vendredi 30 septembre 2011

La folle du bus

Eu égard à mon dernier coup d'éclat du métro, vous savez : mon premier taré, je croyais être bien à l'abri de toute autre tentative pour me mettre en rogne. Et bien non, aujourd'hui, je me suis faite allégrement traiter de pucelle et vieille fille, tout cela en 10 minutes de trajet. Et par une mère de famille qui plus est qui ne s'est pas gênée pour me le répéter 1 million de fois – au cas où, en plus des termes susnommés, je sois également sourde comme ce vieux Ludwig. Mais laissez moi vous raconter les faits.

Le bus est bondé. Qui dit jour de grève dit moins de passage. Je m'accoude à la fenêtre, dans le creux du bus qui est prévu à l'usage des poussettes ou des fauteuils roulants. Juste avant de partir, voilà qu'une bonne femme débarque nantie de son mioche et de son jules. Elle monte en tonitruant « poussez vous les jeunes, j'ai une poussette ». Ce qui m'amusait au départ, et que j'ai eu le malheur de dire à voix haute, a déchaîné cette furie, la folle du bus : « les jeunes si on veut, j'ai quand même 42 ans ». Paf, c'est comme si la chaleur de la journée s'était cumulée sur cette phrase fatidique.

Notre mère de famille commence à m'incendier. Je lui explique calmement que sa réflexion m'a fait rire vu que je ne suis plus tout à fait jeune. Mais non. Elle avait besoin de s'en prendre à quelqu'un et ce quelqu'un ce fut moi. « T'as un enfant ? » (comme si avoir ou non un enfant donnait plus le droit d'insulter un quidam). Elle me dit que je suis mal éduquée car j'ai osé lui dire que le soleil tapait aujourd'hui. Elle confond l'hospitalité et la politesse quand elle parle des jeunes qui ne cèdent jamais leur place, alors qu'à vrai dire, elle même s'est montrée très grossière quand elle est montée. Enfin, je vous passe l'essentiel de son inintéressante vitupération à mon égard, son défoulement. Je crois bien que je suis tombée sur un cas d'école ; qui m'a été confirmé par une autre voyageuse. Apparemment, cette charmante mère de famille est à classer dans la catégorie « folle intégrale » et ce n'est pas la première fois qu'elle s'en prend à quelqu'un de cette manière.

Et puis, me reprocher à mon âge de ne pas avoir d'enfant. Franchement, quand je vois sa gueule et celle du mari, ça ne me donne pas vraiment envie de me reproduire.

Tout cela bien sûr sous le regard de dizaines d'yeux focalisés sur ma personne. Il faut croire qu'aujourd'hui il m'en fallait plus pour me mettre à bout. Je suis restée étonamment très calme. J'ai même plaisanté avec une femme quand cette harpie s'en est prise à moi et qui, je crois, n'en pensait pas moins que moi.

Moralité : méfiez vous des femmes avec des poussettes, surtout quand il fait chaud. On ne sait jamais : peut-être tomberez vous sur une Mrs Hyde en puissance !

jeudi 29 septembre 2011

Bref...

Bref, je ne vais pas paraphraser cet excellent programme de canal +

... Bref, je n'ai rien glandé ici depuis plus d'un moins - la honte mais j'ai :

- découvert les joies du détapissage et du peinturage de murs à mon image, avec des couleurs qui me siéent mieux au teint (bon, sur le coup j'ai du vérifier la conjugaison de ce verbe car il est 23h03, j'suis fatiguée, j'ai eu trop chaud dans les transports en commun, puis j'ai eu un comme un gros doute au moment où j'ai écris ce mot). Je me suis même occupée de la plus petite pièce de A a Z et j'ai en c**é même si je suis pas mécontente du résultat. A vous de deviner de quelle pièce il s'agit. Accessoirement la disposition du salon, my place to be, a été changée et le rend 12 fois plus grand. Malgré tout ça, je ne m'appelle toujours pas Valérie.

- Je me suis promenée, beaucoup. J'ai pris des photos ainsi que de la pluie sur la tronche le fameux samedi de la braderie. Des trombes de pluie. Le genre de voyage de retour qui s'oublie difficilement entre l'attente à la station du bus - deux heures tout de même pour rentrer sur un trajet qui dure 1 quart d'heure à tout casser. Et puis un type complétement bourré qui essaie d'arrêter l'autocar, sous la pluie : il faut le voir pour le croire. Cela aurait fait une belle note je crois, mais je suis trop fainéante pour écrire. Y a des jours comme ça...

- Rien lu depuis des lustres, depuis que j'ai plus mis les pieds dans une bonne bibliothèque. Vu des tonnes de séries par contre. Enfin non, soyons précise : vu des tonnes d'épisodes de certaines séries. Une vraie addict. Je redoute le moment où je vais me présenter "Je m'appelle l'Intrépide et je suis une série addict". De toute façon, vu la gueule des programmes télé en ce moment... Franchement, les anglais savent y faire en la matière.

- J'suis toujours l'humaine de compagnie de deux ventres à pattes qui sont amoureux l'un de l'autre 6 jours sur 7... et qui ont tendance aussi à vouloir mettre le barouf dès que j'ai le dos tourné. Que fait la SPHC ? (Société Protectrice des Humains de Compagnie).

- Pis le reste c'est recherche intensive d'un nouveau taf. Objectif atteint en 3 semaines. Pas mal non ?

Voilà voila, j'espère bien revenir dans les parages un peu plus régulièrement. J'avais juste besoin d'un petit boost : chose faite aujourd'hui.

Et sinon, euh, vous le trouvez comment, le V'Lille ?

Pasque moi le côté "En rouge et noir" à la Jeanne Mâche (la chanteuse préférée de nos amis les lapins) euh bof hein. Après coup, un pote m'a dit que ce sont les couleurs du Losc. Ben je comprend mieux.

dimanche 21 août 2011

Blogueur né

Inspired by Boubou (à qui je remets mon devoir une fois de plus très tard : j'crois que je suis bonne pour deux heures de colle).

Je ne saurais pas vous dire quand exactement je suis devenue accro /mordue /lectrice régulière de blog (barrer la mention inutile), mais je saurais vous dire quel(le)s sont ceux qui m'ont donné l'envie à mon tour de créer le mien.

J'y suis venue sur le tard. Quand déjà ce n'était plus vraiment la mode mais, après tout, la mode c'est quoi ? On s'en fout, moi en tout cas. A l'époque, j'étais du style à fréquenter les forums et pas qu'un peu ni qu'un seul. J'affectionnais réellement ces lieux d'empoignades hautement fréquentables qui m'ont apporté mon lot de rencontres enrichissantes. Je naviguais grosso modo entre une bonne demie-douzaine de forums, la plupart consacrés à la littérature. Sauf un. Et c'est évidemment grâce à celui-là que mon aventure bloguesque a pris son envol. Après, vous dire de quel point de départ tout ça s'est débloqué, c'est une autre paire de manches.

Ce forum donc, grossissait à vue d'oeil. 6000 membres au compteur. A l'intérieur, une section appelée "la bibliothèque", virtuelle bien sûr, où ceux qui aimaient écrire comme moi pouvait poster des histoires. Je me suis donc remise plus sérieusement à une passion que j'avais plus ou moins mise de côté. Cette bibliothèque a sans doute été la première marche vers mon addiction aux blogs. Il me fallait un autre support pour m'exprimer ; un format plus interactif et réactif. Je ne voulais plus me contenter de scribouiller des millions de pages dans mon coin (soit, j'exagère un chouïa).

La deuxième marche est liée à une personne en particulier. Je ne sais pas si elle me lit, auquel cas je serais paralysée par le trac... mais sache en passant que tu es une des personnes que j'admire le plus au monde. Et il y a très peu de personnes que j'admire ici-bas.

Mademoiselle Artefact, j'ai un aveu à te faire : je suis terriblement jalouse de ton talent d'écriture. Tu ne postes que très peu, voire presque plus... Non, ceci n'est pas un message destiné à te faire reprendre ta jolie plume ni tes quartiers d'été, car je sais que tu es très occupée, mais ce serait bien que tu ne laisses pas les mauvaises herbes envahir ton jardin virtuel. J'dis ça en passant, l'air innocent à deux balles - tu me connais, n'est-ce pas ?

Voilà, pour répondre à ta question, Boubou. Je pourrais certes rentrer dans les détails ; je pourrais également lister ceux et celles qui m'inspirent mais ce serait non exhaustif car, bien sûr, comme tout le monde, j'ai cliqué à gauche puis à droite, et encore à droite pour aller tout droit : et voilà, j'y étais dans le grand bain de la blogosphère.

Et après ?

Et après j'ai écrit quelques billets qui ont eu écho, tout au moins je l'espère, et j'ai rencontré des gens bien. Je continue à poster des trucs inintéressants... enfin, je fais en sorte de continuer mon petit bonhomme de chemin.

lundi 25 juillet 2011

Brèves de comptoir... ou pas

Une fois de plus, le bus tarde ; une fois de plus, une fois de trop – panne, encore ? C'est bien ma veine ! Je rebrousse chemin pour me faire déposer par mon chauffeur, accessoirement mon frère. Et c'est parti. Entre temps nous embarquons également un homme et une demoiselle qui attendaient comme moi à l'arrêt d'autocar.

Et me voici donc partie pour une soirée remplie de scènes assez cocasses.

Un jeune type, vraisemblablement éméché, la clope à la main, ainsi qu'un verre de bière, cherche quelque chose ou quelqu'un lorsqu'on le voit déambuler entre rue Royale et rue Doudin. Et c'est le cas puisqu'il me demande si je n'ai pas vu passer un type avec une barbe et un t-shirt rayé. Après ma réponse négative, le voilà qui repart de plus belle, sans avoir touché à sa clope ou à son demi. Je le regarde de loin, amusée. Va t'il retrouver son t-shirt rayé ?

Ce que j'aime aussi dans ce bar, c'est qu'on peut à la fois y croiser de parfaits inconnus, qu'on ne reverra jamais, qui peuvent se montrer charmants, enjôleurs, ou un peu lourds mais aussi des habitués tel que ce passionné de cinéma, comme moi, et avec qui c'est toujours un plaisir d'évoquer l'univers singulier de David Lynch ; de parler de l'âge d'or des années 50 – Nouvelle Vague, Mankiewicz, Frank Capra, ou encore le cinéma coréen que je connais très mal, voire pas du tout.

Puis, puisqu'il faut bien repartir chez soi, faute de moyen de locomotion personnel, faute de permis, je regarde l'horloge du bistrot, en avance de 10 minutes, comme toujours, et je me décide à quitter ma « résidence secondaire ». Pour une fois il ne pleut pas : c'est déjà ça. Dehors, ça fume sec, filles et garçons à l'unisson pour regarder discrètement les passants de leur propre sexe. C'est ça aussi le vieux Lille. Ça peut être aussi très très gai(y).

A deux ou trois reprises, je croise des groupes de jeunes qui transfèrent de l'alcool dans des bouteilles en plastique avant de se permettre une généreuse rasade. La nuit est chaude, elle est sauvage... dit cet adage tiré du Top 50, et je suis sûre qu'elle le sera.

Rue Esquermoise, un petit groupe s'amuse à marcher comme Charlie Chaplin. Pour l'avoir essayé, je sais que l'exercice est difficile. Je souris. Décidément, cette nuit est vraiment étrange.

Et ça ne s'arrête pas là :

Lorsque je remonte du métro, je croise un black tranquille qui descend l'escalator en rappant allégrement et plutôt pas mal si j'entends la voix mélodieuse et la rythmique précise. Cela efface ma tentative lamentable de fourguer une pièce de 10 francs dans le distributeur de tickets de Transpole, après que l'on m'ait également fourgué cette pièce, dans la journée sans doute. Je décide finalement de la garder en songeant à l'anecdote des 1 euro 52. Deviendra t-elle un porte bonheur ? Qui sait...

Croyez-vous que dans le bus, cette étrange soirée s'achève ? Et bien non, la revoilà la petite vieille arnachée de 3 gros sacs, voyageuse régulière s'il en est, mais qui se tape la discute avec le chauffeur tandis que son arrêt est arrivé. Il faut bien faire « durer » le plaisir des autres voyageurs, fatigués, qui ont hâte de rentrer chez eux.

Et pour clore le tout, j'ai bel et bien failli louper mon arrêt, à rêvasser par delà la vitre...

Voilà, une nouvelle fois des petites brèves, des anecdotes qui m'amusent, que j'observe et que je note pour retranscrire ici. Une fois de plus, sans doute une fois de trop, mais cette soirée était assez particulière, pour d'autres raisons d'ailleurs.

Mais chut. Je n'en dirais pas plus.