mercredi 24 juin 2026

Les plus petites victoires sont les plus belles

Pour la première fois depuis trois mois, j'ai retrouvé le plaisir de l'écriture. Réécrire est alors jusque là la seule chose que l'on peut faire quand on est épuisée, aussi bien physiquement que mentalement. 

Un cerveau qui casse. Un corps qui se cabre pour ne pas tomber. 

Le brun out, doublé d'une dépression. Le combo gagnant. 

Je n'ai pas peur de le dire. Je ne suis pas coupable, pas redevable. C'est cette société malade qui prend l'être humain comme une simple variable. 

J'y reviendrais peut-être à ce qui m'a amenée là. 

Peut-être pas.

Ce soir donc, ou plutôt cette nuit, pour la première fois je ne suis pas repassée par ce que j'avais déjà écrit. Polir les phrases. Retirer le gras. Se satisfaire d'une scène. Apprécier le silence. 

Non.

J'ai senti un appel. Cela peut paraître absurde, mais pas pour ceux qui ont le besoin vital de raconter des histoires comme moi.

Comprenne qui sait. 

Je ne sais pas combien de temps cela va me prendre, mais sache que je vais raconter ta vie depuis que tu as pris ce train. 

Quelques lignes jetées là, sur mon bloc note virtuel. 
Quelques lignes certes, mais qui ont le goût d'une grande victoire pour moi. 

Cela peut paraître peu mais c'est un pas énorme.

Je reviens à moi-même.