suis comme tout  le monde : ça me gonfle aussi de faire ses courses quand le magasin est bondé que la file d'attente s'englue jusqu'aux rayons ! Mais, de grâce, ça doit encore plus gonfler ces étudiants  également– oui parce que la plupart sont des étudiant(e)s aux horaires de merde et au salaire de merde. Alors, de grâce, ça ne coûte rien de décrocher juste un sourire et une formule de politesse. C’est pour ça que je n’aime pas les caisses minutes et que mes emplettes passent obligatoirement par la case "être humain". C'est tout de même plus sympathique...

Pour en revenir à nos moutons, enfin mon client mal élevé, j’étais à deux doigts de lui  balancer une vanne bien sentie mais je me suis retenue : au moins il a quand même dit « au revoir » et « merci », ais-je souligné à la caissière. Bah, quand même quoi !!!

Moralité : la demoiselle derrière moi a enlevé son casque lorsque c’était son tour de passer ses courses.

N.B. : bien sûr, il y a des sujets bien plus graves et, croyez-moi qu'en tant que râleuse professionnelle, je m'insurge sur énormément de sujets. Mais je me dis aussi que si l'humain lambda écoutait les autres sans s'écouter en premier : s'il faisait preuve d'un peu plus de respect, le monde ne s'en porterait pas plus mal...

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