lundi 12 juillet 2021

Des envies d'ailleurs

Changer de vie. Changer de ville aussi. Partir loin d'ici même si  l'on sait par avance que l'herbe ne sera pas plus verte ailleurs.

Prendre un nouveau départ. Se faire de nouveaux amis. Et constater que les gens sont tout aussi inconstants où que l'on soit.  

C'est quelque chose que l'on caresse avec le fragile espoir que les choses changent, enfin, pour le meilleur à défaut du pire. 

Mais prendre le large une bonne fois pour toutes. Repartir de zéro et se faire sentir un peu mieux que l'on est ;  là, à l'instant T.  Ce mal-être que l'on se traîne depuis des années comme si c'était sa deuxième maison. Cette saudade que l'on a attrapé comme une maladie dès que l'on a poussé son premier cri.  Et qui ne nous quitte pas la garce ; qui fluctue, qui revient parfois plus forte qu'avant et nous surprend au moment où on ne s'y attends pas.

Aller vers ces pays qui nous tentent depuis qu'on a ouvert des livres ; depuis qu'on sait lire et qu'on a découvert qu'ils sont nos meilleurs amis. Être quelqu'un ailleurs. Qu'on ne  juge pas et  qu'on accepte telle que l'on est. Toujours faire semblant, c'est usant à la longue. Et on n'a plus la patience. 

Renaître ou naître, enfin.  

Une bonne fois pour toutes.

Cette envie d'ailleurs qui nous prend quand on a le vague  à l'âme et des bleus au cœur. 

On ne choisit peut-être pas son destin, pour qui notre cœur bat et se débat, mais on peut changer sa vie au moins ; ou tout au moins tenter de changer de direction avec les moyens dont on dispose. 

Essayer de toutes ses forces.

Mais essayer. 



lundi 5 juillet 2021

Une bouteille à la mer

Je suis désolée. Je ne voulais pas te blesser, ni te heurter. Ce n'était pas intentionnel. Je n'étais pas dans le jugement car je déteste ça. C'était une manière de dire la personne que j'étais et que je suis toujours malgré tout et qui, depuis une semaine, ne sait que faire semblant de sourire. Cela m'affecte plus que je ne le voudrais. 

Je ne prétends pas être mieux que quiconque, loin de moi cette idée. Ni pire ; ni meilleure ; juste moi. 

Mais oui, je suis désolée que ça t'ais touché. Bien plus que tu ne le crois. 

Tu me manques et je ne sais pas comment te le dire. Je n'ai pas le droit de te l'écrire. 
 
Le seul moyen dérisoire que j'ai trouvé est  cet espace.  C'est ridicule non ?
 
Dis-moi ce que toi tu veux. Dis-le moi clairement. Là je suis désemparée.  
 
Sans quoi, je retourne à mon état d'étrangère.

Le pire dans tout ça, c'est que je doute. Je doute que ce soit pour moi que tes mots ricochent ainsi.

dimanche 4 juillet 2021

Sad mood



 

Quand certaines chansons te foutent par terre à chaque fois. T'as beau les avoir écouté un million de fois...  Par moment, elles te percutent plus que d'autres...

samedi 3 juillet 2021

Je suis....

 Je suis ce genre de personnes qui ne prend pas de décision à la légère, même si parfois je sais me rendre légère.

Je suis de celles qui s'arrêtent afin de ramasser un escargot ou une limace échoués sur le trottoir pour les redéposer sur le bas-côté, de peur qu'un piéton ou un cycliste ne les écrasent malencontreusement. 

Je suis aussi ce genre d'humaine qui fait demi-tour quand quelque chose la chagrine, juste pour m'assurer que tout va bien ; que cette vieille SDF qui git sur le pavé est encore vivante et s'arrête pour appeler le 18 pour savoir quoi faire, tout cela sous le regard indifférent des passants que rien ne choque, visiblement. Comment-voulez vous alors que l'humanité change ? Et je suis de celles qui laisse tomber ses affaires afin d'aider la dame à se relever, ou a traverser le passage piéton parce que trop vulnérable, trop inquiète de constater le flux ininterrompu des automobilistes peu soucieux car protégés par leur tonne de métal. 

Je suis également celle qui engueule le vieux con qui insulte des jeunes filles courts vêtus qui n'ont qu'une seule envie : qu'on leur foute la paix, juste par ce qu'elles veulent s'habiller comme elles l'entendent, car elles en ont le droit... Je gronde plus fort que ce vieux dégueulasse qui croit que la rue est son territoire.

Je suis de celles qui accorde une deuxième chance ; un pardon sincère. Au risque de me perdre et d'écorner un bout de mon âme. Oui, je suis de celles-là. A mon grand désarroi. Mais c'est plus fort que moi. Et parfois, j'accorde ma confiance pour une raison que j'ignore. Jusqu'à me perdre...

Je suis de celle qui, malgré l'âge avançant, est de tous les combats qui lui semblent justes. Je déteste les forts qui veulent à tout prix écraser les plus faibles ; parce qu'ayant plus de pouvoir ou plus d'argent et que les autres n'osent pas rétorquer. J'arrive à un âge où quand je veux dire merde à quelqu'un, je le dis, et tant pis si c'est mal perçu ; déformé ; ou qu'on me fasse passer pour une révolutionnaire à la petite semaine. J'aurais sans doute descellé le pavés pendant mai 68. Mais je ne suis née un an plus tard ; un an trop tard.

Je suis de celles qui ne renient pas ses convictions sous prétexte qu'il faut rester dans la norme. Mais je n'aime pas la norme. Je déteste la norme. Cette prison où l'on s'enferme de peur d'être jugé par l'autre.

Mon degré d'empathie est inversement proportionnel à la connerie que j'observe chez mes congénères qui se comportent comme des petits rois ; des petits lâches ; des inhumains. Des incertains. 

Je suis ce qu'on appelle une idéaliste.