samedi 22 novembre 2008

Le squatteur

Dites moi ? Vous me donneriez le Bon Dieu sans confessions (et des carottes aussi) ?

Voici la boule de poils à quatre pattes qui squatte mon appart depuis bientôt deux ans.

vendredi 21 novembre 2008

La boussole

Je suis une quiche... entendons nous bien, je suis une quiche quand il s'agit de me situer sur un plan. Je n'ai pas le sens de l'orientation (c'est le moins qu'on puisse dire) et si dans cette vie, je suis un animal réincarné en être humain, ce n'est sans doute pas un pigeon voyageur.

Deux lignes de métro c'est une broutille, n'est-ce-pas ? Pas pour moi. J'ai réussi à me planter et à partir dans la direction opposée. Pourtant ça fait 5 ans que je le prends, ce p****in de métro.

Alors que dire quand je suis à Paris ? C'est le cauchemar assuré. Je stresse, je panique et je me retrouve invariablement au mauvais endroit. Si on me donne la marche à suivre, station par station en indiquant le sens de la ligne, j'y arrive à peu près, mais lâchée dans ces kilomètres de souterrains sans rien d'autre que l'adresse de destination, et je passe mon temps à courir pour attraper la correspondance.

Même indiquer un pays sur la carte est un parcours du combattant. Bien sûr, j'exagère (il m'arrive quand même de placer correctement des villes et des pays) mais vous m'avouerez que ne pas réussir à situer la Tunisie, c'est minable non ? Faut dire que j'avais des circonstances atténuantes : c'était l'épreuve de géographie, en licence, et le correcteur en face de moi était en ogre libidineux qui m'a fait perdre tous mes moyens (l'ogre, pas le côté libidineux, parce même si le prof avait du succès auprès des étudiantes, je le trouvais pas terrible). Ce prof était odieux : il se comportait en cours comme un Raspoutine et inspirait le malaise. On ne savait jamais si son humeur serait guillerette ou sinistre, mais je m'égare... (vous voyez : c'est plus fort que moi !).

Le plus drôle (?) c'est que je suis souvent arrêtée en pleine rue par des gens qui me demandent leur chemin ! La prochaine fois que vous croiserez une petite brune très pressée mais de bonne composition (à l'air serviable, quoi), laissez-là suivre sa route sans lui demander votre rue ;). Au mieux je vous indiquerais la bonne direction (par quelle miracle, je ne sais ? ) mais après de multiples détours ; au pire, vous vous retrouverez dans la quatrième dimension.

Battle Royale (?)

Nous y voilà : le face-à-face tant annoncé pour un poste clé qui, logiquement, servira de tremplin pour les prochaines présidentielles.

A ma gauche (?) Martine A. 58 ans maire d'une grande métropole, fille de. Elle promet un changement radical. A mon centre, Segolène R., 55 ans, ex-candidate à la marche la plus convoitée de la république, poitevine d'adoption, chantre de la « fraternité ».

Entre les deux, mon coeur ne balance pas vraiment. Mon coeur fortement ancré à gauche, même si je ne dispose pas de la petite carte, n'est pas séduit. Où est passée ma gauche ? Celle qui défend les faibles ? Celle qui est un vrai parti d'opposition ? Non, rien de rien que de la frilosité, des bagarres et des coups bas. Honnêtement, je suis finalement contente de pas être (encore) une militante active. Quelle image déplorable donnent ces coqs/poules de basse cour incapables d'accorder leurs violons faute d'un égo modeste (à ce niveau là, c'est tout un orchestre symphonique) , et de mettre en place un programme cohérent fort. La seule « avancée », ce sera, forcément, l'accession d'une femme à ce poste envié. Et après ?

Non, décidément je n'aimerais pas être à la place du militant qui devra faire son choix ce soir.

Cette royale bataille est en vérité à l'image de notre société : morose et sans espoir.

mardi 18 novembre 2008

Lutinades

Hier, quand je suis montée dans le bus, une quarantaine de lutins piaillaient à qui mieux mieux, tous excités à la fois par la sortie et aussi (surtout ?) par la perspective de prendre ensuite le métro (quelle aventure !). Devant moi un rouquin aux yeux noisettes lisant à voix haute chaque arrêt qui s'affichait sur la borne lumineuse du bus pour sa petite copine silencieuse.

Une belle façon de commencer la journée, sourire aux lèvres, de voir toute cette énergie de ces petits hommes et petites demoiselles.

Aujourd'hui par contre, le bus jouait à cache cache avec les pauvres voyageurs que nous étions. Pendant de longues minutes, le cadran de renseignements afficha continuellement 3 minutes (chouette j'étais en avance) sauf que... sauf que cela passa à 4 minutes puis revint à 3, et ainsi de suite, jusqu'à ce qu'il (le bus, hein, faut suivre !) pointe enfin le bout de son phare. Heureusement je suis arrivée au travail sur le gong. Je ne sais même pas si mon inconnue était là comme tous les mardi....