lundi 16 mars 2009

En vrac 2 (comme mon estomac)

Désolée mes p'tits loups mais y a quelqu'un qui a été plus rapide que d'autres... Et non, je ne vous dirais pas qui c'est, sinon il n'y aurait plus de surprises. J'attends son papier d'un instant à l'autre et il sera en ligne comme convenu à la fin du mois. Pour la prochaine session, ce sera vers la mi-avril. Des amateurs ? (oui parce que amateuses, ça faisait trop voyeur :p).

Sinon, tout le monde s'en fout.. ou pas en fait, mais Europe XXL c'était 'achement supra bien sauf que... sauf que on a tourné 20 minutes au moins pour trouver une place (mouais parce que quand vous habitez plus à Lille même, vous êtes jamais certains d'avoir le dernier bus - ah c'était bien quand j'habitais Solférino, bien mais bruyant). Du coup on a loupé la parade. LIllustration était blindé (je repasserais pour mon baiser) et le cocktail que j'ai bu dans le premier bar était infect - un truc bleu radioactif que j'ai même pas terminé, c'est dire. Heureusement le Miss Marple a rattrapé le coup (la déco a changé si ça vous intéresse ; je préfère l'ancienne plus cosy ; et la clientèle est de plus en plus jeune : on se croirait dans une garderie). Le reste de la soirée fut plus sympa : on a écouté de la musique ; on a dansé du côté du Printemps, rue Nationale (des remixes de musiques tsiganes, c'était pêchu). J'ai pas de photo pour cause de panne. Et j'ai pas arrêté non plus de taxer du feu aux gens (oui je suis un peu pyromane sur les bords hum).

Quoi d'autre ? Ben j'ai plein d'idée d'articles mais pas le temps en ce moment (recherche plus active d'un nouveau job et sur les charbons ardents car j'attends le retour de ma skieuse :)).

Voilà pour les nouvelles du jour. Je vous rends pas l'antenne cette fois-ci puisqu'elle est à moi (ha ha) et à la personne qui va la prendre pour le second casting de la nouvelle star du blog dont vous êtes le héros (ça va, ça fait pas un peu trop voyant ma pub ?).

samedi 14 mars 2009

En vrac

Bon mes p'tits loups. Ce soir c'est relâche. Oui je vais m'encanailler un peu dans le vieux Lille après l'inauguration d'Europe XXL (non ce n'est pas un film porno ni la dernière boîte échangiste à la mode, même si nous serons quelques millions dehors, pas tous à poil, enfin j'espère) . Alors si vous voyez une petite brune à l'oeil qui pétille (c'est pas moi qui le dit) déambuler du côté du Miss Marple ou de L'Illustration avec une bande de joyeux lurons (fin' si place il y a car ils risquent d'être pris d'assaut), ben ce sera moi (dans quel état, je ne sais pas encore !)

Pour ceux qui sont intéressée par le "blog dont vous êtes le héro's Project" (ça fait tout de suite plus sérieux), je fais appel à votre contribution d'ici la fin du mois (je compte large). Celui ou celle qui est motivé(e) m'envoie la bafouille à l'adresse habituelle ma.vie.intrepide@gmail.com. Il va de soi que "premier arrivé(e), premier servi(e)". Il va de soi que je posterais un petit comm' de présentation pour clamer à toute la blogosphère pourquoi j'apprécie son bloug.

Plumevive, si tu passes par là, je ne t'oublie pas pour le tag. Mais j'ai beaucoup de pain sur la planche en ce moment... (savonneuse la planche). Et je me sens d'humeur printannière :).

A vos stylos virtuels mes p'tits loups ;-).

vendredi 13 mars 2009

Eureka Street

Il est des livres surprises dont on défait l'emballage sans même se rendre compte que les lire est un véritable cadeau.

J'ai terminé il y a peu "Eureka Street" de Robert Mac Liam Wilson. On m'en avait déjà dit beaucoup de bien auparavant ; et beaucoup de bien plus quelques mois à végéter entre les allées d'une bibliothèque silencieuse, fatalement un jour on finit par succomber après avoir longuement hésité (so many books so litte time, what can I do ?).

Pourtant j'étais sceptique aux premières pages et je ne sais pas ce qui s'est passé ensuite, je suis tombée amoureuse des personnages et des histoires, oui parce que histoires il y a. Je ne crois pas aux coups de foudre. Je crois plus aux histoires d'amour qui s'installent durablement, subrepticement, des petits riens mis à bout qui font qu'un jour on se découvre en nous ce sentiment presque tout neuf mais certainement toujours aussi beau. En l'occurrence je suis "en amour" de cet auteur irlandais. J'avais éprouvé les mêmes symptômes en découvrant Jonathan Coe.

On suit le destin pitoyable de deux anti héros. Jake avec cette interrogation récurrente : "mais pourquoi aucune femme n'est capable de s'attacher à moi ?", suivie de son corollaire "pourquoi je m'attache à celles qui ne sont pas pour moi ?". Charlie alias Chuck, plus que bedonnant trentenaire motivé par l'argent et qui va comprendre que le bonheur n'est pas là où il le croit. Ce roman serait un livre comme les autres s'il n'était inscrit dans une région à la fois sinistrée économiquement et civilement tant la lutte opposant catholiques et protestants imprime chacune des pages - Belfast en tant que cruel symbole du "bloody sunday". D'ailleurs, le chapitre le plus dur relate en quelque traits seulement toute l'ironie et l'absurdité d'une guerre séculaire. En quelques mots, quelques scènes, l'attentat de Fountain Street y est dépeint de manière quasi clinique pour mieux souligner l'horreur d'un tel acte de barbarie sournoise.

Dans ce quotidien oppressant des bombes qui éclatent régulièrement, ces petites combines pour survivre, cette bande de copains qui se retrouve régulièrement dans le même pub, on s'attache inexorablement : on les regarde vivre tout simplement. La truculence du style y est sans doute pour quelque chose, mais certainement aussi l'affection que Mc Liam Wilson voue à ses personnages de loosers.

Les dernières pages, une conclusion qu'on devine nettement, sont parmi les plus belles que j'ai lu récemment. Pas grand chose pourtant, juste le premier matin après la première nuit. Et pourtant elles sont porteuses d'un espoir. Vous l'aurez compris, je suis prête à succomber également à "Ripley Bogle" du même auteur.

mardi 10 mars 2009

Quelques notes de Bouclette dans un monde d'Intrepide

Aujourd'hui une amie m'a proposé les clés de son chez elle, un chez elle en mots, où l'on est chaque jour un peu plus nombreux à pousser la porte. Alors voilà, elle m'a laissé son gros trousseau de Passe-Partout, et aujourd'hui c'est moi qui vous reçois. Bouclette, enchantée...Madame, Monsieur (petites poignées de mains). Je vous offre un verre? un siège? Ici il y a du bon Porto et aussi du bon vin :).

Je n'ai pas spécialement d'idées, mais j'ai toujours un air dans le tête. Aussi, voici un petit portrait en clé de sol.

Je me présente, je m'appelle Bouclette, j'voudrais bien réussir ma vie en écrivant (!!!). Être belle, être intelligente (ça c'est déjà fait!:), et surtout gagner de l'argent!

Il y a quelques semaines encore, j'avais les clés du paradis, mais l'ennui c'est que j'trouve pas la porte. C'est pas grave, vous me direz, ça arrive à plein de monde, et moi j'me balance, je dégrafe les cols blancs de vos consciences. Même que quand j'ai d'la peine, j'pense aux Kurdes, aux Tchétchénes, mes problèmes, à côté c'est d'la crème.

En ce moment, mes problèmes de coeur, c'est plutôt du genre Ecoutez d'où ma peine vient, elles me disent toutes que j'ai l'air fin.

Je voudrais pas plomber l'ambiance, mais pour tout vous dire, j'ai perdu mon allégresse, à la fin de l'année passée, et je chante à perdre haleine que je n'ai que des regrets,des regrets!

"Purée Bouclette, tu nous les brises avec tes regrets! La vérité ma fille" : Yallah, si tu laisses la flamme se réveiller en toi, l'amour et la foi vont guider tes pas m'a dit Madame Boutboul au marché de Wazemmes ce dimanche matin.

Après le marché, je me suis dit que pour me remettre de mes émotions, j'irai bien prendre le large, dans une cabane au Canada, enfouie dessous les bois, où l'on verrait des écureuils sur le seuil.

Avec un peu de chance, je croiserai au détour d'une ligne de trappes Fabienne Thibeault qui, ayant un peu trop abusé sur la bouteille aurait la tête qui éclate, elle voudrait juste s'étendre sur l'asphalte et se laisser mourir.

Et là, je la consolerai : " Te bile pas Fabienne! J'ai les clés du babillard d'Intrépide, et aussi les clés du paradis, sur le grand trousseau! Ensemble on va bien trouvé une porte à ouvrir!"

Avec Fabienne, on a marché dans notre désert blanc à nous, en tirant sur l'alcool d'érable, et en chantant si fort qu'on a déclenché une avalanche. Et croyez-moi, sous les avalanche t'es pas étanche! Dans ce bac à glaces, tu cherches une place!

L'essentiel dans cette histoire comme dans la vie, c'est de ne pas perdre le Nord, quoiqu'il se passe dans la partition, même s'il y a des trémolos ou de fausses notes.

Allez, c'est pas le tout, Mesdames, Messieurs, je vais rendre les clés à notre Intrépide, en la remerciant de m'avoir donné l'opportunité de me présenter ( et de traîner avec moi Fabienne, qui abuse un peu sur la bouteille...).