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mardi 12 mars 2024

Jour de grève... encore !!!

 Qui dit jour de grève, dit jour de galère, forcément. Mais ce n'est pas vraiment ici l'occasion d'énoncer la longue litanie des ennuis que j'ai eu pour arriver jusqu'au travail - deux fois plus de temps, ni de narrer à quel point le retour a été aussi compliqué le soir. Même si, techniquement, c'est justement sur ce retour qu'il y a plus de choses à dire. 

J'aimerais juste croquer les personnalités que l'on peut rencontrer lors de ce type de journée particulière, des situations cocasses ou encore des anecdotes lors du retour. Parce qu'avec la STIB, quand il y a grève, aller taffer c'est "presque sûr", repartir dans son sweet home relève d'un challenge digne de Koh-Lanta sans le totem d'immunité.

Pour faire bref, le matin il fallait doubler la mise : autrement dit, compter deux fois plus de temps et prendre le transport par des moyens détournés. En gros, un tram, un métro, un pré-métro, et ses petites papattes pour terminer le trajet. Rien d'insurmontable. 

Le retour fut plus chaotique. 

Il faut savoir qu'à Bruxelles, lorsqu'il y a ce type de manifestation nationale, seules deux lignes de métro circulent : la 1 et la 5. Grosso modo, n'importe quel usager, s'il sort à Mérode, point névralgique, peut prendre l'une ou  l'autre ligne. Sauf que les gens comme moi qui prennent le terminus Hermann-Debroux  sont obligés d'attendre la ligne 5. En temps normal c'est déjà assez compliqué car en heure de pointe tout les rames sont blindées - souvenez-vous : si vous voulez sortir à Mérode vous prendrez indifféremment la 1 ou la 5, ce qui augmente considérablement le nombre de gens dans le métro et nous, forçats de la 5, devons nous contorsionner comme nous le pouvons à la recherche d'un peu d'espace et attendre patiemment que le flux diminue. 


(Petit schéma des lignes 1 et 5, histoire de comprendre de quoi je parle, pour tout non usager des transports bruxellois)

Aujourd'hui donc, nous avons joué au Tetris. Comprendre que de toute façons, si vous ne pouvez pas vous accrocher à la barre, c'est tellement dense qu'il est difficile de s'exploser la gueule par terre au cas où le métro pile brutalement, ce qui arrive quelques fois. Du coup, c'est l'occasion de papoter gaiement avec tous les usagers en galère. On sourit. On plaisante. On raconte des bêtises. On me souhaite bonne chance. 

Oui, on me souhaite bonne chance parce que j'ai la folle idée d'envoyer un message WhatSapp à mon amoureuse lui indiquant que je descends à Art-Loi, autre plateforme du trafic d'humains.... pardon d'usagers, et que nous pouvons continuer la route ensemble. Sur le coup, je ne me rends pas bien compte de ma proposition lunaire, que j'énonce calmement à ceux qui m'entourent comme si c'était une simple promenade de santé et, telle une gladiatrice dans l'arène, on me souhaite donc bonne chance au moment de me faufiler sur le quai pour retrouver mon amoureuse. 

Avec qui j'ai patienté deux métros avant de pouvoir grimper de nouveau dans une rame. 2 métros ce n'est rien, me direz vous, mais c'est sans compter l'espacement entre chaque passage et cette fascinante horloge que seuls les transports en commun possèdent en ce monde de voir la minute s'écouler interminablement. Je dirai que nous avons attendue plus que les 20 minutes annoncées avant que notre brave ligne 5 ne se pointe pour nous délivrer.

Coïncidence ou comique de situation, tandis que nous patientons, je vois un grand escogriffe me faire signe de la main : un de mes collègues bloqué dans le bocal, dans le métro donc. Commence alors un jeu de mimes entre nous : le langage avec les mains fait toujours des merveilles. Avouez tout de même que la probabilité de le croiser et de tomber pile nez à nez sur lui alors que je suis partie bien avant lui est assez incroyable ! Voire ubuesque. 

De cette folle journée, j'en retirerai cette propension à converser naturellement avec d'autres voyageurs qui sont dans la même galère que nous et avec qui nous faisons une comptabilité entre celles qui attendent depuis le plus longtemps, cette volonté de monter dans la rame, coûte que coûte - je suggère d'utiliser mon tout nouveau parapluie pour pourfendre les inconscients qui essaieraient de nous gruger, mais surtout cette autodérision, cet humour typiquement bruxellois - ou plus globalement belge, qui me font aimer un peu plus ma vie ici désormais. 

Voilà, à la base je voulais raconter notre périple à Anvers et notre découverte de la ville flamande, mes ressentis et le parcours du combattant pour arriver jusqu'à la Gare Centrale, digne des plus grandes comédies de l'Hexagone, suite à une autre grève - et oui, 2 manifestations en 4 jours, elle est pas belle la vie ? mais cela fera l'objet d'un autre billet. 

Demain soir, qui sait ? Peut-être. 


Et ça c'est le message de la STIB de ce jour nous informant que cela va êtres encore la grosse mierda. Cadeau :









lundi 30 janvier 2023

La tête de l'emploi

Il faut croire que j'ai la tête de l'emploi. Une bonne tête bien sympathique qui ne peut jamais refuser quoi que ce soit, en l'occurrence donner une pièce. Cela m'arrive encore certes, de donner un euro, mais je le fais de moins en moins. Non pas par pure je m'en-foutisme de ma part, mais  c'est juste que j'en ai marre.

Marre d'être la cible privilégiée de tous ceux qui me demandent un peu d'argent sous prétexte que j'ai une bonne tête. Et c'est vrai que je suis plutôt quelqu'un de bienveillant. A croire qu'ils se refilent tous les bons tuyaux, les bonnes pommes telles que moi.

Oui mais voilà, depuis quelques années cela ne devient pas systématique. J'ai beau avoir le coeur sur la main, mon portefeuille lui n'est pas extensible. Et encore, à proprement parler ce n'est pas vraiment une question d'argent. Mais se faire solliciter de la sorte quasiment tous les jours au moins dix fois par jour ça fatigue. 

Je sais bien que ce n'est pas marrant mais à un moment je soupçonne ces "quêteurs" de choisir leurs "clients". Ainsi, ce weekend à Lille je ne compte plus les types qui se sont postés, voire incrustés trente secondes de plus en attendant je ne sais quoi comme si j'allais leur céder quoi que ce soit. Et je repense à ce type qui fumait dans la rame de métro, espace clos s'il en et qui insistait lourdement alors que je lui avais refusé poliment, tout en me balançant la fumée de sa clope dans la tronche. 

J'avoue : je vais finir par péter un plomb. Vous pouvez prendre dix pékins lambdas dans la rue ou sur un transport, devinez sur qui ça va tomber : sur moi bien sûr. J'ai le souvenir particulier d'un soir où j'étais chargée comme un baudet les deux mains prises alors que sur la place du serpent il y avait bien une demi-douzaine de gens tout autour de moi : BAM, c'est à moi qu'on a demandé de l'argent. Pour le coup je me suis énervée en demandant pourquoi il m'avait choisi moi, qui était pressée - vraiment, je courrais presque, et chargée surtout, et pourquoi pas les autres autour de moi ?

Si j'en parle ce soir, c'est que j'éprouve une certaine lassitude d'être celle qu'on harcèle pour ce genre de choses. Oui, le mot est fort et non comparable à ce que des jeunes filles ou femmes subissent avec des remarques graveleuses ou des insultes - j'en ai conscience. Mais quand quelqu'un vous pose trois fois la même question alors que vous faites mine de ne pas relever... j'apparente cela à une certaine forme de harcèlement, plus insidieux, moins grave ou méchant mais cela finit quand même par éprouver vos nerfs et votre capacité à ne pas gueuler une bonne fois pour toutes.

Ce soir donc, pour la énième fois, le type en face de moi n'a pas compris que je ne voulais pas répondre au fait que ma casquette était chouette ou mon écharpe blanche à cause du COVID (ce qui est faux puisque mon écharpe est grise) pour fatalement me demander si j'avais un euro à lui filer - comprendre me taxer avec ma bonne tête de l'emploi. Parce que j'ai beau être sur mon smartphone à essayer de passer le temps en attendant d'arriver à destination, rien n'y fait : c'est moi qu'on interpelle. Je devrais faire la gueule comme tout le monde ou adopter un visage aussi fermé qu'une porte de prison.

Notez que même avec mon casque sur les oreilles, la musique électro pulsant bien fort, on vient quand même vers moi pour me demander une petite pièce. A force d'être sollicitée, j'ai de moins en moins envie de donner. C'est con mais c'est comme ça. 



vendredi 18 novembre 2022

Comme dans une comédie romantique...

En fait, le titre est trompeur et indique tout le contraire.

La vie, ce n'est pas comme dans un de ces innombrables téléfilms de noël dégoulinants de bons sentiments jusqu'à l'écoeurement. Non, moi dès que j'ai une idée un peu romantique, ce n'est certainement pas cette perfection que l'on voit dans ces romances à l'eau de rose. On est chez l'intrépide pas dans Love Actually, même si j'adore ce film. 

Mettons du contexte pour comprendre la chose et souligner mon côté Gaston Lagaffe.

Mon amoureuse étant partie pour une semaine au loin pour son travail, le temps me semblait long. Très long. Même si les moyens de communication permettent de garder ce lien. Comme on dit, un seul être vous manque... Son avion atterrissant en fin d'après-midi, j'ai eu l'idée de la surprendre et de l'attendre dans le hall de l'aéroport.

Dans l'absolu c'était une très belle idée. Le film parfait, moi une rose entre les dents ; elle, sous le coup de l'émotion en voyant que je suis là.  Mais je m'emballe.

A chaque fois pourtant c'est imparable : la surprise que je pense parfaite dans ma tête prend un coup dans l'aile, sans mauvais jeux de mots. Sans doute la loi de Murphy ; celle où étrangement il pleut juste au moment où l'on sort. Techniquement, j'étais dans les temps. Son avion avait pris du retard et j'étais pile à l'heure selon mon planning pensé dans les moindres détails. 

Sauf que...

Au lieu de prendre le bon bus, je me suis plantée, une nouvelle fois. Entendons-nous bien, le bus était le bon - je m'en étais assurée. Mais pas dans le sens qui convenait, hélas. En effet : au lieu de m'amener vers l'aéroport je faisais demi-tour. Je revenais à mon point de départ donc. C'est ballot ça ! Si je ne suis pas la reine des truffes, je m'approche dangereusement du titre.

Maladroite un jour : maladroite toujours.

Bref, il fallait que je rattrape ma boulette.

Mais les dieux ne l'entendent pas de cette oreille. Ce saligaud d'Eros faisait la grève en me laissant me démener et courir comme si je m'apprêtais à faire le marathon de New York. 

Loi de Murphy bis : quand on tente de reprendre la correspondance, les portes se referment sous votre nez et vous êtes bons pour prendre le prochain, prévu dans quatre minutes. Ce qui normalement devrait le faire.

Oui, mais c'est que vous ne connaissez pas les aléas des transports en commun à Bruxelles et les joies du trafic de 17 heures 30, un vendredi soir. Tout le monde se barre.

Bref, je vais faire la faire courte : le bus suivant jouait avec nos nerfs en affichant une attente complètement anarchique. Et ça n'en finit pas d'afficher une minute, puis trois, puis deux, une et de nouveau trois, et ainsi de suite. Il était bloqué dans les bouchons ou coincé dans la quatrième dimension : nul ne le saura jamais ! Le temps défile et mon coeur fait la samba dans la poitrine à force de s'énerver, de tempêter.

Comme je ne suis pas folle - enfin, un petit peu quand même,  j'ai tenté par tous les moyens de prévenir ma dulcinée que j'étais en route et qu'il fallait qu'elle ne bouge pas. Je sais : point de surprise au bout du compte. Mais la dernière fois que j'ai sauté dans mes baskets pour la chercher en gare de Bruxelles Nord, j'ai loupé le coche : la surprise étant totale, on s'est ratées, de peu. Ce qui m'a valu par la suite un drôle de voyage retour dans le fameux tram 25 de la mort, celui que tu évites tard le soir,  à côté d'un type qui clairement  n'avait pas la lumière à tous les étages et avec qui je me suis crue dans street fighter. Le genre d'abruti qui s'en prend à tout le monde. Peut-être l'objet d'un autre billet. Parce que c'était plutôt cocasse avec le recul. Je suis petite mais je sais ouvrir ma gueule.

Donc, point de surprise c'est vrai. 

N'empêche que le geste n'en était pas moins romantique. La suite je la garde pour moi, comme un souvenir dans ma boîte à bonbons. 

Hey, vous les scénaristes ! Oui, vous : prenez en de la graine et mettez en scène un truc enfin réaliste !


jeudi 4 novembre 2021

Vie de merde.com (le retour)...

 ... ou comment j'ai fait mon coming out par inadvertance, ou plutôt par maladresse.

Je sais. Le titre est long et à vrai dire, il n'y a pas de quoi en faire un drame. Mais plutôt sourire, voire rire à mes dépends à cause de ma maladresse légendaire. On appelle ça communément un acte manqué, ce désir inconscient que j'avais de faire un joli coming out à la seule personne de mon équipe qui n'était pas au courant de ma situation sentimentale, désertique pour le moment malgré mes velléités de me vendre sur un site.

Commençons par le commencement.

Il y a peu, je me suis inscrite sur un célèbre site qui commence par Mee et qui finit par tic. Enfin non, j'ai plutôt réactivé mon profil délaissé depuis quelques temps comme un champs en jachère et j'ai fait un uptdate pour me vendre au mieux et attirer le chaland. D'ailleurs il faudrait que je songe à indiquer que j'ai une réelle passion pour la cuisine et nourrir les gens. Il parait que l'appel du ventre, ça marche plutôt bien. 

Depuis que Gayvox a fermé ses portes, toutes les lesbiennes de France, de Navarre et d'ailleurs ont migré sur cette plateforme. 

Après quelques conversations avec une certaine M., comment dire, cela s'est fini en eau de boudin. Bref, je me suis pris un râteau. 

Du coup, j'en parlais sur WhatsApp avec une de mes collègues qui est parfaitement au courant de mes inclinaisons. 

Petite aparté, je ne cache pas vraiment qui je suis mais je n'ai pas envie non plus de crier sur tous les toits au boulot, qui est quand même un milieu particulier même si, là où je travaille, la société à une position plutôt gay friendly. Garde toi de mes ennemis, mes amis je m'en charge. 

Ma collègue donc, me demande ce que M. m'a répondu. Je lui envoie donc une copie d'écran de notre bref échange avec ladite M. Sauf que...

Sauf que je n'avais pas fait attention et que j'ai envoyé ce printscreen à la mauvaise destinataire, en l'occurrence la seule personne à qui je n'avais pas fait mon coming out et qui n'a sans doute rien compris de ce que je lui baragouinais avant de supprimer les messages et d'en envoyer un tout dernier,  lui souhaitant de bonnes vacances et qu'elle ne devait sans doute rien comprendre à ce que je lui avait dit quelques minutes auparavant. Tout cela, avec un gros smiley mort de rire.

Parce que, vous savez quoi ? J'étais vraiment morte de rire quand j'ai compris ma bévue.

La prochaine fois que nous nous reverrons, au retour de ses vacances donc, quand nous serons toutes les deux en présentiel l'une et l'autre, j'aurais sans doute un sourire et confirmerais ce dont elle se doute déjà.

Dans un grand sourire ou même un grand éclat de rire et sans gêne ou malaise.

Comme un acte manqué quoi...

 Ah qu'ils sont traîtres ces moyen de communication modernes ! ;)


mercredi 21 juillet 2021

Chat noir

J'ai un côté Pierre Richard que je me coltine depuis quasiment ma naissance, et ce ne sont pas les nombreuses portes que je me prends dans la face ; les chutes à vélo ou à pied - les bandes de passage piéton verglacées, quand on est sur sa bécane, sont traîtres mais, à force, mon fessier me sert de airbag. Des chutes donc, des plus minables, au plus douloureuses, en passant par les plus cocasses  comme cette fois, il n'y a pas si longtemps où, en voulant me rendre dans ma chambre - il y a une marche, je me suis emmêlée les pieds dans mes claquettes et j'ai bêtement atterri sur mon poignet gauche en essayant de me rattraper. Ce coup-là, j'ai été dans l'obligation de porter une attelle, suivie d'une radiographie au cas où la chute soit plus grave que prévue. Mais non, ce n'était qu'une simple foulure et l'un de ces traditionnelles et néanmoins désagréables dégringolades. Bref, je me suis écrasée comme une merde. La chute de la honte quoi.

Pour les amateurs de BD, je suis une lointaine cousine de Gaston Lagaffe. 

J'ai également la récurrente manie de m'enfermer dehors, et en temps de crise, ça fait cher le coût du serrurier pour pouvoir rentrer de nouveau chez soi. Parce que ce genre de mésaventure m'est déjà arrivée deux fois. J'espère que le diction "jamais deux sans trois" n'est pas valable cette fois... On sort les poubelles, les deux mains occupées et on claque la porte... ou bien on change nos habitudes et paf, ça suffit pour se retrouver la tronche enfarinée sur le palier. Dieu merci, ça ne m'est jamais arrivée au sortir de la douche. Pensez : la porte qui claque à cause du vent, tandis que vous êtes à poil et encore mouillée sous votre serviette de bain. Le genre de scène qu'on voit dans les comédies.  Du coup, j'ai paré à ce désagrément en laissant quelques doubles de clés ici et là chez des amis qui n'habitent pas trop loin. Je m'en suis servie une fois, pour récupérer ce fameux double, sur le quai d'une gare tandis que l'arrêt ne fait que trente secondes - c'était sport !

Ce qui serait ballot en tout cas, ce serait que tous ceux à qui j'ai filé ces précieux sésames soient tous également absents en même temps. Ce serait le coup de Trafalgar. Je ne m'étendrais pas là-dessus davantage afin de ne pas attirer la mauvaise étoile sur moi.

Le nombre de fois également où je finis par partir plus tard que prévu car je ne retrouve plus mon trousseau, justement,  ou encore mon smartphone qui est toujours en mode silencieux - et dans ces conditions, tintin pour le retrouver en le faisant sonner à l'aide du téléphone fixe.  Bref, je ne les compte plus.

Je suis un chat noir.  C'est comme ça. Y compris pour les autres.

Ainsi, si vous faites les courses en même temps que moi, surtout ne prenez pas la même caisse. Il est fort à parier que ce soit celle-là qui soit bloquée. Genre le petit vieux qui met trois heures à chercher sa monnaie ; la femme qui conteste le prix d'un produit , ou aussi l'appel à la caisse centrale pour retrouver le code barre d'un article. Je dois en oublier encore dans ma liste.

Je crois qu'on appelle ça de la distraction et je ne suis pas la dernière à me moquer de mes petites misères. 

Au moins, ça fait un sujet pour amorcer une quelconque conversation. 

Parce qu'il faut bien le dire, j'ai également le sens de l'auto-dérision...


Stéphane, le mec de chez Free qui sert à rien...

Mon fournisseur d'accès internet plantant de plus en plus fréquemment, à la manière d'un métronome, je me demande s'il n'est pas temps de songer à changer de FAI. Toutefois, comme je rêve également de faire un virage à 180°, je me dis qu'il est inutile de tout flanquer dehors par la fenêtre, en attendant des jours meilleurs si j'espère un jour déménager. Et quand je dis déménager, c'est pas vraiment à l'autre bout de la rue...

Voilà donc que, regardant tranquillement mes infos ce midi, France 4 s'est invitée sur toutes les chaînes - comprendre que, même en zappant jusqu'à la fin des temps, il y avait le même programme sur tous les canaux. Une émission enfantine avec les pyjamasks - inconnus au bataillon , flippants et têtes-à-claque. Je suis loin d'être la cible de ce genre de dessins animés, sauf s'il s'agit de revoir mes Tex Avery et mes vieux mangas de la fin des années 70/début 80.

Mais revenons à nos moutons : ce gentil monsieur, Stéphane, me confirme tout de go qu'il faut tout redémarrer. En langage informatique, on appelle ça un hard reboot. Comme une pomme, je m'exécute. Ben j'aurais mieux fait de pas l'écouter l'assistant, là. Depuis bientôt plus de quatre heures, je n'ai plus rien : pas de télé, pas d'internet, ni de téléphone, pas d'interface et si je dois travailler, c'est grâce au partage de ma connexion via mon smartphone. 

Elle est belle la technologie !






Euh merci, monsieur Stéphane, j'avais comme l'impression que ça allait être une grosse panne cette affaire-là^^ En fait, j'aurais pas dû t'écouter et faire un reboot sauvage. Merci Free quoi !

Dieu merci, je peux accéder tout de même à la WIFI et je découvre Röyksopp, groupe norvégien d'électro. Je les avais un peu perdu de vue ces derniers temps.


(Running to the sea - que j'écoute en boucle. Je suis monomaniaque)



(Epple : bon ce morceau il est connu car il a servi à habiller musicalement une pub mais je sais plus laquelle)



Poor Leno : un des premiers titres que j'ai écouté d'eux








Et celle-ci avec Robyn qui a fait un tube ultra connu "dancing on my own". Je vous laisse chercher sur YouTube





Edit : il est passé 17H30 et j'ai enfin retrouvé ma connexion ! Et moi je vais me déconnecter, du coup...




mardi 15 mars 2016

Vie de M....


Au boulot, nous avons changé de téléphone il y a quelques semaine. Les cadrans dignes d'un tableau de bord spatial. Les manipulations sur ce bel outil technologique sont soit hasardeuses, soit maladroites. 
 
Nous appelons un client afin de lui demander si nous pouvons répondre à l'appel d'offre pour la fin de semaine au lieu du lendemain, comme demandé dans le mail.

Personne au bout du fil, si ce n'est le répondeur. Rien que de très banal.

Sauf que.

Sauf que, étant persuadés d'avoir raccroché, le répondeur en vérité enregistre toute la conversation qui s'ensuit et nos blagues très potaches. Jusqu'au moment où on entend le haut parleur nous asséner justement l'implacable vérité : que nous pouvons réécouter le message, ou l'effacer.

Nous nous regardons, médusés.

Parce que.

Parce que, le temps de comprendre ce qui vient de se passer, le temps de réagir pour contrer l'inévitable, le combiné est déjà reposé sur son socle, coupant net la voix synthétique de ce maudit répondeur.

Vie de M. quoi...

mardi 29 décembre 2015

Tête de linotte

Il m'en fallait encore une afin de terminer l'année en beauté, outre cette trachéite rituelle qui vient me perturber ma gorge à la même saison. Certes, j'ai un côté Pierre Richard rêveur, gaffeur, et lunaire mais, sur ce coup-là, j'en tiens une couche, selon l'adage.

Voyageuse en vélo, je glisse mon fourbi dans un sac à dos bien pratique, dont une tablette qui me sert non seulement à écouter de la musique mais aussi à lire ou encore à regarder mes chères séries dans le train – ça fait passer la demie-heure de trajet. Sans compter que cette fois, il s'agissait de l'épisode spécial du Dr Who – encore me direz-vous ?! Oui mon addiction me pousse à la regarder directement en VO sur BBC, comme à l'accoutumée puis dans la foulée en sous titré – généralement 48 heures plus tard. Mon guilty pleasure. Quand j'aime, je ne compte pas les visionnages. 
 
Toute contente, je file gaiement en direction de la gare, en me disant que mon sac à dos est justement bien plus léger ce soir là. 
 
J'accroche mon vélo dans le wagon, bondé pour une fois – pourtant nous sommes en vacances, je trouve une place, puis remarque enfin que mon sac à dos est ouvert. Grand ouvert. Je fouille fébrilement, anxieuse. Ouf, mon portefeuille se trouve toujours au fond du sac. Je remarque aussitôt que la pochette avant est également ouverte. Celle où je glisse ma chère tablette.

Qui n'est pas à sa place. Le carnet de notes y est, lui. Celui dont je me suis servie pour vous narrer ma mésaventure de ce jour ; mes historiettes sans importance. 
 
Je tente de me souvenir si, à tout hasard, j'aurai entendu un bruit du genre « spong » ou encore « shplak », le son d'un objet qui tombe sur le bitume lors de mon trajet de mon travail à la gare. Mais non. Je peste contre ma distraction, n'en mène pas large. Ma voisine de droite constate mon énervement tandis qu'elle s'entretient au téléphone avec une amie.

J'appelle une collègue. Répondeur. Je peste de nouveau. J'appelle une autre collègue, qui décroche au bout de trois sonneries. Je n'ai pas fait 50/50 ni utilisé mon joker, mais fais appel à une amie. Je lui demande de vérifier si, par bonheur, la tablette serait tombée près de mon bureau. Elle s'exécute de bonne grâce,. Je la sens amusée. La tablette est bien tombée comme je l'ai imaginé. 
 
Dans ma poubelle. 

 Par quel mystère ? Nul le saura jamais. Elle est tombée dedans, tout simplement.
Je suis rassurée.

Ma voisine de droite aussi est rassurée, pour le coup, puisqu'elle me tend le pouce levée, tout sourire. 
 
Je suis bonne demain pour quelques moqueries. Ce n'est pas grave. Du moment que je récupère ma tablette, mais surtout ce qu'elle contient – j'ai déjà perdu une clé USB, qui n'avait pas été sauvegardé. La poisse donc.

Heureusement, 2015 se termine bientôt, sauf que...

Sauf qu'il me reste encore deux jours à tirer avant de me persuader que je suis « sauvée » en bonne tête de linotte que je suis !!!

jeudi 25 juin 2015

La fois où je suis partie en formation et où j’ai bien failli louper mon train…

Dans le cadre de mon travail, j’ai eu droit à une formation en dessous de Paris, dans la douce contrée des rillettes et des 24heures. Si vous me connaissez un tant soit peu, vous sauriez que je déteste profondément et définitivement la gare de Montparnasse à Paris. En témoignent les fois où je m’y suis perdue comme Ariane dans son labyrinthe – 45 minutes pour en sortir c’est quand même assez sport – sauf que mon fil était le numéro de téléphone d’une amie pour me téléguider vers la lumière du jour.


J’avais donc fait l’impasse sur Montparnasse et avait opté pour le contournement par Massy. Pas d’attente, pas de casse tête et autres angoisses, me convainquais-je. C’est sans compter ma malchance coutumière.


S’il est vrai que l’aller fut sans souci d’aucune sorte, hormis quelques fourmis dans l’arrière train, faute de m’être dégourdie les pattes – 3 heures et plus de trajet. Le retour fut quand même plus chaotique. C’eut été trop beau pour être vrai !


Je vous passe l’assiette pantagruélique de mon petit en-cas du soir à l’hôtel lorsque j’ai demandé « un petit quelque chose à grignoter » à mon arrivée. La photo se suffit à elle-même. Ils ont quand même le sens de l’accueil, ceci dit ! Je vous fais grâce également de l’attention dont j’ai été l’objet durant le repas du midi lorsqu’à ma voix comptait triple pour le choix du restaurant – une pizzeria est toujours un compromis idéal lorsqu’un végétarien est lâché en ville. Mais je me rends compte que jusqu’à présent je ne vous parle que de bouffe…


Parlons donc du retour.


Comment dire ?


La SNCF ? Ce n’était plus ce que c’était ma pauvre Marguerite ! Même les TGV s’y mettent. Et c'est peu de le dire.


Un départ 15 minutes après l’heure dite. Pas grave, me dis-je, j’ai 35 minutes pour la correspondance, amputée de ce quart d’heure : ça devrait le faire !


Et que croyez vous qu’il arriva ?


Un TGV c’est fait pour aller très très vite non ? Et bien, notre modèle à nous avait tout l’air du tortillard de pleine campagne. 3 arrêts successifs et inexpliqués qui me plombent mon crédit temps et sont loin de me rassurer, d’autant que ma voisine de droite, parisienne accomplie et désabusée, me signale que ces arrêts intempestifs en pleine voie sont, hélas, habituels.


Nous eûmes le fin mot de l’histoire : des enfants bloquaient les voies du côté de Massy TGV. Alors, celle là, on ne me l’avait jamais faite ! Dans le palmarès des excuses foireuses et insensées, elle aurait bien sa place. Merci donc chère SNCF de me donner une idée de billet. Parce que des enfants sur la voie.... Mais qu'ont ils fait lorsque les trois TGV sont passés dans le sens inverse à 300 à l'heure ? Des émules de Casper le fantôme sans doute.


Ô désespoir : j’allais louper cette satanée correspondance ! Je me voyais déjà faire les 10o pas, comme une triste âme en peine, sur le quai de la gare à attendre que le prochain train ne passe. 23 heures quand même : toujours sympathique quand le lendemain on se lève comme le coq aux aurores. Parce que la semaine de boulot n’est pas finie, pardi. Triste et affamée donc, et gavée au Coca.


C’est sans compter les Dieux et Déesses de l’Olympe qui ont dû entendre mes gémissements larmoyants « putain bordel, fais chier le TGV ».


Le train de Lille-Strasbourg, ma correspondance donc, était également annoncé avec du retard. Car les effets d’annonce du contrôleur « les correspondances seront assurées », j’y crois très peu. Autant que le père Noël sur son traîneau le soir du réveillon.

Mais ce n’est pas fini, comme dirait la pub.


Je vais faire bref : point de repère je n'ai vu. J’ai dû courir comme une dératée avec mes 5 tonnes de valise pour choper le premier wagon, qui n’était pas le bon bien sûr, et me retrouver dans le couloir étriqué avec de jeunes gens qui pratiquèrent le même sport avant de s'échouer lamentablement, en suffoquant comme des phoques sur la banquise. Serrés entre deux wagon, juste à côté des WC et de ses charmants effluves. Youpi quoi !


Heureusement, j’ai un peu de bagout. Selon l'expression : « je parle avec un chien en chapeau ».


J’entamais donc la conversation avec mes trois charmants jeunes gens et appris qu’ils repartaient dans leur patrie de Saint Pierre et Miquelon. Pour une rencontre, c’est une rencontre. En poussant un peu plus, j’appris également que l’oncle de la demoiselle à mes côtés vendait l’eau pour laquelle je me déplaçais tous les jours, gagner ma croûte et les carottes de mes gorets. Ni une, ni deux, j’offris une bouteille de cette eau que j’avais si fort judicieusement glissée la veille et la lui offris. Cadeau de France pour le partage d’un moment de galère.


Et pour un pied de nez ultime, lorsqu’enfin je pus regagner ma place après que tout le monde soit descendu à Roissy, l’aimable contrôleur nous annonçâmes qu’en raison du retard pris, l’arrêt Douai serait supprimé. Bande d’usagers, prenez le TER et démerdez vous quoi ! C’est bien évidemment avec consternation et incrédulité que nous nous regardâmes dans le wagon.


Ah Madame SNCF, vous être une sacrée farceuse, bigre !


J’arrivais enfin chez moi. J’avais presque envie d’embrasser le quai dégueulasse de ma bonne vieille gare des Flandres.


Moralité : évitez moi si vous voulez faire un voyage tranquille, car où que je passe, où que j’aille, la poisse n’est pas loin…









mardi 21 octobre 2014

Petit Intermède ludique : mise en garde pour nos amis Vélotafeurs…

.. . dont moi bien entendu, sinon ce serait moins drôle ! 

J’appartiens donc à la catégorie des Vélotafeurs depuis pratiquement 3 ans, autrement dit ceux qui prennent leur vélo (accessoirement dans le train) pour se rendre au turbin.

J’avais fait déjà l’objet d’un vol il y a quelques temps de cela, en février – le 14, fête des amoureux pour être plus précise et je suis certaine que mon voleur, n’ayant point d’argent, n’a rien trouvé de mieux de me subtiliser mon chouette vélo pour l’offrir à sa dulcinée. Un cadeau qui ne coûte rien en somme… Sur la grand’place de Lille, qui plus est, haut lieu touristique avec sa fontaine centrale, même en hiver finissant. Mon ancien VTT étant trop girly, je doute que ce fut pour son usage personnel. 
 
Petit aparté : quand on se fait voler son unique moyen de locomotion, on passe les jours qui suivent à scruter fiévreusement le Bon Coin à la recherche du vélo perdu. Persuadée que celui-ci, repeint certes, à franchement la gueule de celui qu’on vient de se faire envoler.

Mais revenons à nos moutons, en l’occurrence à ce fameux après-midi de samedi.

Comme je l’ai souligné en préambule, la bicyclette étant mon moyen de transport principal, je me déplace d’un point A à un point B de cette manière dans grosso modo environ 80% des cas. Donc, pour faire les emplettes dans mon petit Carrefour Market de quartier, je suis toujours munie : d’un sac, de mes sandows et de mes sacoches. Nonobstant l’indispensable antivol.

L’affaire prend tout au plus 20 minutes. J’ai ma liste et je n’ai pas envie de m’attarder dans les rayons. Je n’ai pas envie de poireauter non plus 3 heures à la caisse. (L’épisode chronologie est important car à un poil de cheveu de yack, j’y passais… encore !).

Je passe les portes coulissantes. Il me faut quelques secondes avant de comprendre que, oui, c’est bien mon vélo qui est par terre. Que fait-il par terre ? Me demandé-je, un tantinet interloquée. 
 
La première chose que je note, c’est le jeune homme, capuche abaissée, accroupi, une roue de vélo sur sa gauche. Roue qui n’est pas à moi puisque celle-ci est encore attachée solidement grâce au U de marque germanique. Solidement certes, mais orpheline du cadre qui se trouve à terre, lui.

On s’imagine toujours sortir une réplique bien sentie dans ce genre de situation, du type « vous avez besoin d’un coup de main pour finir de voler mon vélo ? ». En vérité, comme un dessin animé au ralenti, Bip bip poursuivi par Vil Coyote par exemple, il faut du temps avant que l’information ne remonte au cortex, ou tout au moins ce qui sert de restant de cerveau et, dans les ¾ des cas, ce n’est tout au plus qu’un balbutiement qui franchit les lèvres de l’outragé(e) : « mais euhhhhh…. ».

Ni une, ni deux, notre apprenti voleur, ayant compris qu’il s’agissait là de mon bien, remet sa capuche, reprend sa roue fermement, et file au trot – en courant en vérité – vers la sortie du parking, non sans m’avoir salué d’un «bonne journée madame ». Tu parles si elle était bonne : 5 minutes plus tard, et j’étais volée pour la deuxième fois sur la même année ! Au moins, mon voleur était poli. 
 
Moralité : un troisième antivol tu achèteras. 
 
Moralité bis : quand tu ne pourras pas attacher ton vélo par le cadre, grâce à ce nouvel antivol, tu attacheras fermement ta roue à desserrage rapide à ton cadre. La roue ayant été préalablement attachée par un gros U au rack gracieusement disposé par Carrefour Market.

Je vous épargne le spectacle des 3 malabars, qui tout en rangeant leurs courses dans leur voitures, assistant par la même occasion au spectacle, et n’ayant pas levé le petit doigt.

Triste époque que l’on vit !

mercredi 21 décembre 2011

Les joies de l'informatique !

ou on se dit, enfin surtout moi, que j'ai bien la poisse collée à mes semelles de basket. A se demander si je ne dois pas me rebaptiser Gastonne Lagaffe ?

Bilan de ma semaine donc, pas encore finie – hélas – je crains le pire pour la suite :

  • Un pc qui crashe brutalement et mystérieusement un bel après midi de dimanche. Devoir tout réinstaller c'est la barbe, non pas pour la restauration en elle-même, mais parce que je dois évidemment me taper la corvée de récupérer tous mes fichiers passés à la trappe sournoise du formatage. Pénible, donc, mais faisable.

  • Victime d'un fichu Trojan que voici. Pas de panique – enfin si un peu quand même parce qu'il faut bien trouver un moyen radical de l'éliminer afin de surfer tranquillement sans que mon explorer ne m'envoie sur des sites publicitaires quand je tente une recherche sur notre vieil ami google. Si vous aussi êtes victimes de ce cheval de troie : ne suivez pas le lien indiqué sur cette page (bourrée de fautes d'orthographes soit dit en passant), ne passez pas par la case prison et ne payez pas cette amende de 200€ : ceci est un FAKE, un vrai de vrai. Ah les petits malins cons.

  • Mon pc fut présentement, et aujourd'hui à 10 minutes d'intervalles, victime du syndrome de l'écran bleu. Très plaisant quand on essaie de transférer un fichier ou qu'on vaque à ses occupations quotidiennes : lire ses mails, répondre, aller sur Facebook et j'en passe.

Espérons que cette loi des séries se termine ce soir. Tiens en parlant de séries, vous regardez quoi ce en ce moment ? Vous regardez combien de séries en même temps ?

PS : ah, oui, j'oubliais : sans compter un disque dur qui a cramé (mais vraiment, pas du chiqué - il m'a fallu un peu de temps avant de me dire : "tiens, c'est quoi cette odeur ?)

lundi 28 février 2011

De l'utilité de porter du vieux....

Chose promise chose due...
Je vous avais promis une anecdote narrant mes exploits dans un grand magasin : je ne me déroberais donc pas à la lourde tâche... de me ridiculiser une fois de plus.

Mon clavier sans fil me donnant des sueurs froides, voire des perspectives de pétage  de plombs, je me suis donc décidée à envahir le centre ville de Lille, enfin plutôt un grand magasin spécialisé en informatique et qui porte le nom d'un corsaire. Bon si avec ça vous ne trouvez pas, je veux bien manger ma casquette !
En passant la barrière de contrôle, enfin le portillon, voilà que je commence à sonner - très discrète la sonnerie bien sûr. Dans ces cas là, on se sent toujours mal à l'aise... ou alors très con en sachant pertinemment qu'on a rien encore volé ! 
Deux maousses costauds s'avancent vers moi, très menaçants... non en fait, soulagés d'avoir quelque chose à se mettre sous la dent faire vu le peu de monde qu'il y avait en magasin. Moi, de bonne composition, je commence à ouvrir la sacoche qui me tient lieu de sac-à-tout-faire, me demandant ce que j'ai pu embarquer, ce quelque chose de foutrement pénible qui sonne aussi sournoisement. Le vigile m'arrête de la main – sans doute ma mine honnête, et me demande tout à trac, si j'ai un vêtement neuf sur moi. Je réfléchis oh, au moins 30 secondes quand la lumière se fait : effectivement, je porte un vêtement neuf… qui n'est autre qu'un pantalon. Et là de faire ma maligne tout sourire, quand je répond au vigile :
« En effet,  j'ai un pantalon neuf mais  je vous préviens :  il est hors de question que je l'enlève ! »
Je veux bien avoir l'air bête, mais bête et à demi nue : pas moyen !
Apparemment ma petite saillie a bien amusé mon interlocuteur qui, d'après ce que j'ai cru comprendre, n'était pas contre l'idée d'un strip tease en direct live du s....ouf.
Je vous épargnerais le forcing du vendeur qui a voulu me vendre un clavier haut de gamme – manque de pot, en informatique je suis une adversaire plutôt coriace, ou encore au moment de payer, lorsque je fais les yeux doux à la caissière – c'est le printemps qui arrive ma bonne dame.
 Bien entendu, j'ai sonné une nouvelle fois en sortant, mais avouez que cette petite anecdote est quand même plus amusante que certaines têtes à claques du marché.


mardi 2 mars 2010

En bref

Je vous annonce avec regret la mort de mon poste de télé qui m'a lâchement abandonné vendredi soir, sans un cri, sans un râle ; juste l'écran noir et un son inquiétant à l'intérieur - je crois que tube cathodique n'a pas survécu au passage à l'an 2010 ! Dernière péripétie en date couronnant quinze jours de galères informatiques et électroniques où j'ai passé le plus clair de mon temps un tournevis à la main... enfin c'est pour l'image hein - avec, successivement, une réparation de la connection wifi sur le portable de mon filleul, un plantage en beauté de mon disque dur externe qui me demandait, le crétin, si je voulais le reformater - mais oui bien sur et effacer également toutes les données qui s'y trouvent tant qu'on y est ? Bref, un mois de février qui m'a laissé quelques peu sur les rotules et généré quelques crises de n-air - oui quand ça sature, l'Intrépide fait un tour dehors pour se calmer.

Depuis 4 jours donc, je découvre les joies de la télé sur PC grâce à quelques logiciels dont celui très bien fait Adsl Tv que je recommande pour ceux qui, comme moi, se retrouvent à manger des grives, faute de merles. Et aussi des secouages intempestifs de souris quand l'image se fixe pendant que le DVD bégaie - ça, c'est moins drôle. Du coup aussi, je découvre les joies du replay... sauf que ce soir, Nouvelle star oblige, je m'en vais de ce pas virer mon frère de sa chambre pour regarder la première émission (j'aime surtout regarder les épreuves du casting, pas vous ?). Et si le voulez bien également, j'ai commencé un ciné quizz que je ne tarderais pas à mettre en ligne. Avis aux amateurs.

jeudi 4 février 2010

Addition sucrée salée

Cassée trois assiettes d'un coup, dont derniers vestiges de service. Failli les recevoir sur la tête en ouvrant le placard – moins marrant. Ma faute aussi d'avoir posé des grandes assiettes sur des petites non ?

Pas entendu l'explosion hier à Lille (paraît qu'elle a résonné à 60 km à la ronde : ah bon, dois être sourde alors !). Toute surprise de voir qu'on en parlait dans édition spéciale de ce midi. Souri à la thèse du débarquement des petits bonshommes verts, jaunes ou gris. Appeler Mulder et Scully.

Fait tout tomber aujourd'hui. Café, brosse à dent dans lavabo, emplie de dentifrice bien évidemment. Bouchon distributeur resté entre les mains, reste rebondi sur moquette tandis que savon éclaboussé sur cheveux. Y a des jours où rien ne va. Tout file entre les doigts. Décidément, suis bien la fille cachée de Pierre Richard. Pas peu fière finalement.

Renversé le lait pendant préparation pâte à crêpe. Brûlé les doigts pendant la cuisson. Les crêpes faisaient la gueule – pas moyen de les retourner correctement, du coup moi aussi faire la gueule : j'avais plus trop faim au moment de passer à table.

Cassé beau vase en début de soirée. Dégoûtée même si reçoit pas souvent des fleurs. Préfère une bouteille de vin. Fait attention à ramasser bris de verres pour pas que lapins se chopent les pattes dedans.

En parlant des lapins, parcours du combattant tous les soirs car messieurs trop ravis de grimper partout, surtout derrière la télé pour y farfouiller, ronger les fils qui traînent. Du coup, à surveiller : câble de la box entamé.

Journée officiellement terminée. Ouf. Pas de nouvelle mini catastrophe en vue. Enfin, faut pas dire vite non plus.

Fatiguée, mal de crâne, pas faire de phrases avec sujet verbe complément d'objet direct. Désolée. Demain reprendre bonnes habitudes. Demain être autre jour, comme dirait Scarlett...

vendredi 15 janvier 2010

J'ai toujours préféré aux voisins, les voisines (enfin pas toujours)

Mes voisins et moi, c'est la plus longue relation que j'ai eu depuis que j'habite seule. Et comme dans toute relation il y a des hauts et des bas, avec plus de bas que de haut d'ailleurs pour ma part, et c'est peu de le dire !

Déjà, dans mon premier appartement, un simple studio de 18 m2 avec une kitchenette intégrée et une salle de douche minuscule, le courant est mal passé. Mon voisin du dessous était, comment dire, un peu spécial. Un vieux garçon taciturne, quasi sourd, particulièrement glamour et social^^ hum. Lorsqu'on s'établit quelque part, nécessairement, on doit procéder à quelques menus travaux d'aménagement. Tandis que je me rendais à mon travail, mon père s'efforçait de retaper un peu par là, retoucher ici où là. L'anecdote des travaux n'en est pas une car importante pour la suite.

Ce soir là, je rentrais donc dans mon studio réaménagé, contente... jusqu'à ce que mon cher voisin entre vers 3 heures du matin en claquant violemment la porte d'en bas, me réveillant pour le coup bien sûr. Mais ce n'est pas tout. Ce respectueux monsieur aussitôt rentré chez lui, alluma la télé, ou devrais-je dire le magnétoscope car apparemment il enregistrait le journal télévisé, ainsi que "les feux de l'amour" (oui, vous avez bien lu), et quand on est sourd, je vous laisse imaginer le niveau sonore que cela atteignit rapidement. Je patientais une demie heure mais, n'y tenant plus, je frappais à la porte, en pyjama, ébouriffée, sans lunettes, hagarde et en colère. Savez-vous ce qu'il osa me dire lorsque je lui demandais poliment de baisser le volume de sa télé ? "Ah, c'est vous la nouvelle, vous commencez bien !" sous entendu à cause des travaux de ces deux derniers jours. Le mufle ! A cet instant, ce fut une longue et pénible lutte intestine dans l'immeuble entre lui et moi. Les autres locataires n'intervenant pas. Jusqu'au jour où j'en eus assez – du bruit et de la chaleur ne font pas bon ménage, je me résolus à partir pour un appartement plus grand. Durant un an et demi, je vécus dans une relative tranquillité, copinant avec mes voisins du dessus, un gentil jeune couple et, à l'occasion, nous buvions un verre l'un chez l'autre. Mais c'est bien connu, le bonheur est de courte durée.

Quand j'atterris à Lille, dans un quartier très sympathique, je ne savais pas encore ce qui m'attendait dans mon nouvel environnement. Près du centre ville, animé, un peu trop à mon goût – avec le passage des étudiants en direction de la rue de la soif, beuglant dès le jeudi soir. Une fois, j'eus même droit à l'intégrale de la Star Academy dès 6 heures du matin, un dimanche, par deux sympathiques ivrognes pas encore remis de leur zinzin de la veille et je songeais fortement à lancer un seau d'eau pour rafraîchir leurs idées et calmer mon énervement. Mais je me suis contentée d'ouvrir la fenêtre et de leur intimer l'ordre de se taire d'une manière un peu fleurie. Ils ont fini par se taire et partir. Trop tard : j'étais bel et bien réveillée !

La situation empira quand mon nouveau voisin s'installa juste à côté de mon petit T2. Malgré ma bonne volonté, les choses s'envenimèrent rapidement. Il faut dire aussi que ce jeune homme avait pour fâcheuse habitude d'inviter un tas de copains, quasiment tous les soirs, entre alcool, fumette, et la chaîne hifi qui emplissait notre palier d'un techno commerciale sourde et insupportable. Pourtant j'aime l'électro, la musique en général, mais justement j'adore la musique au point de ne pas imposer mes goûts aux autres. De rixes en rixes. De cris en cris, je pensais que la situation allait atteindre son point de rupture, jusqu'au soir où, au lieu d'une énième bagarre, je décidais de désamorcer le conflit en l'invitant pour fumer le calumet de la paix... enfin de discuter tranquillement de ce qui n'allait pas autour d'un verre. Chacun mit de l'eau dans son vin et on put repartir sur de meilleures bases.... jusqu'à ce que l'animation très "festive" du quartier ne s'empire avec techno pour tout la rue dès minuit - y a pas de raison que les habitants du quartiers n'en profitent pas, tsss. Même mon voisin pensait que c'était trop bruyant au point de vouloir déménager, c'est dire !

Ce qui me conforta dans l'idée que, malgré mon affection pour ce quartier pittoresque, trop sans doute, il fallait que je retrouve le calme de la campagne avant de me transformer en Hannibal Lecter.

Enfin ! Enfin, je me retrouvais dans un environnement tranquille, apaisant, reposant.... oui mais voilà, la poisse me suit à la trace il faut croire. Je ne reviendrais pas là dessus car j'en ai déjà parlé ici et . J'ai à nouveau de "charmants" voisins qui adorent particulièrement traîner les chaises sur le carrelage, s'engueuler copieusement tous les soirs, inviter des amis jusqu'au bout de la nuit, pour reprendre l'expression, hurler des "youyous" sans raison autre que de rompre le silence, parler tellement fort que je peux retranscrire chaque conversation.

Je me dis que vraiment, ou j'ai la scoumoune intergalactique, où on me suit à la trace pour me coller des voisins particulièrement irrespectueux afin de me pourrir un peu plus la vie. Je ne suis pas la dernière à faire du bruit, bien sûr, mais quand on vient gentiment taper à la porte pour me demander de faire attention – je râle beaucoup sur mon ordinateur, que voulez-vous ? - non seulement je m'excuse, mais j'ai honte de mon comportement, comme un enfant pris en faute, et il n'est nul besoin de revenir à la charge. Mes voisins n'adoptent aucunement cette attitude.

Jusqu'à ce dernier samedi d'il y a un mois et demi. Madame et monsieur ont une nouvelle fois invité leurs amis qui, sans mentir, s'étaient donnés rendez-vous dans mon salon jusqu'à 4 heures du matin et, le lendemain, Madame désirant faire la sieste, son mari a tapé sur le mur parce que je râlais sur mon ordinateur, une fois de plus. En langage clair, on dit que c'est l'hôpital qui se moque de la charité, non ? En tout cas, ils ne manquent pas d'air, c'est deux là : fais ce que je te dis, mais ne fais pas ce que je fais. Ce n'est pas grave si j'ai mal dormi à cause de leur petite sauterie de la veille.

Pour conclure sur une note un peu positive, depuis, la situation a évolué. Il faut dire que la perspective de déposer une main courante contre eux les a fait réfléchir, ainsi que l'intervention du syndic qui leur a confirmé que pas mal de gens se plaignaient de leur comportement – ouf, nous n'étions plus seuls. Touchons du bois, du singe, tout ce que vous voudrez.

Une chose est certaine : je ne remercierais jamais assez l'inventeur des boules Quiès !

Et vous, de votre côté, les voisins : une histoire d'amour et d'amitié ? (merci Boubou, depuis ton jour de neige, j'ai du Elsa dans la tête : je ne te remercie pas^^ !!)

mardi 5 janvier 2010

Virus...

Non non, je n'ai pas attrapé un quelconque virus, ni la grippe H1N1 – avec les 91 millions de doses qui restent, j'ai de quoi faire, mais mon netbook s'est malencontreusement trouvé sur la route d'un méchant programme qui l'a laminé samedi. Aussi j'ai passé la journée de dimanche à essayer de lui trouver un médicament costaud. Après de multiples mais infructueuses injections, j'ai dû relancer la machine agonisante... enfin j'ai dû formater et tout remettre à niveau. La poisse en ce début d'année donc : m'amuser à réinstaller tous les programmes et autres bidules indispensables, parfois futiles mais si distrayants.

Soyons positif : c'est un moindre mal finalement de repartir sur de bonnes bases en ce début de décade ! Hop un bon coup de ménage. On époussette un bout de disque dur ; on balaie le système à coup d'antivirus.

Du coup, évidemment, en plus de ma flemme qui ne me quitte pas - je t'inventerais des mots qui n'existent pas, j'ai du retard dans quelques billets – brouillons... ou pas, d'ailleurs. Par dessus le marché, j'ai l'intention de refaire la déco par ici, qu'en pensez vous ? Je vous l'affirme cependant : les bonnes résolutions ne tiendrons pas longtemps ; je me connais suffisamment, hélas.

En attendant, je vous conseille vraiment deux nouvelles séries : "The mentalist", qui débarque ce mercredi soir, les épisodes dans le désordre évidemment – merci TF1 - et sur laquelle je me pencherais plus longuement à l'avenir, ainsi qu'une petite bombe venue de Grande Bretagne, "Misfits", savant mélange de Skins et de Heroes que j'ai découvert grâce à la Fredzone et que je me suis visionnée en un après midi. Mais à déconseiller aux plus jeunes en raison du langage – très cru – et de scènes non moins euh, trashy.

Voilà, nous reprendrons le cours normal des programmes d'ici la fin de la semaine... enfin je l'espère.

En attendant, en primeur, mon nouveau fond d'écran – on s'amuse comme on peut !