mardi 21 octobre 2014

Petit Intermède ludique : mise en garde pour nos amis Vélotafeurs…

.. . dont moi bien entendu, sinon ce serait moins drôle ! 

J’appartiens donc à la catégorie des Vélotafeurs depuis pratiquement 3 ans, autrement dit ceux qui prennent leur vélo (accessoirement dans le train) pour se rendre au turbin.

J’avais fait déjà l’objet d’un vol il y a quelques temps de cela, en février – le 14, fête des amoureux pour être plus précise et je suis certaine que mon voleur, n’ayant point d’argent, n’a rien trouvé de mieux de me subtiliser mon chouette vélo pour l’offrir à sa dulcinée. Un cadeau qui ne coûte rien en somme… Sur la grand’place de Lille, qui plus est, haut lieu touristique avec sa fontaine centrale, même en hiver finissant. Mon ancien VTT étant trop girly, je doute que ce fut pour son usage personnel. 
 
Petit aparté : quand on se fait voler son unique moyen de locomotion, on passe les jours qui suivent à scruter fiévreusement le B*N C**N à la recherche du vélo perdu. Persuadée que celui-ci, repeint certes, à franchement la gueule de celui qu’on vient de se faire envoler.

Mais revenons à nos moutons, en l’occurrence à ce fameux après-midi de samedi.

Comme je l’ai souligné en préambule, la bicyclette étant mon moyen de transport principal, je me déplace d’un point A à un point B de cette manière dans grosso modo environ 80% des cas. Donc, pour faire les emplettes dans mon petit C****FOUR Mark**de quartier, je suis toujours munie : d’un sac, de mes sandows et de mes sacoches. Nonobstant l’indispensable antivol.

L’affaire prend tout au plus 20 minutes. J’ai ma liste et je n’ai pas envie de m’attarder dans les rayons. Je n’ai pas envie de poireauter non plus 3 heures à la caisse. (L’épisode chronologie est important car à un poil de cheveu de yack, j’y passais… encore !).

Je passe les portes coulissantes. Il me faut quelques secondes avant de comprendre que, oui, c’est bien mon vélo qui est par terre. Que fait-il par terre ? Me demandé-je, un tantinet interloquée. 
 
La première chose que je note, c’est le jeune homme, capuche abaissée, accroupi, une roue de vélo sur sa gauche. Roue qui n’est pas à moi puisque celle-ci est encore attachée solidement grâce au U de marque germanique. Solidement certes, mais orpheline du cadre qui se trouve à terre, lui.

On s’imagine toujours sortir une réplique bien sentie dans ce genre de situation, du type « vous avez besoin d’un coup de main pour finir de voler mon vélo ? ». En vérité, comme un dessin animé au ralenti, Bip bip poursuivi par Coyote par exemple, il faut du temps avant que l’information ne remonte au cortex, ou tout au moins ce qui sert de restant de cerveau et, dans les ¾ des cas, ce n’est tout au plus qu’un balbutiement qui franchit les lèvres de l’outragé(e) : « mais euhhhhh…. ».

Ni une, ni deux, notre apprenti voleur, ayant compris qu’il s’agissait là de mon bien, remet sa capuche, reprend sa roue fermement, et file au trot – en courant en vérité – vers la sortie du parking, non sans m’avoir salué d’un «bonne journée madame ». Tu parles si elle était bonne : 5 minutes plus tard, et j’étais volée pour la deuxième fois sur la même année ! Au moins, mon voleur était poli. 
 
Moralité : un troisième antivol tu achèteras. 
 
Moralité bis : quand tu ne pourras pas attacher ton vélo par le cadre, grâce à ce nouvel antivol, tu attacheras fermement ta roue à desserrage rapide à ton cadre. La roue ayant été préalablement attachée par un gros U au rack gracieusement disposé par C****FOUR Mark**.

Je vous épargne le spectacle des 3 malabars, qui tout en rangeant leurs courses dans leur voitures, assistant par la même occasion au spectacle, et n’ayant pas levé le petit doigt.

Triste époque que l’on vit !

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