dimanche 13 juin 2010

On se fait une toile ?


Voilà, voilà, avec beaucoup de retard - on va mettre ça sur le décalage horaire, voici donc les réponses au ciné quizz. Bravo en tout cas à vous d'avoir participé car, quand on y songe, ce n'était pas un quizz évident. 
 

 Réponse 1 : il s'agit bien entendu de « la cité de la peur » de Alain Berbérian, que j'ai vu un nombre incalculable de fois, par ailleurs sans doute la réplique la plus percutante du film. Pour ma part, j'ai tendance à caser celle du « serial killer ». Bon nombre d'entre vous sont tombé(e)s dans le piège en me donnant les Nuls comme réalisateurs. Et non ! S'ils sont bien à l'origine du scénario, c'est bel et bien Alain Berbérian qui est derrière la caméra. Les principaux protagonistes sont Alain Chabat, Chantal Lauby, Domique Faruggia et Gérard Darmon dans le rôle du flic qui propose les deux doigts de whisky.

Réponse 2 : j'adore cette scène et l'air ahuri de Catherine Frot quand elle prend son cadeau pour une laisse de chien. Scène tirée de « Un air de famille » de l'excellent Cédric Klapisch dont je recommande par ailleurs « chacun cherche son chat ». Un air de famille compte également Jean Pierre Baccri, Agnès Jaoui, Wladimir Yordanoff (dans le rôle du mari) et l'impayable Jean Pierre Darroussin.

Réponse 3 : encore une scène culte parmi les dizaines dans « Bridget Jones, l'âge de raison » de Beeban Kidron avec René Zellweger, Colin Firth et Hugh Grant. Je pense également à celle où les deux prétendants se battent dans la fontaine ou encore celle de « like a virgin » dans la prison : j'en ris encore. J'ai hâte de voir ce que va donner le 3ème opus.

Réponse 4 : j'adore ce livre plutôt pas mal adapté à l'écran par feu Claude Berri. Cette réplique est tout simplement la première que lance notre héroïne Camille, alias Audrey Tautou avant que son voisin la recueille, malade car transie de froid – le génial Laurent Stocker (honnêtement, quand j'ai vu le film la première fois, je me suis dit « Philibert, c'est lui ! ») qui a un coloc, Guillaume Canet, enfin Frank, ours mal léché au grand cœur qui aime sa grand mère par dessus tout, Paulette, alias Françoise Bertin. La morale de ce joli film c'est que « Ensemble, c'est tout ».

Réponse 5 : c'est pas de ma faute si les extraits de ces films sont aussi cultes ! Encore une scène impayable où Maria Pacôme pète les plombs et envoie tout balader, y compris son fils, Vincent Lindon. Il s'agit bien sûr de « la crise » de Coline Serreau avec également une Michèle Laroque aussi dézinguée que les autres personnages tels que Patrick Timsit. Encore un film qui me fait mourir de rire quand il passe sur le petit écran.

Réponse 6 : Alors là, un vrai petit bijou de ce qu'on peut qualifier de cinéma indépendant américain. Si vous ne l'avez pas encore vu : louez le ! Volez le ! Il s'agit de « Juno » de Jason Reitman. Ce jeune homme sembla avoir autant de talent que son père et, de même, sait s'entourer en choisissant deux acteurs brillants : Ellen Page (regardez à l'occasion « Hard Candy », version très modernisée où le petit chaperon rouge n'est pas si gentil que ça...) et un de mes acteurs préférés : Michaël Cerra. Quand je vois son nom sur la jaquette, je n'hésite pas beaucoup. Jennifer Garner joue également dedans (ça nous change des fois où elle se déguise, ou se prend pour une super héroïne).

Réponse 7 : Encore un film de Cédric Klapisch, désolée ! Mais j'aime beaucoup « l'auberge espagnole » et son ambiance, ainsi que le suivant, « les poupées russes », qui suit nos personnages quelques années plus tard après le programme Erasmus à Barcelone. Chouette colocation. Scènes cultes avec le temps – citons par exemple celle où Cécile de France explique certaine choses à  Romain Duris de manière assez... entreprenante. Y participent également la rouquine Kelly Reilly, Audrey Tautou ou encore Judith Godrèche. Il faut dire aussi que « no surprises » de Radiohead y trouve grâce à mes yeux.

Réponse 8 : Scène culte. Film culte sur l'amitié hommes/femmes : est-elle possible ? Qui n'a jamais vu l'épisode du restaurant dans lequel Meg Ryan mime l'orgasme devant un Billy Crystal, qui ne sait plus où se mettre - le pauvre ! a dû tomber dans un trou noir lors d'une des multi-diffusions de « quand Harry rencontre Sally » de Rob Reiner. Non, toujours pas ? Et sinon, vous prendrez la même chose que la dame ? Dans ce passage juste avant le fameux mime, Meg Ryan se montre particulièrement pointilleuse lorsqu'elle passe une commande. J'en connais qui font pareils et, non, je ne balancerais pas les noms !

Réponse 9 : Plus le temps passe et plus j'apprécie ce film. Il faut dire que les anglais savent y faire en matière de comédies qui plus est romantiques. Il faut dire aussi que mettre Julia Roberts à l'affiche en star tombant amoureuse d'un petit libraire de Notting Hill a de quoi séduire surtout quand il est incarné par Hugh Grant. De toutes façons, dès qu'il y a un type un peu gaffeur, un peu charmeur et à chemise blanche, c'est Hugh qui s'y colle. J'aime énormément les passages où son drôle de colocataire crève littéralement l'écran, en slip, avec des T-Shirts douteux, ou portant des lunettes de plongées – Rhys Ifans. « Coup de foudre à Notting Hill » est signé par Roger Mitchell.

Réponse 10 : Une comédie française qui a cartonné ainsi que sa suite, dont il s'agit, « la vérité si je mens 2 » de Thomas Gilou qui s'y connaît bien en quartiers de Paris haut en couleurs (black mic mac). Le casting compte Richard Anconina, Vincent Elbaz, Amira Casar, Bruno Solo, José Garcia – impayable, Gad Elmaleh, Daniel Prévost et j'en passe...

Place aux gagnantes maintenant : Joufflette qui emporte le Jackpot en me citant à la fois les principaux acteurs, le nom du film et le réalisateur et qui, a fait un vrai carton plein... quand elle n'est pas au Stade de France, aux frais de la princesse, en VIP au concert de Muse, la chanceuse ! Elle est une des rares, si ce n'est la seule, à avoir répondu Alain Berbérian à la première question. Suit de très près Mamzelle Kmouth qui a failli coiffer Joufflette au poteau. Evite de me demander de coller le sujet que tu sais : je vais m'y coller, un jour ou l'autre ! Voilà les filles, vous êtes les grandes gagnantes de ce quizz un peu particulier.


A noter un prix spécial décerné à Boubou car elle a été la seule à avoir compris le sens de ce quizz justement. A vrai dire, je vous demandais les acteurs de chaque extrait et non le casting de chaque film. Si elle passe par là, elle peut donc me demander un sujet de son choix.





samedi 5 juin 2010

En passant

Hum, il me semble que j'ai oublié de poster les résultats du précédent quizz cinéma. Promis, dès que je rentre, Lundi sans doute, je vous donnerais les réponses. Libre à celles qui ont gagné de me donner un peu de pain sur la planche sujet au choix avant que je ferme définitivement ces Intrépides pages. Cela fait quelques temps que j'y pense. Je ne sais pas si la fermeture sera définitive ou juste une parenthèse. Parce qu'il faut bien vous l'avouer, j'ai toujours cette envie d'écrire mais  j'ai singulièrement moins de temps que lorsque je travaillais  - allez comprendre !  Et puis j'ai  quelque chose qui me trotte dans la tête, avec un début et une fin, mais je ne sais pas si cela prendra la forme d'une nouvelle, ou d'un récit plus long. Alors, en passant, je vous souhaite un week end aussi ensoleillé que le mien.

mardi 25 mai 2010

Des choses que je sais (très bien) faire


Puisqu'il fallait bien un pendant aux choses que je ne sais (toujours) pas faire – je persiste et je signe - il y a bien entendu quelques bricoles que je sais faire, parfois sans y penser et, avec les années, mon niveau de pratique a atteint des sommets phénoménaux. Faisons donc péter la liste.


Je sais très bien me foutre dans des situations pas possibles. Je déshabille Pierre pour habiller Jacques de peur que Paul ne s'en aperçoive ; j'ai du mal à dire non – mais quand je dis non c'est non ; je dis « OK, tu peux me compter sur moi » pour me rendre compte ensuite que j'ai quelque chose ce jour là : bref, je suis quelqu'un qu'on peut qualifier de serviable et parfois cela me joue des tours... ainsi que ma propension à l'ouvrir grand quand il ne faut pas. Jusqu'à aujourd'hui je n'ai pas encore reçue de claque mais la météo m'assure que ce ne sera pas (encore) pour cette fois-ci.

Je sais siffler. Pas comme Micheline Dax, tout de même, mais je suis tout à fait capable de siffloter un refrain. Accessoirement, j'aime bien de temps à autre siffler une bonne Leffe.

Je sais improviser des paroles complètement bidons, folles ou grivoises sur n'importe quelle chanson... enfin je m'avance un peu peut-être en affirmant n'importe laquelle, mais je me souviens que j'avais pris cette habitude avec une amie : nous nous lancions dans des parodies toutes les plus dingues les unes que les autres. Je me souviens encore de Titanic. Jack vole encore sur son promontoire et moi, j'en ris encore en y repensant.

Il y a un truc qui me passionne – ou m'énerve si ça avance pas assez vite à mon goût, c'est réparer. Enfin réparer est un bien grand mot mais, tenez, pas plus tard qu'hier, je me suis amusée à démonter mon netbook afin d'installer une barrette de mémoire – même pas peur. Il va sans dire que je n'avais jamais désossé un ordinateur portable, même mes pc de bureaux successifs ont déjà fait les frais de ma curiosité. Oui, je le clame haut et fort : je me débrouille plutôt en informatique « SOS dépannage l'Intrépide ». C'est pas que j'adore avoir un tournevis à la main, mais tout de même.... Il en va de même pour ce qui traîne chez moi : la barre de serviettes de bain qui s'écroule, le truc qui part de traviole et qu'il faut redresser ; bref, je suis un peu manuelle – même si Manuelle n'est pas mon second prénom.

Je suis capable de vous écouter attentivement tout en pensant à autre chose. Parfois mon imagination galope, galope vers des contrées inconnues mais j'arrive presque toujours à raccrocher aux branches et suis capable de vous re-situer un mot ou une phrase pour bien vous indiquer que j'écoutais... Mon père me disait souvent que j'avais un ordinateur à la place du cerveau. On y revient toujours ! Il faut dire que je m'ennuie facilement. J'ai la fâcheuse manie d'anticiper les réponses de mon interlocuteur, ce qui peut me jouer des tours.

Et, last but not least, plutôt inavouable... enfin, pas de quoi être fière non plus.... mais je me suis rendue compte que quelque fois, lorsque je n'avais pas envie – mais alors pas envie du tout, que je ne voulais pas me forcer, et bien j'avais tendance à « tomber malade ». Bon c'est un bien grand mot mais de manière presque systématique et psychosomatique, mon corps réagit toujours à sa manière, c'est-à-dire un bug venu d'on ne sait où qui, curieusement, m'empêche de me taper une corvée (mais alors vraiment suante la corvée !). Et donc, ça donne ça : « ah tiens, ça va pas du tout, je me sens pas bieeeeennnn.... Mal au ventre, mal à la tête... tiens mais j'ai chaud là ! Tu n'irais pas chercher le thermomètre ? ». Je me souviens d'une anecdote du temps où j'étais collégienne : j'avais tellement  pas envie d'y aller ce jour là, je ne sais plus ce que c'était mais sans doute un truc sportif dont je n'étais pas fan : figurez-vous que j'ai réellement eu un accès de fièvre juste avant de repartir sur le chemin de l'école ; fièvre qui, une fois que tout le monde avait déserté la maison, a brusquement disparu ! Bizarre, bizarre, vous avez dit bizarre ? Comme c'est étrange...

Voilà, j'ai fait mon mea maxi culpa. A votre tour de balancer des trucs sur vous... Allez, on est entre nous.

jeudi 13 mai 2010

The man with the golden voice


Je me souviens précisément du moment où j'ai vraiment commencé à aimer la musique pour ce qu'elle était : un moyen de transport immédiat où allégresse peut côtoyer tristesse et mélancolie. Je ne pourrais bien évidemment pas vous indiquer la date et l'heure exacte mais, ce dont je suis sûre, c'est que ça s'est passé un après midi. Cet air-là, je pourrais encore le fredonner. Rien de transcendant pourtant. Pour certains ce sera un morceau jazz ou encore un morceau classique – un grand air d'opéra, une aria ; pour moi ce fut une chanson pop de 3 minutes et des poussières de secondes. Un air entraînant, un passage à l'harmonica – enfin je crois, et ce fut tout.

J'avais 13 ans et la radio rythmait les mercredi où je n'étais pas en cours. A côté de cela, la télévision ne faisait pas encore grise mine d'être délaissée de manière déloyale. Le temps télé nous était parcimonieusement compté et mes goûts se dessinaient, déjà, pour la science fiction avec les émissions des frères Bogdanoff, Temps X. A l'époque aussi, le carré blanc nous attiraient singulièrement, comme toute chose qui est interdite. Tiens, un de ces jours il faudrait que je vous parle de ce carré blanc qui, à la réflexion, n'avait de carré que le nom car il était de forme rectangulaire.
 Grâce à la radio, je découvrais un autre univers où une voix rauque m'interpellait en répondant aux appels angoissés des auditeurs, curieux, ou encore taquins. Depuis, de semblables émissions ont éclos mais n'est pas Macha qui veut.
 J'écoutais deux/trois stations, toujours les mêmes ; j'étais fidèle. L'animateur était maître de mes oreilles en programmant les chansons selon son bon plaisir, ou mon déplaisir lorsque la chanson n'était pas à mon goût. Il était si facile de tourner le bouton à la recherche de quelque chose sur lequel s'arrêter – une zappette radiophonique en quelque sorte. Désormais, je suis seule maître à bord via mon lecteur MP3 et parfois, oui quelques fois, il m'arrive de regretter le temps où une mélodie venait me cueillir la première fois que je l'entendais. Et puis, c'était sans compter les pubs, les plus souvent idiotes, voire agaçantes qui, par quel miracle, entraient dans votre tête une fois diffusée « ah, c'qu'on est bien dans son bain : on fait des grosses bulles, on joue au sous-marin » : vous voyez le genre !
Le déclic se produisit donc vers mes 13 ans boutonneux, prémisses d'un acné virulent pré-pubère. J'écoutais distraitement la radio lorsque l'homme à la voix d'or s'élança sur les ondes. En l'occurrence le tout premier titre du groupe « I'm specialized in you » dont je possède encore le vinyle 45 tours. Ce fut également le premier groupe dont je fus fan. Qui se souvient encore de « Time Bandits » et de son chanteur Alides Hiddings, « the man with the golden voice », au béret vissé sur la tête ? Si vous connaissez les Bandits du Temps, allez-y, épatez-moi. J'appris plus tard que le nom du groupe était tiré d'un film des Monty Python. Si ce n'est pas un signe, ça ?
Un peu plus tard, je croisais la route musicale d'Alphaville, au nom très Godardien et  terriblement cold wave par son univers musical. C'est d'ailleurs à ce moment que l'étude de l'anglais prit une toute autre ampleur car je désirais connaître la signification de ces chansons pop. Je suis toujours fan d'Alphaville - j'ai tous leurs albums, mais Marian Gold s'est quelque peu laissé aller, même si la voix est toujours là.
Plus tard encore, je devins résolument New Wave – The Cure, Joy Division, New Order, les Siouxies. Vêtements noirs, croix en pseudo argent, cheveux en bataille : j'avais toute la panoplie ou presque. Et un peu punk aussi dans ma manière de penser. Vive les Béru, Ludwig von 88 et Gogol 1er. Punk un jour....

Mes années 80 ont été fastueuses. J'ai découvert énormément de choses grâce à ces radios qu'on disaient libres après avoir été longtemps pirates – à l'abordage, moussaillons, allons dégourdir les oreilles de ces blancs becs.

Peut-être qu'un jour, enfin, je vous les raconterais, mes années 80, lorsque nous partions à trois kilomètre de la maison, à pieds, joyeusement, pour nous rendre en boum ; où encore quand nous allions en boîte, la bande de quinzaine de jeunes gens désinvoltes, à l'assaut des pistes de danse, attirés par l'émergence de ce nouveau son, la house, l'acid et la new beat ; fascinés également par le meilleur danseur aka « le révolutionnaire » - tel était son surnom.

Peut être qu'un jour....

Mais une chose est sûre : je me souviens parfaitement de cet après midi où je sentis de manière inéluctable que l'une de mes plus belles histoires d'amour serait la musique, même si à mon grand regret, je peine à plaquer quelques accords sur une guitare.