lundi 9 mars 2009
Il était une fois Bouclette
Space Dementia part three
Je ne vais pas m'appesantir sur la setlist de Muse - pour ceux qui étaient sur Jupiter en 2007, le groupe a joué la majeure partie de l'album "Black Hole and Revelations" avec par ci par là, quelques bons vieux tubes de derrière les fagots, de véritables cerises sur le gâteau car ils ne les jouaient plus vraiment en public. Ils se sont dits "tiens, Intrepide est là, on va lui faire plaisir". Merci les gars, mais vous avez oublié MA CHANSON – Space Dementia. Là je crois que j'aurais pété les plombs direct et que j'aurais embrassé toute la rangée devant moi. Ben non, l'ont pas joué les salopiauds (tant mieux pour les spectateurs devant moi, ceci dit :p).
Ce que je retiens c'est l'énergie entraînante de "Starlight", "Knights of Cydonia", "Supermassive Black hole" (j'adore ces riffs de guitare lourds), "Hysteria", Apocalypse please", ou encore "Micro cuts". D'ailleurs dès le début du show, j'étais déjà debout en train de chanter (hurler) en choeur (faux au possible), ne sachant pas si je devais prendre des photos ou appeler une amie qui n'avait pas eu de places (de toutes façons, elle n'a entendu qu'un brouhaha indistinct). Des chansons énergiques entrecoupées d'accalmies comme "Feeling good", "Hoodoo" ou "Unintended" (avec tout le stade allumant son portable en guise de briquet).
Bien sûr on a eu droit à deux rappels (se sont fait quand même désirer plus d'un quart d'heure pour le premier – ah ces divas !). J'ai été émerveillée devant le spectacle aérien avec cette sublime chanson qu'est "Blackout" (pour le coup j'en ai eu un, de blackout car j'ai mis du temps à me rappeler le titre de la chanson). Et je regrette de ne pas avoir attrapé un de ces confettis qui s'échappait des ballons que l'on claquait...
J'envie celui qui a récupéré la guitare que Matthew a laissé très nonchalamment dans la travée quand il est revenu sur scène (je me demande si le budget "guitares abandonnées" était compris dans le spectacle), ou encore quand le batteur Dominic a lancé des jeux de baguette à des fans en larme ou en transe (c'est selon). Je me demande aussi qui est responsable de la garde robe du groupe (franchement Dom, tes collants verts de frelon je sais pas où tu les a piqué mais je t'en prie, de grâce, évite de les remettre pendant la prochaine tournée !). J'ai vu de plein de fouet le charisme que développe cet animal de Matthew Bellamy qui, il faut bien l'avouer, a plutôt un physique d'anglais souffreteux élevé au porridge (beurk) mais qui, une fois sur scène, occupe l'espace de manière incroyablement sexy (surtout quand il joue du piano) : j'en redeviendrais presque hétéro.... C'est simple : ON NE VOYAIT QUE LUI ! D'ailleurs il nous a fait faire la hola à plusieurs reprises et venait électriser notre côté du stade (faut dire qu'on était très chauds :)).
Je me souviens aussi que l'intensité du concert était certainement dû en partie grâce à la personne qui était à mes côtés.
Durant 3 heures et des briquettes de minutes, Madame-la-chance avait remplacée Miss poisse-caille. Quand nous sommes reparties, cette garce a repointé le bout de son museau. Au lieu des 30 minutes de l'aller, le retour dura quasiment deux heures. 55 000 personnes qui sortent d'un stade en même temps - ceux qui tentent de récupérer leur voiture ; ceux qui essaient désespérément de prendre un bus (quand celui-ci passait) ; ceux, plus nombreux, qui se retrouvent acculé(e) dans un métro parmi une foule tellement compressée que plus personne ne peut avancer ni reculer. Sur ce coup là, la RATP avait très mal goupillé sa logistique (Rentre Avec Tes Pattes). Et moi, pour me venger, j'ai piqué une pub pour la sortie du live de Archive...
Le lendemain, ce qui s'est dit restera entre elle et moi mais je compris ce jour là qu'elle ne m'aimerait jamais, même s'il me fallut encore des semaines avant de l'accepter tout à fait.
Spéciale dédicace à Marine pour les photos :)
samedi 7 mars 2009
Space Dementia part two
Jour J moins quelques heures
Levée à 9h30 fraîche comme la rose... non on rembobine : levée la tête enfarinée dans tout ce que vous voudrez, je téléphone à la personne qui doit m'héberger juste après le concert pour l'avertir que je viendrais plus tard que prévu (si pas enlèvement par extra terrestre, travaux RER qui nous font avancer à la vitesse d'un escargot : rien que de très banal en somme). Ça tombe plutôt bien car mon hôte est aussi à l'ouest que moi (elle vient juste de se lever).
J'essaie de me refaire un visage un peu plus zen (moins bouffie par l'alcool en langage clair :p). Je ramasse mes affaires et hop j'enfourche (au figuré) ce train de banlieue vers 11 h 30 (oui je compte large). Et toc, arrivée en Gare du Nord, j'ai nommé Miss poisse-caille le retour me fait poireauter au bas mot une bonne vingtaine de minutes devant les guichets du métro. On se serait cru un samedi de Noël devant les caisses de Carrouf. Tant qu'à faire, prendre son mal en patience : quitte à arriver tard autant arriver pour le déjeuner (mon oeil ! bah oui, étant peu habituée de ce genre de grande messe, je ne savais pas que je ne mangerais pas de sitôt).
Je dois vous avouer un truc : si ce concert est particulier pour moi, c'est pour deux raisons. Non seulement j'allais voir (enfin) le groupe pour qui je me prosterne depuis 9 ans et pour qui j'allume des bougies sur l'autel dédié à leur gloire... non je plaisante, pas à ce point, même si j'ai du entendre Space Dementia un bon millier de fois - oui il y a bien une raison à ce que ces billets s'intitulent comme ça. A un niveau plus personnel, j'y allais avec la troisième personne en question et que je nommerais Miss N.
Toujours est-il que j'étais excitée comme une puce. Les babouins en rut essayaient de reprendre le dessus mais les puces gagnaient par KO technique. En fait j'avais plutôt l'air d'un marsupilami tellement je ne tenais pas en place dans l'appartement. "Ben tiens allons faire des courses, ça te calmera au moins 20 minutes". "Tiens et si je préparais à manger, hein ?". Oui parce qu'à 17 heures, nos ventres - surtout le mien, criaient famine.
L'heure du départ sonna enfin. En prévision, on avait préparé deux sandwichs (qui s'avéreraient déterminants dans la suite des évènements) et deux bouteilles qu'on essaieraient de planquer dans nos sacs (oui parce que nos culottes ça aurait été un peu suspect). Il faut savoir que le métro est à un bon 10 minutes à pieds en marchant vite. Il faut savoir que nous sommes parties en oubliant quelque chose (les sandwichs). Il faut savoir enfin que le bus que l'on devait prendre pour arriver un peu en avance était déjà passé. Bof, pas grave, ça commence jamais à l'heure ce genre de trucs. Tu parles Charles ! Au téléphone, on me confirma que la première première partie était déjà commencée. Mazette on était encore dans le bus et il y avait des voitures à perte de vue, autant que de moules accrochées aux rochers sur les plages de Knokke le Zoute un soir d'été... mais je m'égare. Ben ça c'est du show réglé à la seconde près. Tant pis pour nos pommes.
Le paquet de tuiles n'était pas terminé.
Acte Two
Oui, parce que même arrivées enfin devant ze stade, il fallait encore trouver nos places. J'avais beau cherché où elles se situaient sur Internet, à l'échelle réelle c'était autre chose - c'était... un million de fois plus grand que sur le plan - meuh non je ne suis pas de Marseille. 20 minutes, soit la totalité de ma chanson préférée de Archive (la seconde première partie, parce que la première première partie c'était de la daube en boîte), c'est à dire "Lights". De lumière, on n'en a vu qu'à la fin de la chanson (niark), après avoir trouvé la porte J puis fouillées par les agents de sécurité. Pof, t'as vu le bouchon de ta bouteille ? Paf, ça saute, dès fois que tu sois une terroriste musicale fan de Lorie, prête à bombarder le public de tes bouchons ravageurs. Dieu merci, ils n'avaient pas fait attention à l'appareil numérique que j'avais planqué tout au fond de mon sac... à malices.
C'est quand même con de louper une chanson qu'on adore particulièrement. Bien sûr elle nous a guidé le long de notre tour de stade (chauffe Marcel) mais j'aurais quand même aimé la voir chantée en live et non me l'imaginer. Foutus sandwichs oubliés sur une table de cuisine !!! (c'est vrai à la fin, t'as vu le prix de la bouffe et des boissons dans ce genre d'endroit - bande de serial arnaqueurs).
C'est impressionnant de voir une foule amassée dans un même endroit, surtout quand c'est là son premier vrai concert (payant) et que l'on a vu les choses en grand. Pas de demi mesure chez l'Intrépide.
Les tuiles continuèrent pour moi car, ayant gagné un pari, Miss N. avait choisi la place 39. En gros, ma voisine de concert (à gauche donc) a agité son bras de manière compulsive un bon trois quart de la soirée pour marquer la musique en rythme, m'empêchant par instants de me concentrer sur ce qui se passait sur scène (essayez d'éviter que la main atterrisse sur votre oeil, et vous comprendriez la gymnastique perpétuelle que j'ai eu à pratiquer plus de trois heures). Miss N. était à ma droite. Le concert tel qu'en lui même commença véritablement pour toutes les deux.
Tout le monde ne connaissait pas forcément Archive ( ma voisine de gauche n'aimait pas mais battait quand même en cadence - chef d'orchestre dans la vraie vie ? Ou tout simplement emmerdeuse patentée ?). Dans la fosse c'était du délire. Je soupçonne certains d'être aussi fans/mabouls que moi.
Le groupe était habillé sobrement et sombrement, comme toujours (pas comme le gang Muse qui s'habillent comme des sacs ceux là). Ma déconvenue de début de concert a été adoucie lorsque Archive a chanté "Again". 5 minutes 46, c'est toujours bon à prendre, même si j'en voulais "encore", hein Mr Cadbury, vous pouvez pas en rajouter une couche de chocolat ? La fin de cette première partie s'acheva de manière électrique et on allait passer bientôt au plat de résistance, le steak de cow boy, ceux pour qui j'avais cassé ma tirelire. Direction... les toilettes : un quart d'heure d'entracte n'était pas assez long en considérant la foule de filles attendant au même endroit stratégique (50 à 60 nanas tout de même). On a grugé : on est parties chez les garçons (à la guerre comme à la guerre). Entre temps, une pauvre spectatrice est tombée dans les vapes en direct live pendant le set de Archive (trop de chaleur, trop de monde, trop d'odeurs nauséeuses - fruit d'aisselles en été) : elle a été rapidement évacuée et je ne saurais jamais si elle a pu assister au reste du concert. Cette garce de Madame Pas-de-chance avait encore frappé.
Fin du deuxième acte. La suite (et fin) demain
vendredi 6 mars 2009
Space Dementia Part One
Comme je l'ai promis à Marine il y a quelque temps, j'ai d'autres photos du concert de Muse au parc des Princes, - le concert date d'il y a quasiment deux ans. Cela a été une véritable épopée (pump it up) et un week end assez intense. J'ai voulu le raconter tel que je l'ai vécu et ressenti. Oui ç'aurait été plus simple de me contenter de mettre les photos, mais vous auriez moins ri.... de moi :). Voila donc mes aventures tragico-comiques (une provinciale dans la capitale).
Acte One : La soirée de la Loose
Cela faisait 5 mois que je l'attendais. Certes, ce n'était pas un accouchement mais le temps me semblait aussi long e
t plus il avançait, plus je me sentais comme une tribu de babouins en rut à l'approche de la parade nuptiale. Déjà j'avais eu un mal de chien à les avoir ces fichus billets. Tractation(s) sur Internet, repérage des places (surtout pas dans la fosse, pas folle la guêpe !!!), questionnements divers et variés (sur mon compte en banque aussi peu fourni qu'une mouche sur le crâne d'un chauve, avais-je affaire a un receleur escroc ? Allais-je oublier l'appareil photo ? Bref que des interrogations existentielles propre à faire rougir Frédéric Beigbeder encore sobre au Baron à 4 heures du matin), m'enfin une promesse est une promesse et j'avais trop envie de les voir, d'autant plus que je les avais loupé lors de leur passage dans ma ville.
Je ne savais pas que ce concert aurait tout du parcours du combattant. La veille du départ, comment dire, ma loose habituelle revint au triple galop pour me faire bien sentir que je ne l'emporterais pas aussi facilement au paradis de la Musophilie. Cela commença avec les billets de train, achetés sur Internet eux aussi, à moindre coût – si j'avais eu l'intelligence de vérifier la date - parce que le 22 juin n'a absolument rien à voir avec le 23 juin. Ma tenue de combat étant prête (une casquette fétiche à vrai dire et mon jean cradingue que j'aime bien), je suis repassée en coup de vent pour rempoter le bib' et la gamelle de mon pinouille casse c... bonbon et refiler les clés à celui qui allait jeter un oeil sur lui le temps d'un week end. Je veux bien céder à la folie de la musique mais pas oublier mes devoirs en tant qu'esclave de lapin tyrannique.
Toute guillerette, je tends mon joli billet de train (pô cher) au contrôleur, qui le mate, se marre, puis redevient sérieux en me disant "ça va pas être possible". Hein ?!!! What else Georges ? Et là je comprends ma bévue : à moins de posséder une machine à remonter le temps ou à me dupliquer, je ne pourrais pas être en même temps dans le train et assise sur les gradins en train de hurler, moi aussi "Maffiouuuuu je t'aimmmmmmmmmeuh" (comprendre que je m'étais plantée dans les dates des réservations). Me revoilà devant la machine goguenarde, traîtresse, qui se fiche de moi en recrachant sans cesse mon billet. "Petit enc.. foiré ! Vazy reprend-le ce Pu... sacripant de billet!". 5 minutes à s'échiner sur cette satanée machine, rouge de honte (pour ma connerie), et d' énervement de crainte de louper le TGV dans lequel je DEVAIS NÉCESSAIREMENT poser mon fessier. A t'elle eu pitié de moi cette boîte de conserve ? Toujours est-il qu'elle a fini par la recracher sa Valda. J'avais entre mes mains ce sésame qui me permettrait de grimper à bord de ce serpent bleu – ouille, vache il est rudement long ce serpent (ouais pasque ma place était bien entendu à l'autre bout du quai).
Nous sommes arrivés à Paname sans heurts, à l'heure (saint Miracle de la Essencé-efeu – des fois ça arrive, si c'est vrai). Mes deux meilleures amies m'attendaient pour faire la bringue... et je ne savais pas alors qu'il m'arriverait encore une merde. Direction Pigalle (je m'en vais voir les p'tites femmes.. ben non, c'est usurpé en fait). Un anniversaire ça s'arrose tant et si bien que la soirée passe, que je fais pas gaffe, que j'me dis "Oh, déjà c'te heure là, bon faut que je m'en aille moi ". Oui mais voilà, pour une fois, le RER fermait plus tôt pour cause de travaux (et ma main dans ta gu... face, tu veux que je te fasse un ravalement ? Pour le coup, on est dégrisée). Mon frère, chez qui je passais cette première nuit de week end de folaï, me dit "ok, je reviens te chercher mais je passe gare du Nord". Bon, si vous ne le savez pas encore, j'ai autant le sens de l'orientation qu'un pigeon bourré qui sort d'un pub à l'aube. L'oreille rivée à mon portabeul high tech, tellement qu'il n'est pas GPS (Grrrrrr j'suis Perdue Saleté !), télécommandée par mes deux amies, j'arrivais enfin à bon port... ou presque puisqu'il fallait encore me farcir le reste de la route soit 10 minutes environ. Et marcher seule dans un quartier qui craint passé une heure.... ça craint. Inconsciente ou encore dans les parfums de l'alcool ingéré quelques heures plus tôt, je demande mon chemin à un jeune gars. Celui-ci gentiment m'accompagne et me tape la discute le temps de la route. Non il me m'a rien tapé d'autre, pas même une clope.
Fin de la soirée de la loose où m'attend un frère embrumé par mon appel en pleine nuit (le pauvre). Je peux enfin dormir du sommeil de la pochetronne fatiguée. Dernière nuit avant ZE CONCERT. La suite au prochain numéro (demain si tout va bien).
Et comme je ne suis pas... parisienne ça me gêne^^, mais zentille, je poste quand même une photo de la foule (55 000 personnes c'est pas rien).