Enfin pas tout à fait. On m'a juste contacté pour savoir si j'étais partante pour mettre à disposition mon travail universitaire sur le site du patelin où j'ai vécu mon enfance.
Je toucherais pas un kopeck mais ça fait toujours plaisir.
Enfin pas tout à fait. On m'a juste contacté pour savoir si j'étais partante pour mettre à disposition mon travail universitaire sur le site du patelin où j'ai vécu mon enfance.
Je toucherais pas un kopeck mais ça fait toujours plaisir.
Pour faire écho à un billet de Madame Bulle ici (je fais passer l'info pour cette offre incroyable, mais jusque quand ?), j'évoquerais les joies de l'enfance via les jouets que l'on bricole.
Les enfants sont doués d'imagination et parfois (je le constate quand je regarde mes neveux) ils s'amusent davantage avec deux ficelles et un bout de bois malgré tous les W*i, Play*tion et autres gadgets futuristes. J'exagère, mais à peine.
De mon enfance, je retirais plus de satisfaction par la confection de cartes de pays imaginaires (moui, avec le tracé des provinces et tout et tout), de billets de banques plus vrais que nature, estampillés monnaies nationales de mes pays inventés de toute pièce. Je me souviens également qu'avec deux chaises, j'avais - au choix - un autobus, un taxi ou un canoë (selon la configuration et le nombre de chaises, cela va de soi). Avec des pinces à linge piquées à ma mère (qui de se demandait à juste titre quel était le lutin qui faisait ainsi exploser le budget "pinces à linges"), nous confectionnions, mon frère et moi, des circuits automobiles. J'étais par ailleurs "la reine des tentes". N'y voyez pas là mauvais esprit de ma part, mais avec deux/trois plaids... ou plus, et ces fameuses pinces à linges, une après midi j'avais réquisitionné ma chambre afin d'édifier (?) une chaleureuse maisonnette en couvertures avec, je ne mens pas, un coin salle de bains nanti de son miroir accroché au montant du lit. Enfin, comme j'avais des velléités de couturière... au tout au moins de styliste, un pauvre chien en peluche nous servait de mannequin : habillé comme un mafiosi (costume blanc, cravate rouge), nous le faisions défiler sur le lit en guise de podium.
Il faut dire qu'à l'époque mes parents n'avaient pas énormément de moyens. Malgré cela, ou sans doute à cause de cela, mon imagination débridée a fait la part belle à mes souvenirs des mercredis et de samedi après midi. Merci à toi, Bulle, de m'avoir replongé dans ces jolis moments.
Je n'y croyais pas à vrai dire. J'avais des doutes, y compris ce matin quand je me suis assise avec mon mug de café devant la télé et les premiers résultats qui tombaient me donnaient le sentiment que j'avais, hélas, raison une fois de plus. Les sondages des deux précédentes élections avaient donné vainqueurs les deux adversaires successifs face à un guignol qui ne fait même plus rire au bout de 8 ans, et le coup de théâtre avait d'autant été plus crispant. C'est donc avec un sentiment de défaitisme que j'avais machinalement allumé ma télé. Je n'en revenais donc pas quand la commentatrice télé me confirma que je ne rêvais pas, que le "la World company" l'avait élu.
Bien sûr, il y aurait un temps d'adaptation ; bien sûr il n'était pas un super héros ; évidemment le soufflé retomberait, inévitablement, car les attentes risqueraient d'être déçues, mais ce matin là, j'étais confiante, voire euphorique car oui, tout était possible, que moi aussi je pouvais y arriver (non, pas à devenir la prochaine présidente des Etats Unis ;-) je n'ai rien de Geena Davis) mais tout au moins à régler ce qui me semblait insurmontable jusque là.
Pour le coup, la patrie des libertés et des droits de l'homme avait un sérieux train de retard.