lundi 9 mars 2015
Zora la rousse et moi… la frousse
mardi 30 décembre 2014
Once upon a drame
Je
suis une série-maniaque – c’est un fait avéré et indiscutable
depuis au bas mot les années 80. J’ai déjà parlé des séries
qui me font vibrer ici ou là (genre en ce moment - enfin depuis quand même 8 ans mon addiction au Dr
Who, dont il va falloir que je vous cause sérieusement un jour)
mais je n'ai jamais eu l'idée de parler également des séries que je regarde plus par
habitude que par réel désir. D’où le jeu de mot foireux de Once
upon a drame
puisque c’est à la suite d’une réflexion sur Facebook qu’est
né ce billet :vendredi 20 novembre 2009
Dollhouse
...Ou l'art et à la manière de sabrer une série dotée d'un énorme potentiel. Ici, il s'agit de la programmation "logique" d'une chaîne télé, Teva pour ne pas la nommer.
Commençons par les doléances : Teva a eu la fâcheuse idée de programmer l'épisode pilote sans pub, ou peu, alors que je l'attendais impatiemment, comme la fan de Joss Whedon que je suis. C'est donc avec un sentiment de frustration que j'ai pris le train en route. Deuxième point râlant, c'est l'horaire proprement dit de programmation du show. 1 heure du matin avec 3 épisodes d'affilée c'est, comme qui dirait, abuser des bonnes choses et des bonnes volontés, mais je tiens le choc, envers et contre tout, allant jusqu'à adopter la méthode des allumettes pour rester éveillée... Ok j'exagère, les intrigues suffisent à rester devant le petit écran.
Les points négatifs passés en revue, parlons de la série en elle-même.
Comme toute bonne série basée sur la conspiration, celle-ci a la sienne : la dollhouse est un laboratoire secret, et ses agents enlèvent (?) des personnes avec un profil bien précis en vue de missions plus ou moins avouables (poupée sexuelle, tueurs à gage, soldats mercenaires). Grâce à une technologie de pointe, des scientifiques peu scrupuleux effacent la mémoire de ces dolls à chaque nouvelle mission. On peut suivre ainsi le destin de quelques poupées programmables, dont Echo, interprété par Eliza Dushku, qui a abandonné ses fonctions de tueuse de vampires psychopathe* et de ranimeuse de cadavres**. Peu à peu, Echo retrouve des bribes de mémoires entre deux contrats. Au fur et à mesure, on comprend qu'elle est utilisée par une taupe afin d'aiguiller un agent du FBI soucieux de révèler la conspiration au grand jour. Bref, je suis cliente de cette série très habile aux scénaris extrêment bien ficelés. Chaque épisode raconte une histoire, une mission, et au fil des épisodes on découvre le plan d'ensemble, les motivations des uns et des autres. Méthode usée jusqu'à la corde mais très redoutable dans ce cas précis.
Whedon est un petit malin qui surfe sur plusieurs concepts, dont celui la théorie du complot si chère à X-files, bien qu'il n'y ait pas de petits hommes gris ici, mais des agents protecteurs de dolls qui se comportent parfois comme de vrais prédateurs. Dans la volée des épisodes de mercredi, on évoque le mythe urbain de la dollhouse par le biais d'un reportageTV . Je vous avoue avoir cherché sur wiki mais je n'ai rien trouvé pour le moment.
Ce qui est fascinant, ou effrayant en l'occurrence, c'est qu'une personne peut disparaître de la surface de la terre pour réapparaître sous les traits d'une doll reprogrammable à l'infini, et dont on efface la mémoire en l'écrasant à chaque fois, en commençant par sa personnalité originelle, par le biais d'une vulgaire disquette qu'on insère dans un ordinateur. Ne pas avoir conscience de ce qu'on a été, de ce qu'on a aimé, des gens qu'on a côtoyé. Ne plus être qu'un pantin vide d'émotions entre deux missions. Et le pire : être privé de son libre arbitre. Ça fait froid dans le dos.
Le générique de début est plutôt accrocheur et entêtant. Jetez-y un oeil si vous le pouvez. Cette série tient toute ses promesses.
Flûte, je n'ai plus assez de temps et de place :) pour parler d'une autre brillante série US qui vient de s'achever sur RTBF et dont TF1 a racheté les droits, The Mentalist. Elle aussi vaut son pesant d'or et je ne serais pas étonnée que vous reposiez votre télécommande !
* Buffy contre les vampires / Angel
** Tru calling
mardi 14 juillet 2009
Dead like me
Il y a peu, France 4 diffusait la saison 2 d'une série que j'aime beaucoup et que j'avais visionné une première fois grâce à mon disque dur (mort je le crains... si un champion en informatique passe par là). Dead Like me est atypique dans le paysage des séries car il traite d'un thème, certes utilisé par ailleurs dans les séries policières (beaucoup de cadavres) mais traité sous un angle différent : celui de la mort elle même.
George (Georgia Lass) a 18 ans lorsqu'elle décide de ne pas poursuivre ses études afin de rentrer de plain-pied dans la vie active, au grand désarroi de ses parents. Elle décroche son premier job au moment ou l'impensable devient réalité : elle meurt foudroyée. On pourrait s'arrêter là... mais ce n'est que le début de la série qui compte en tout et pour tout deux saisons (hélas). La manière dont George meurt est pour le moins surprenante : les toilettes de la station Mir s'abattent sur elle lorsqu'elle prend sa pause déjeuner (juste avant "l'accident", un homme effleure son bras d'une façon pour le moins étrange). Cette mort, cocasse, est à l'image du reste de la série : faire rire d'un sujet... mortel ! Notre héroïne devient une "faucheuse". Son boulot consiste à recueillir les âmes des défunts juste avant qu'ils ne passent de vie à trépas et de les mener, si nécessaire, jusqu'à la lumière dorée qui les mènent (sans doute) au paradis et qu'eux, en tant que faucheurs, ne verront pas avant leur mission accomplie (on parle en milliers de missions, de centaines d'années). Ils doivent faucher les âmes avant les sépulcreux" de moches créatures dont le travail est sensiblement le même... enfin non, car ces derniers les envoient plutôt du mauvais côté de la barrière (Keine paradis donc.... pas besoin de vous faire un dessin).
tail, dans un épisode en particulier), il note ces simples informations : le nom de la personne, l'heure du décès et le lieu. A charge pour chaque faucheur de mener son enquête afin d d'être à l'heure pour le rendez vous avec son nouveau "client".
Vendredi dernier, j'ai eu une pensée en m'étonnant sur l'étrange programmation de la chaîne : deux épisodes des faucheurs de "Dead like me" suivis de deux autres de "Six feet under : d'abord on fauche, ensuite on embaume à la morgue. Manquait plus que "Tru calling" et son héroïne qui ranime les cadavres afin que la boucle soit bouclée. Hasard ou malice de France 4 ?

jeudi 2 avril 2009
Pause Café
Pause Café date de 1981 (j'avais donc douze ans, et je n'avais plus les cheveux-longs-jusqu'à mes fesses – je les avais fait couper l'année précédente – un choc pour mes parents, mes frangin(e)s et mes profs ; par dessus le marché, je portais des binocles triple épaisseur téfal). La série se compose de 6 épisodes de 52 minutes chacun.
Joëlle Mazart est une jeune femme idéaliste envoyée pour son premier poste en tant qu'assistante sociale dans un lycée de la banlieue parisienne. Comme le titre générique l'indique, elle gagne son surnom et affine sa méthode en proposant un café à ces élèves en difficulté (aujourd'hui on dit en échec scolaire)... si régler les problèmes de cette manière était aussi simple, ça se saurait, on économiserait en temps et en argent sur le prochain G20, mais la vie n'est pas aussi aisée qu'une série télé, fusse t-elle aussi sympathique. Forcément sur le lot, quelques uns sont secrètement amoureux d'elle (après tout elle est à peine plus vieille qu'eux) ; forcément il y a une galerie de personnages fort en couleur, notamment celui qui disait sans arrêt "mais Madame, c'est qu'est ce je fais" avec sa variante "c'est qu'est-ce que je dis". Je me rappelle également des débuts en tant qu'acteur de Marc Lavoine avant qu'il ne chante que j'ai des yeux revolvers (ce qui est faux puisque mes yeux sont d'une couleur marron, yeux de cochon). La preuve en images, par ici (franchement vous auriez pu me croire sur parole !!!).
La deuxième série "Joëlle Mazart" se situe quelques années plus tard. L'héroïne est affectée sur un autre lycée de banlieue, ce qui donne lieu à d'autres histoires avec d'autres problèmes à la clé. La série sera diffusée un an plus tard, vu l'immense succès de la première mouture (à l'époque on ne parlait pas encore de saisons). Cette fois, la vie privée de Joëlle est plus étoffée puisqu'on lui connaît un fiancé attitré au doux prénom (???) de Lionel (bof y a plus sexe quand même).
8 ans plus tard, on prend les même et on recommence sauf que... sauf que Joëlle est mariée à Bernard Lecocq (lui même futur époux de Annie Duperey d'une "famille formidable"), qu'elle est mère de famille et, enfin, qu'elle est devenue Joëlle Calvet. Evidemment, son nouveau statut donne droit à de nouvelles interrogations, ainsi que les miennes puisque j'étais à l'époque entre "ado pas finie" et "jeune adulte en devenir". A l'ouest, le mur de Berlin tombait. La grosse claque, moi qui ai assisté à l'évènement en direct sur mon petit écran.
J'ai la nostalgie de cette série. L'héroïne étant profondément humaine et à l'écoute de jeunes pré et post ados que nous étions (d'ailleurs je ne suis pas certaine d'en avoir croisé d'aussi chouettes dans ma vie). Il me semble aussi que c'était la première fois qu'un membre de l'éducation nationale devenait ainsi une personne de fiction récurrente. Ensuite on a eu droit à une flopée de "madame le proviseur" mais le charme n'est pas le même. On avait eu également le droit à d'autres corps de métiers notamment avec les "médecins de nuit" mais là, avec Pause café, je m'identifiais pleinement puisque moi aussi j'entrais de plein pied dans le monde terrifiant du collège puis du lycée. Pendant ce temps, les USA nous envoyaient ses JR, Sue Ellen et consorts tout droits issus de l'univers impitoyable de "Dallas", qui était à mille lieux de mon univers. Entre deux lessives "méchants texans" et une lessive "Joëlle pause café", mon coeur ne balance pas.
Franchement, ça vous dirait pas, vous de la revoir cette série si rafraîchissante, si tendre ? Et si on lançait une pétition hein ?
samedi 31 janvier 2009
Ma presque soirée Tévé
Wolfe lake sur NRJ12, rien que le titre on se doute que ça va pas parler d'amouuuuur... ni de lapins. Le lac aux loups in french, c'est vrai que ça le fait moins.
Le pitch, comme dirait Thierry A. (ze man in black de canal plouche) en quelques lignes : ça se passe donc à Wolf Lake. Richie Valens (alias Lou Diamond Phillips) a rescussité depuis la "Bamba" (que se "necessita una porqua de gracia") et, comme il faut bien vivre et qu'il en a marre de chanter toujours la même rengaine, il est devenu flic – mais pas n'importe lequel, hyper médaillé, travaillant seul... un héros quoi. Il est à la recherche de sa fiancée Mia Kirshner, échappée de L Word et (re)devenue hétéro pour le coup. On peut même dire qu'elle a sacrément chaud aux fesses (pour ceux qui l'ont vu, se reporter aux scènes d'hallucinations). La ville a l'air très tranquille, habitée par des américains moyens... sauf qu'un bon nombre de ses habitants a tendance à se transformer en loup dès la nuit venue et à croquer l'étranger de passage ce qui, vous en conviendrez, est fort fâcheux... surtout pour l'office de tourisme. Malgré les apparences, la série se laisse suivre (à raison de trois épisodes par soir) et comme la première saison (et dernière faute d'audimat aux USA) ne dure que 9 épisodes, mes 15 prochains jours seront consacrés à le mystère des loups du lac.
Entre deux zapping et surf sur internet, s'est ensuivie (toujours sur la même chaîne) une daubasse sans nom intitulé "vampire's world" (drôle de traduction.... française, puisque le titre originel de ce téléfilm est "creed" - croyance). En fait de monde de vampire, il n'y en a que 4000 dans le monde face à plus de 6 milliards de terriens. Adrian Paul (recyclé moustachu depuis Highlander), y joue le rôle d'un agent du FBI (et vampire) obligé de faire équipe avec un autre agent, un black qui n'aime pas trop les vampires vu que son ancien co-équipier a servi de casse croûte à l'un deux. Contraints et forcés, nos deux zhéros doivent arrêter un méchant (très très méchant) qui a décidé de propager la maladie vampiresque parmi la population (enfin je crois). Malgré ma passion pour les histoires de vampires (bon je suis grillée pour trouver quelqu'un maintenant ouarf) j'ai trouvé ça tellement nul (effets spéciaux à la con, ralentis-on-ne-sait-pas-pourquoi-mais-toujours-au-plus-mauvais-moment) que j'ai préféré zapper sur la 12 millionième rediffusion de "sex and the city". J'ai quand même visionné (?) la fin de ce "merveilleux" téléfilm pour connaître la fin palpitante où la zhéroïne (vampire elle aussi) se pâme entre les bras du seul non- vampire de l'histoire (le black, faut m'suivre). J'ai terminé ma soirée en regardant avec grand intérêt un court métrage ayant Jane Birkin dans un rôle de mère muette et je râle de voir que de très bonnes choses passent très (trop) tard (et oui, y a en qui bossent le samedi).
Passionnante soirée, n'est-il pas ?
vendredi 16 janvier 2009
L'âge de Cristal the return
Franchement ils ont pas l'air de pyjamas les costumes des Limiers de l'âge de Cristal ? Pfff, mon pyjama Snoopy est encore plus beau...
Voici la preuve en images, ainsi que la micro jupe de Jessica (je croyais qu'elle était encore plus courte que ça).
jeudi 15 janvier 2009
Sam et Sally
Une fois n'est pas coutume, j'évoquerais une série française que j'aimais beaucoup étant gosse. C'est en traînant dans un rayon DVD que j'ai eu la surprise de voir que cette série était sortie en coffret. Il s'appelle Sam et, elle, Sally. Mes souvenirs sont nébuleux quant au passé des personnages principaux. Je retiens surtout que Sam était interprété par Georges Descrières, sans aucun doute à mes yeux le seul et unique Arsène Lupin, et Sally était successivement représentée par Corinne le Poulain puis par Nicole Calfan dans la seconde saison.
Des histoires rocambolesques où le couple s'en sortait toujours in extremis, d'une chiquenaude. De l'humour et des aventures au parfum exotique pour l'enfant que j'étais, mais surtout cette alchimie de Sam et de Sally sur l'écran. Il leur arrivait toujours un tas de choses : poursuites échevelées ; parties de cache cache avec des trafiquants, à Deauville, Rome ou en Amérique du Sud. Le héros était un parfait gentleman, toujours élégant, et l'héroïne apportait la touche de fraîcheur nécessaire par son statut d'ancienne danseuse. Je ne me souviens plus vraiment des épisodes mais je garde en mémoire une série plaisante et attendue chaque semaine car elle m'emportait ailleurs, me faisait rêver. Et d'ailleurs je ne suis pas sûre que je la regarderais de nouveau si elle passait sur le câble ou sur les chaînes publiques. J'aurais peur de décevoir mes yeux d'enfant.
Au fait, ça ne vous rappelle rien : un couple, riche, beau et déjouant de nombreux traquenards ? Allez cherchez un peu... mais si, bien sûr "l'amour du risque", Jonathan ; Jennifer ; les justiciers au grand coeur. Maintenant de savoir qui a copié l'autre... j'ai bien ma petite idée. "Sam et Sally" date de 1978 et « l'amour du risque » a vu le jour un an plus tard. Alors, toujours sceptiques ?
Pour la petite histoire, Corinne le Poulain joue désormais dans "Plus belle la vie". et la musique du générique de "Sam et Sally" est signée par Vladimir Cosma : excusez du peu !
jeudi 18 décembre 2008
L'âge de Cristal
Au commencement, il y eut un film et avant lui, un livre de William F. Nolan et George Clayton Johnson « Logan's Run », Logan étant le prénom du héros.
Le film
Il est interprété par Michaël York dans le rôle titre et par des seconds rôles tenus par Peter Ustinov et Farah « la drôle de dame » Fawcet , mariée alors à l'homme qui valait trois milliards. Donc notre Logan court durant la quasi totalité du film. L'action se passe au 23ème siècle après, on le suppose, une guerre mondiale épouvanta
ble, et la population doit se terrer dans des immenses dômes de verres afin de protéger ce qui reste de l'humanité car l'extérieur C'EST LE MAL ! Le hic, il en faut un, est que la vie y est très très raccourcie – 30 ans. Au terme de votre trentième anniversaire, votre cristal change de couleur et hop vous êtes bon pour participer à la cérémonie du Carrousel où l'on vous fait croire que vous allez renaître (ben voyons). En réalité, au cours de cette charmante sauterie publique, votre corps fait office de feu d'artifice – mieux qu'au 14 juillet. Bien évidemment, des petits malins ne sont pas vraiment d'accord pour servir de spectacle de fin d'année. Ces rebelles racontent qu'un Sanctuaire existe au dehors et que l'air y est tout à fait respirable. Mieux : ils font passer des fugitifs vers cet extérieur idyllique (le club Med est passé par là, sauf qu'ici le Club Med s'appelle le Sanctuaire). Logan est chargé d'infiltrer ces joyeux plaisantins en se faisant passer pour un fugitif grâce à l'aide de Jessica, une brunette désireuse de dire bye bye au dôme. Logan a une conscience et se rend compte qu'on lui a menti. Il finit par se faire vraiment la malle avec sa copine Jessica et devient donc à son tour un fugitif poursuivi par un autre Limier (flic quoi !), plus teigneux celui-là : Francis. Pendant son périple, le couple rencontre un tas d'individus plus ou moins louches (dont l'épisode de la grotte glaciale avec un robot complètement dingo) et finit par atteindre le Sanctuaire où un vieillard alias Peter Ustinov (le CHOC pour des trentenaires) qui les attend avant de leur raconter une jolie histoire au coin du feu. Fin de l'histoire.
J'ai revu le film il y a environ deux ans. Il a vieilli en ce sens que les effets spéciaux sont dépassés (hologrammes et surimpressions, décors très "années 70") ; que la musique est un peu pourrie (un truc spatial – je soupçonne le compositeur d'avoir trop fumé). Mais le propos reste intéressant : que faire en cas de surpopulation ?
La Série
J'en étais réellement fan.
Elle a duré 13 épisodes + 1 pilote. Le casting n'est pas le même : c'est Grégory Harrison qui prête ses traits à Logan. Et il y a un autre personnage : Rem, un androïde qui permet d'introduire quelques scènes légères. Rem m'a toujours fasciné. Je fixais ses sourcils, dignes de la forêt amazonienne. Les garçons étaient eux plus intéressés par la microjupe de Jessica (on se demande pourquoi d'ailleurs...).
Les acteurs portaient des pyjamas en guise de fringues, dans le même esprit que Cosmos 1999, à croire que le costumier était le même... La voiture du héros était sympathique, très futuriste pour l'époque. Ce qui était marrant également, c'était le nom des personnages qui portaient un numéro. En gros, ça donnait ça : Logan 23, Jessica 6, Francis 14 et Rem... non Rem c'est Rem, point barre. Pratique pour l'état civil, n'est-ce-pas ? L'histoire dans la série était étirée (il fallait bien trouver de nouveaux rebondissements à chaque épisode). Les communautés rencontrées était donc plus nombreuses et surtout plus atypiques ou plus timbrées les unes que les autres.
Cette série me faisait flipper car j'avais une trouille monstre d'atteindre l'âge de 30 ans et je consultais ma paume machinalement en pensant que j'allais y voir apparaître un cristal (j'étais toute jeune à l'époque ; jeune et naïve). Si mes souvenirs sont exacts elle était diffusée le samedi sur la deux. C'était là l'une des très rares séries de SF (considérée à l'époque comme de la sous culture indigne d'intérêt).
Le film devrait faire l'objet d'un remake par Bryan Singer (la classe !) mais le projet est toujours en l'état.
En tous cas, si vous avez l'occasion de la voir – ou si par hasard la TNT se décide à la diffuser (il y a bien Cosmos 1999 en ce moment) : n'hésitez pas, elle vaut vraiment le coup.
Et pour le fun, le générique
(je viens de le réécouter ; je ne l'ai pas oublié ; ça ne nous rajeunit pas !)
lundi 8 décembre 2008
Frank Chasseur de fauves
Au commencement était les ancêtres. Pour situer le truc c'est le début des années 80. j'étais une préado boutonneuse et binoclarde (la totale).
Première série dont je me souvienne : « Frank chasseur de fauves » avec Bruce Boxleitner dans le rôle titre.
Frank Buck était un chasseur – mi baroudeur mi séducteur/séduisant à la manière d'un Clark Gable dans Mogambo pour le look, hormis les oreilles décollées. Comme son nom l'indique, il traînait ses guêtres en Malaisie. Le titre originel de la série est « Bring'em back alive » (merci Wikipédia) rien à voir avec la traduction
donc.
Pour les plus nostalgiques du générique : un petit tour par là.
Avec le visuel c'est pas mal non plus.
J'aimais bien le héros : sympathique, toujours prêt à défendre la veuve et l'orphelin (un peu l'Indiana Jones du pauvre).
En fouillant un peu plus, j'ai noté que le Frank Buck en question a réellement existé, et a « sévi » dans les années 30 et 40.
Je me souviens surtout de la fine moustache de Bruce Boxleitner et de son chapeau colonial toujours vissé sur son crâne, de sa tenue impeccable... jusqu'à la prochaine bagarre ou au jusqu'au énième sauvetage de l'héroïne en détresse. Je me souviens vaguement d'une scène où il a failli passer cul par dessus un ravin. J'étais assez jeune à l'époque et je ne sais toujours pas si cette scène était bien tirée de cette série. Je ne me rappelle plus le visage de l'héroïne Gloria Marlowe (en détresse donc ;)) mais c'était une série sympathique comportant sa dose de suspense , d'action et d'humour.
Malgré la TNT, je n'ai pas eu l'occasion de la revoir. Sans doute a t'elle (mal) vieillie, comme toute madeleine à mes yeux d'enfant qui se gavait d'images afin de retarder le moment où j'allais reprendre le chemin de l'école.
mardi 2 décembre 2008
She's living in a happy world (Clara Sheller)
Je pensais commencer par une série toute vieille, remisée dans mon placard à souvenirs par de la naphtaline hors d'usage, mais je me suis ravisée. La faute sans doute à ce dernier épisode qui (pour les non nordistes) sera diffusé demain soir en France.
J'avais bien aimé la première saison. Pour une fois qu'une série française était bien écrite, que le personnage de l'homo de service n'était pas caricatural (Frédéric Diefenthal s'était finalement avéré un bon choix) ; que Mélanie Doutey était une Clara Sheller agaçante mais attachante, sans compter ce générique entêtant "I'm a happy boy, I'm living in a happy world" (tant mieux pour lui d'ailleurs).
Avant de continuer, il faut savoir une chose : j'adore regarder les génériques de série télé. Cela peut paraître idiot au premier abord mais pour moi c'est un bon indicateur de qualité. Franchement, vous arrivez à enchaîner Navarro juste après le générique sans décrocher un bâillement ? Moi pas. Tout ça pour vous dire que Clara Sheller était une agréable surprise il y a trois ans.
La deuxième saison me laisse circonspecte. Elle n'est pas nulle à franchement parler ; elle est regardable. Mais vous avouerez qu'attendre tout ce temps pour ça, il y a plus excitant non ? Entendons nous bien, je n'ai rien contre Zoé Félix, mais j'ai des doutes lorsqu'elle dit dans ses interviews qu'elle n'a pas voulu regarder la première saison pour ne pas être influencée par le jeu de mademoiselle Doutey. Elle minaude à la limite de l'insupportable surtout dans les premiers épisodes. Que dire de celui qui incarne Gilles ? Franchement, sans être une spécialiste en jeux d'acteurs, il joue faux non ? D'accord c'est un beau gosse mais ça n'excuse pas tout. Le seul à vrai dire qui semble tirer son épingle du jeu est Patrick Mille. Il ne fait pas dans la caricature de la folle perdue telle qu'on peut encore le voir à la télé ou au cinéma. Le scénario est prévisible et augure une troisième saison mais chut je ne spoilerais pas pour ne pas décourager les autres.
Alors ? Erreur de casting ? Trop d'attente qui tue l'attente ?
Verdict : pas totalement charmée ni entièrement rétive à la perspective d'une suite, qui paraît de toutes façons inévitable (c'est pas non plus le gros cliffhanger à la manière de Lost !). Reste à voir l'audimat de demain soir....
mercredi 26 novembre 2008
La loi des séries
Je suis sériephile. Ce n'est pas une maladie et ça ne s'attrape pas... du moins je le crois. En tout cas, je suis persuadée que ça a commencé au début des années 80. Comme toute maladie, il faut au moins reconnaître les symptômes.
Aux sempiternels îles aux enfants (d'ailleurs il faudrait que je ré-expérimente la fameuse recette du gloubi boulga), capitaine Flam, Albator ou Candy, se sont succédés Chapeau Melon (ancienne et nouvelle version), the twilight zone et mon goût prononcé pour la science fiction.
Dans le désordre, je m'avalais tout un tas de séries : l'homme de l'Atlantide avec Patrick « Dallas Bobby » Duffy, Frank Chasseur de fauves (qui s'en souvient encore ?), l'âge de cristal (le concept m'a longtemps terrifié), Super Jaimie, Wonder Woman ou encore « prisonniers du temps » (j'ai le chic pour me rappeler des séries dont personne ne se souvient).
Les symptômes se sont aggravés avec les années. Je ne compte plus les disques durs blindés et les étagères qui se remplissent au fur et à mesure de mes (re)découvertes. Elles sont toujours orientées Science Fiction/fantastique mais je succombe également à des séries avec des héros/ïnes de la vie ordinaire (enfin faut voir, parce que je connais pas beaucoup de journalistes comme Carrie Bradshaw ou d'avocate aussi déjantée qu'Ally Mc Beal).
Si je faisais un « top four" (je n'en ai pas trouvé 5) de mes séries préférées de tous les temps (ou jusqu'à l'apparition d'une nouvelle série tout aussi passionnante) ce serait la suivante :
« Chapeau Melon et Bottes de Cuir » ou the Avengers tout court, (ne pas confondre avec avengers série animée de super héros) parce Mme Peel et parce que le so british John Steed.
« The Twilight Zone » ou « la quatrième dimension » : brillantissime série de Rod Serling avec entre autres un scénariste hors pair : Richard Matheson. 127 épisodes au compteur. Deux séries dérivées mais pas le même charme que la première fois où l'on entend "Vous ouvrez cette porte avec les clefs de l'imagination. Au-delà existe une autre dimension, sonore, visuelle et mentale. Vous venez d'entrer dans la quatrième dimension". Tadada (oui bon là vous imaginez la musique).
X-Files : mais attention, les sept premières saisons avec le couple Mulder/Scully. Les deux dernières je boude. Certains épisodes valent leur pesant de cacahuètes et je considère toujours la 6ème saison comme la meilleure de toutes.
« Buffy contre les vampires ». Une série au premier abord destinée aux ados. Je suis en train de la revoir depuis le début. Je possède les coffrets (même pas honte). On se rend compte avec ce deuxième visionnage que Monsieur Josh Whedon a tout imaginé du début à la fin dans un grand tableau où tous les fils sont liés : chapeau bas !
Et comme je suis définitivement fan/dingue de séries, j'y reviendrais plus longuement. Peut-être que je vous ferais découvrir certaines dont ne vous soupçonniez même pas l'existence.
Honnêtement, je préférerais toujours une bonne série à un mauvais film !

